Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Apprivoisez Votre Mental

Une fois de plus, je m’adresse à vous, frères et sœurs du mouvement Gnostique. Je veux que vous accordiez toute votre attention à cette conférence, qui se rapporte au mental.

Le Mental et le Raisonnement

Le moment est venu, mes chers frères et sœurs, de comprendre la nécessité de se libérer du mental. Là-bas, dans les différents coins de ce monde affligé, il y a vraiment de nombreuses organisations de type pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste, dédiées à l’enseignement du mental. Ce qui est curieux et intéressant dans tout cela, c’est qu’ils font beaucoup de propagande en faveur du mental, et c’est, naturellement, très sérieux. Toutes les écoles de type mentaliste, disons, veulent que leurs étudiants développent leur force mentale, renforcent leur pouvoir mentaliste, etc. ; et cela, naturellement, devrait nous inviter à réfléchir.

Si l’on étudie attentivement de nombreux écrivains modernes, on voit bien que ceux-ci, pardonnez-moi la franchise, n’ont presque pas d’idées propres, ils se bornent à transcrire, commenter, etc.

Il y a des auteurs qui ont pratiquement l’impression de s’être brisé le mental. Là, dans certains chapitres, ils défendent des choses terribles, certaines théories, et dans les pages suivantes ils détruisent avec véhémence ce qu’ils défendaient auparavant, et écrivent des antithèses très documentées, si bien que lorsqu’on lit un tel ouvrage, ce qu’ils font c’est mettre au travail l’intellect, sans vraiment dessiner le concept spirituel d’aucun auteur. Fondamentalement, ce que l’on obtient, c’est d’augmenter la bataille des antithèses dans l’intellect ; c’est cela.

Cependant, que savent-ils, qu’ont-ils mis en évidence ? Qu’ont vécu ces savants de l’intellectualisme ? Rien, mes chers frères et sœurs, rien. Leur mental est bourré d’informations immenses, mais ils ne sont conscients de rien, ils ne savent rien, c’est cela qui est grave : l’ignorance, l’ignorance et encore l’ignorance ! Il n’y a pas seulement des ignorants analphabètes, il y a aussi des ignorants savants et ils sont doublement ignorants, parce que, non seulement ils ignorent, mais ils ignorent aussi qu’ils ignorent. Ne pas savoir n’est pas un crime, mais il y a des gens qui non seulement ne savent pas, mais qui ne savent pas non plus qu’ils ne savent pas ; c’est exactement la situation des savants ignorants, les grandes « lumières » de l’intellect.

À quoi sert d’avoir le mental encombré, rempli de théories dont vous n’êtes pas conscient, que vous n’avez jamais expérimentées ? L’important, frères et sœurs, c’est de faire l’expérience de la réalité ; cela n’est possible qu’en l’absence du mental. Je veux que vous réfléchissiez tous, un par un, à chacune de mes paroles…

Je vois que personne n’a été satisfait du mental. Il y a des millions de personnes dans le monde, notre planète compte vraiment des milliards d’êtres humains qui raisonnent, analysent, etc., et alors ? Le mental a-t-il rendu l’un d’entre eux heureux ?

Frères et sœurs, mettez la main droite sur votre cœur, soyez honnêtes avec vous-mêmes et posez-vous la question suivante : « Mon raisonnement m’a-t-il rendu heureux ? Le mental m’a-t-il rendu heureux ? »

Si l’un d’entre vous a été satisfait du mental, eh bien, j’aimerais avoir le grand honneur de le rencontrer.

Je n’ai jamais vu dans ma vie quelqu’un qui a atteint le bonheur par le raisonnement ou l’intellect, ou le processus de la pensée.

Je comprends qu’il faut épuiser, justement, le processus de la pensée. Il me semble que la pensée ne résout rien, absolument rien.

Plans

Dans la pratique, j’ai pu prouver, maintes et maintes fois, que ceux qui se sont distingués dans le mouvement Gnostique par leurs plans, sont ceux qui ont fait le moins, ceux qui ont fait le moins. Dans la pratique, j’ai pu pleinement vérifier que ceux qui vivent d’instant en instant sont ceux qui font le plus.

Si moi, par exemple, j’avais attendu d’avoir quelques dollars pour pouvoir faire le mouvement Gnostique. Je suis sûr que nous ne l’aurions jamais fait. Tout le monde sait très bien que je n’ai jamais été un homme riche. J’ai commencé le mouvement avec quelques amis, et pourtant, voyez-vous, le mouvement a grandi et englobe maintenant tout l’Hémisphère Occidental.

Actuellement, nous pourrons présenter nos œuvres aux États-Unis et notre mouvement s’étendra dans le monde entier. Mais pour cela je n’ai pas eu besoin de projets, mes chers frères et sœurs, j’ai vécu d’instant en instant ; et c’est tout.

Nos missionnaires sont partis sans argent visiter les différents pays d’Amérique ; ils ont frappé à différentes portes et ont ainsi formé des groupes, et chaque jour cette grande œuvre s’élargit. Il n’y a pas eu de plans, mais des faits.

Je crois qu’il faut toujours être en avance sur le processus de réflexion. Je suis pour la philosophie de l’instantanéité. Je crois sincèrement à la spontanéité.

Si quelqu’un vous interroge, on doit être en avance sur le processus de réflexion et répondre spontanément, instantanément, avec ce qui vient de son cœur sincère ; ainsi, peu à peu, on se libère de tout le processus de la pensée.

Dissoudre des Problèmes

On est présenté avec un problème dans la vie. Il ne faut pas essayer de le résoudre. Il vaut mieux le dissoudre.

Un problème, en réalité, est une forme mentale à deux pôles : le positif et le négatif. Une telle forme flotte dans l’entendement avec son combat d’antithèses polaires, et il est évident qu’elle vient constituer en nous des inquiétudes et des souffrances.

Essayer de les résoudre est aussi absurde que de vouloir vivre enfermé dans une bouteille… eh bien, un problème vraiment dans une bouteille, une bouteille intellectuelle. Celui qui est embouteillé dans un problème, agit et vit, et pense selon sa bouteille. C’est-à-dire qu’il s’enferme, vit dans un cercle vicieux, absurde et ne résout rien.

La pensée ne résout rien. Il vaut mieux oublier le problème. Si nous l’oublions, il se dissout. C’est mieux, non ?

Beaucoup me diront, bon, il se dissout, et alors ? Expérimentez, mes chers frères et sœurs.

Habituellement, les choses ne se passent pas comme on le pense, mais comme elles sont réellement. Les événements arrivent parce qu’ils doivent arriver, et ce qui doit être fait est fait.

Je vais vous donner des exemples concrets, parce qu’il semble qu’ainsi vous comprenez mieux ce que je dis.

Ici, par exemple, ma femme-prêtresse, à la maison, s’est trop inquiétée l’autre jour de devoir payer le loyer, parce que si vous ne payez pas, on vous chasse de la maison. Elle s’inquiétait de devoir payer les factures (bien sûr puisqu’on n’est pas riche, il faut bien se procurer les choses, enfin, de manière simple, en payant par mensualités plus ou moins confortables), tout cela la faisait souffrir car elle approchait déjà du moment de ces paiements, et il n’y avait pas d’argent. Elle s’est même tourmentée parce que je ne me tourmentais pas (voyez cette contradiction du bon sens) ; elle s’est affligée parce que je n’ai pas été affligée, elle s’est fâchée parce que je ne me suis pas fâché. La pauvre femme a souffert. Je pense qu’elle a même eu des maux de tête, en voyant approcher la date des terribles paiements, et j’étais si calme, sans me soucier le moins du monde de ces paiements (j’aime vivre d’instant en instant, de moment en moment, puisque je sais que le mental ne résout rien). Enfin, la date redoutée est arrivée (généralement le premier ou le quinze de chaque mois), puis l’argent pour les paiements est arrivé. Une fois cela fait, une fois nos dettes réglées, je me tournais vers elle en disant : « Eh bien, qu’est-ce que tu gagnes à t’inquiéter ? Les paiements sont faits, à quoi ont servi tes soucis ? Il me semble qu’il restait même quelques sous »… Il est évident qu’elle ne pouvait pas réfuter cela, c’était tellement exact, qu’elle devait admettre qu’elle avait bêtement perdu de l’énergie.

Alors, mes chers frères et sœurs, je n’ai pas cherché à résoudre les problèmes, j’ai plutôt aimé les dissoudre, ou pour être plus honnête, j’aime les dissoudre (ils se dissolvent en les oubliant).

Néanmoins, vous pourriez m’objecter, et c’est clair, en me disant : « Eh bien, si l’argent pour de tels paiements ne vous était pas venu, quelle aurait été votre philosophie ? » Ce serait une énorme question, n’est-ce pas? Cependant, ceux qui m’ont demandé cela ne pourraient pas détruire, même pour un instant, la philosophie de l’instantanéité. Quand l’argent ne vient pas pour de tels paiements, quoi ? Tout au plus aurais-je vendu les meubles de la maison, ou j’aurais déménagé quelque part dans une petite pièce humble et simple, et alors ? Était-ce pour cela que je serais mort, ou l’ordre de l’univers aurait-il été changé, ou aurais-je succombé à la faim ou à la misère ? Non, mes chers frères et sœurs, rien de tout cela ne serait arrivé; J’aurais simplement changé d’adresse, c’est tout. Peut-être que les créanciers prendraient les choses qu’ils m’ont données, et alors ? Puisque je ne m’attache pas à ces objets, parce que l’attachement est formé par d’autres types d’egos… c’est tout.

Il me semble que……n’est-ce pas ?

Pourquoi devrions-nous craindre la vie ? Pourquoi devrions-nous craindre la vie humble, la vie simple ? La peur est quelque chose qui doit être abandonné, mes chers frères et sœurs, si vous voulez vraiment vivre selon la philosophie de l’instantanéité. La seule chose pour laquelle le mental est vraiment bon est de torturer notre existence et rien d’autre.

Une Meilleure Façon de Vivre

Quand on lit tant d’auteurs là-bas, qui exposent tant de théories, on se rend compte de l’ignorance dans laquelle ils vivent. Ils exposent une thèse qu’ils ont apprise quelque part là-bas; plus tard, ils la détruisent eux-mêmes et en mettent une autre, et en conclusion ce qui se passe, c’est que leur mental est plein d’informations livresques, mais ils ne savent rien, ils n’ont rien vécu de la réalité, et cela est très douloureux.

J’ai beaucoup réfléchi ces jours-ci, frères et sœurs, et je me rends bien compte que le mental, comme instrument d’investigation, est trop pauvre; c’est disons, pardonnez-moi le concept, très misérable.

Il existe d’autres moyens d’acquérir des informations plus riches, des moyens d’expérimentation plus remarquables et plus merveilleux. Il faut, mes chers frères et sœurs, libérer l’essence, la conscience ; la faire sortir de l’intellect, la faire sortir du mental pour faire expérimenter le réel, la vérité.

Nous devons apprivoiser le mental, l’apprivoiser, disons, comme on apprivoise un poulain sauvage ; le dompter, le contrôler, si nous voulons vraiment, très sincèrement, nous en libérer, faire l’expérience de ce qui est la vérité.

Passons à des faits plus concrets : il y a un auteur là-bas, dont je ne citerai pas le nom, qui parle de l’Atlantide, de la fameuse Atlantide. Il partage même les concepts des Russes, selon lesquels « cette Atlantide renommée était, tout simplement, une île, là-bas, dans la Méditerranée », etc., quelque chose de complètement absurde, n’est-ce pas ? Sur quoi se base cet auteur, répétant ce que les Russes ont déjà dit ? C’est ce que fait l’intellect, frères et sœurs : répéter ce que disent les autres. Il ne me semble donc pas que l’intellect soit un tel instrument, très efficace pour la recherche ; Il vaudrait mieux, par exemple, désembouteiller l’essence à travers la méditation, c’est-à-dire de désembouteiller la conscience, la sortir de cette cage de concepts intellectifs ou raisonnants.

La conscience débarrassée, libérée du processus de réflexion… quand comprendront les gens la nécessité de se libérer du processus de réflexion ? À quelle heure, à quelle date ? Regardez les grands diplomates de ce temps : ils essaient mutuellement de se tromper ; ces « renards de la politique », grands ambassadeurs, délégués, grands ministres, etc., ne font vraiment qu’essayer de se tromper les uns les autres. Comment pourrait-il y avoir une paix universelle de cette manière ? Certains essaient de tromper les autres. Pensez-vous que de véritables traités de paix pourraient être conclus de cette manière ? Un diplomate croirait-il, par exemple, en d’autres diplomates ? La méfiance est réciproque, et elle vient du mental. La paix pourrait-elle s’établir sur la base d’une méfiance mutuelle ? Évidemment non, mes chers frères et sœurs; les « renards politiques » ont laissé tomber le monde, c’est vrai.

Les sommités de l’intellect, des pervers qui jouent avec le mental ! Comme tout cela est douloureux ! Le monde est actuellement gouverné par les scélérats de l’intellect ; c’est terrible. Vous voyez l’anarchie, le chaos dans lequel vit le monde : chaque main se dresse contre chaque main, les uns contre les autres et tous contre tous ; et vous pouvez être sûr que le jour viendra où la troisième guerre mondiale mettra fin à tout cela.

Méditation

La réflexion nous indique alors la nécessité de mettre un terme au processus de la pensée, afin de connaître vraiment.

Je veux que vous, mes chers frères et sœurs, pratiquiez la méditation plus intensément.

Quand le mental est vraiment calme, pas violemment calme, je le répète, mais calme, spontanément et naturellement ; quand le mental est silencieux, pas réduit au silence par la force, bâillonné, parce qu’alors à l’intérieur il crierait, non ; Je répète : en silence de manière naturelle, alors le nouveau vient.

Dans la méditation, mes chers frères et sœurs, nous devons d’abord placer notre corps dans la position la plus confortable. Certains préfèrent méditer assis, il y a ceux qui préfèrent la faire dans la posture Orientale, d’autres préfèrent s’allonger sur le sol avec les jambes et les bras ouverts, sous la forme de l’étoile flamboyante, qui est, disons, la forme supérieure de la méditation pour les maîtres ; ainsi, chacun peut alors choisir la position qu’il juge la plus confortable.

Alors fermez les yeux pour que rien au monde ne nous distrait.

Et puis, observez votre propre mental en action : si une pensée nous vient, étudiez-la, observez-la attentivement, comprenez-la profondément puis oubliez-la.

Si un souvenir vient, il faut faire de même : l’étudier, le peser, le mesurer, et l’oublier après l’avoir compris à fond, complètement, totalement.

Si un désir vient, eh bien, nous allons étudier le désir, l’approfondir, voir ce qu’il y a de réel, puis l’oublier.

Chaque pensée, chaque désir, chaque souvenir, chaque idée, etc., etc., etc., doit être rigoureusement étudié, bien compris.

C’est ainsi que nous apprenons à connaître notre ego, notre Moi, notre moi-même ; parce que tout ce qui nous vient au mental lorsque nous essayons de méditer, tout ce qui tente de saboter notre travail appartient à notre ego, nos propres désirs. Parce que notre ego c’est nos pensées, nos envies, nos idées, nos envies, nos peurs, nos haines, nos envies, nos égoïsmes, nos luxures, notre orgueil, etc…

Ainsi, dans la méditation nous voyons ce qui apparaît, nous voyons notre ego, qui a un début et une fin ; c’est comme une pelote de fil, par exemple : elle a son début et elle a sa fin. C’est ainsi qu’est l’ego, mes chers frères et sœurs : il a un début et il a une fin…

Une fois que tout le film s’est terminé, disons, de l’écran, tout le cortège de l’ego, toute cette chaîne de désirs, d’envies, de peurs, de souvenirs, de haine, etc., le mental reste, évidemment, immobile et dans le silence le plus profond. Et puis, il est naturel que l’essence, la conscience que nous portons à l’intérieur, est désembouteillée de l’intérieur du mental, est libérée ; et ainsi, nous arrivons à expérimenter la réalité, ce qui est la vérité, compris ?

Que voulons-nous savoir, par exemple, sur l’Atlantide, que ferons-nous ? Vous devez d’abord amener le mental à l’immobilité et au silence, c’est clair ; mais avant d’avoir commencé toute pratique, nous devrons prier, oui à notre Mère Divine Kundalini, lui demandant de tout notre cœur de nous emmener en Atlantide, que nous voulons connaître l’Atlantide ; puis nous nous asseyons pour pratiquer. Et une fois que le mental est immobile et silencieux, eh bien, il est évident, mes chers frères et sœurs, qu’alors la Mère Divine Kundalini nous emmènera en Atlantide et nous allons le voir ; mais nous allons le voir dans la conscience, par l’essence, dans le mental, non par le processus de la pensée, par les intellectualismes, qui ne servent à rien. Grâce à des théories simples, rien n’est atteint. Voyons-le tel qu’il est; nous allons revivre des vies que nous avons eues en Atlantide, des existences passées ; c’est la façon de savoir, non?

Pour ma part, je vais vous dire quelque chose : quand je veux investiguer, par exemple, sur la Lémurie, la première chose que je fais, à ma manière (si cela vous convient, alors suivez mon exemple, je vous dis comment je le fais) : je me couche, enfin, dans mon lit très calmement, avec la position étoile flamboyante (bras et jambes ouverts), corps totalement détendu ; Je ferme les yeux physiques pour que les choses du monde extérieur ne me dérangent pas…

Ensuite, je me concentre sur ma Mère Divine Kundalini, je lui dis : « je veux savoir sur telle chose, par exemple sur la Lémurie (un exemple, non ?) je veux des informations ». Je supplie et je demande avec un vrai amour, naturellement, parce qu’on ne va pas s’adresser à sa mère de manière dictatoriale (« demander l’aumône avec un fusil de chasse » comme on dit par ici), non ; mais avec un vrai amour. L’enfant doit s’adresser à la mère avec amour.

Et après la supplication, je cherche à rendre mon mental immobile et silencieux. S’il me vient un souvenir dans ces moments où j’essaie de faire la pratique, eh bien, je le comprends, je l’analyse et je l’oublie. Si un désir surgit, une idée, alors je fais de même : comprendre, analyser… comprendre, discerner et oublier, et finalement le mental s’immobilise.

Une fois immobile et dans le silence le plus profond, alors ma conscience est non embouteillée, c’est évident. Cela vient du mental. Ensuite, je vais vivre en Lémurie, voir les faits de la Lémurie et revivre les existences que j’ai eues en Lémurie. Après, je sors de la méditation avec toutes les informations, je les écris et je vous les donne dans des livres imprimés. Comment voyez-vous, que pensez-vous de mon système, mes chers frères et sœurs ?

Jouez ces enregistrements et plusieurs fois; fais-le retentir et écoutez l’enseignement tel que je vous le donne; mais s’il vous plaît écoutez-le, pratiquez, il ne suffit pas de recevoir la conférence, vous devez mettre les enseignements en pratique, compris ?

Le système, alors, d’investigation avec la conscience est mieux que d’investiguer avec l’intellect. La conscience est plus sage. Parce qu’avec la conscience nous expérimentons directement la vérité ; avec l’intellect, qu’expérimentons-nous ? Rien, mes chers frères et sœurs, avec l’intellect la seule chose que nous réalisons est d’envenimer nos vies, de remplir notre mental de théories et encore de théories ; c’est cela.

Ce qui sort de la conscience, je le répète, est droite; ce qui sort de l’intellect a du mal à être droit, il est généralement tordu. J’ai pu le vérifier par expérience.

Cependant, je reconnais que chacun est libre de penser comme il l’entend. Ceux qui veulent suivre mes enseignements, suivez-les, je n’essaie pas de contraindre le mental de qui que ce soit. Je respecte la libre pensée de chacun. J’expose, oui, je dis : il vaut mieux s’affranchir du processus de l’intellect…

Le plus grave est que les gens se trompent tellement qu’ils croient que toute action doit nécessairement venir du mental. Ils ne font jamais la volonté du Père, ils n’agissent jamais selon les diktats de la conscience, ils n’écoutent pas la conscience, ils préfèrent faire les choses avec leurs idées plus ou moins tordues ou folles, selon leurs pulsions purement intellectuelles ; qui nous a induits en erreur. Regardez dans quel état se trouve l’humanité.

Si nous apprenons à vivre selon les diktats de la conscience, il est évident que nous vivrons dans la droiture et que nous n’acquerrons aucun karma d’aucune sorte. Mais si nous continuons à agir selon les impulsions intellectuelles ou les impulsions du mental, alors nos actions seront tordues, folles, fausses. Nous avons pu y réfléchir, l’appréhender à travers la vie pratique…

Vous devez discuter un peu avec le mental quand il ne veut pas obéir. Nous devons nous adresser au mental, en disant par exemple : « mental, pourquoi ne m’obéis-tu pas ? Obéis-moi! Que veux-tu, mental ? » Plus tard, avec le développement des facultés, le mental nous répondra comme s’il s’agissait d’un tout autre sujet. Il nous dira : « je veux ceci, ou je veux autre chose » ; ou simplement à travers une image représentative, à travers n’importe quelle représentation intellectuelle, le mental va nous montrer ce qu’il veut, alors, nous pourrons dire à notre mental : « ce dont tu as envie, mental, ça ne marche pas, c’est une erreur, obéis-moi! je suis ta conscience et tu dois m’obéir, mental! »…

Ainsi, peu à peu nous le dominons ; Il faut apprendre à discuter avec lui, le traiter de la même manière que les muletiers traitent un âne qui ne veut pas obéir. Avez-vous vu, frères et sœurs, comment les dresseurs de chevaux traitent les chevaux ? Parfois même ils les grondent, et c’est ce qu’il faut faire avec le mental : le traiter comme un âne ou un cheval, comme quelque chose qui doit apprendre à obéir. Ne soyez pas esclave du mental, car si nous sommes esclaves du mental, nous allons échouer.

Il y a un point très délicat pendant la méditation. Souvent, lorsque vous pensez avoir atteint l’immobilité et le silence du mental, vous n’y êtes pas encore arrivé. Alors il faut creuser à l’intérieur, il faut dire au mental : « mental, qu’y a-t-il ? de quoi as-tu envie? pourquoi ne te tais-tu pas ? obéis-moi, tu dois te taire ! »… Parfois, si vous avez un certain développement de vos facultés supérieures, vous pourrez voir les représentations du mental, qui à ce moment-là répondront par telles ou telles scènes ; ainsi le mental nous dira ce qu’il veut. Mais justement, c’est le moment de savoir répondre, de savoir traiter ce mental de la même façon qu’un muletier traiterait un âne qui ne veut pas obéir, un âne qui ne veut pas se taire; et enfin, il se calmera.

L’immobilité et le silence, c’est ce qui est recherché pendant la méditation, justement cela. Parce que quand le mental est calme, quand le mental est silencieux, le nouveau vient.

Si vous pensez avoir atteint l’immobilité et que vous ne ressentez toujours rien, c’est parce que vous n’avez pas atteint l’immobilité et le silence. Si vous trouvez une certaine pression dans votre mental et non cet état de spontanéité naturelle, d’attitude naturelle, c’est parce que le mental n’est toujours pas immobile ou silencieux. Il faut donc découvrir pourquoi il n’est pas immobile, pourquoi il n’est pas silencieux. Il peut arriver que vous ayez de terribles combats, là, dans des profondeurs submergées, dans des plis très profonds, à votre insu. Oui, ne soyez pas surpris : les profondeurs submergées ou internes infraconscientes du mental… Dans de telles profondeurs ou abîmes intellectifs, il y a aussi des luttes dont nous ne sommes souvent pas conscients (dans la région simplement superficielle du raisonnement). Des combats, des combats qui lient, qui ne permettent pas à la conscience de s’échapper; des luttes qui refoulent l’essence… Pour cette raison, lorsque vous vous trouvez dans cet état, malgré la croyance que le mental est immobile et silencieux, le nouveau ne surgit pas, c’est parce qu’il y a des obstacles très profonds dans l’infraconscience. Alors, vous devez interroger le mental : « mental, que veux-tu ? pourquoi ne restes-tu pas immobile ? » Le mental donnera une réponse, éventuellement avec une représentation. Comprenez une telle représentation, discernez-la et faites voir au mental que cette représentation, cette idée qu’il a, ce désir qu’il a est absurde.

Dans ce cas, il faut discuter avec le mental, et lui faire comprendre que c’est absurde et que sa position n’a pas de base solide ; que la meilleure chose à faire est de nous laisser tranquilles, de ne plus nous déranger, de ne plus nous ennuyer.

Mais vous devez comprendre ce qu’est ce désir que le mental a. Un désir peut-être trop submergé. Vous devez le comprendre pour le détruire; quand il est détruit, alors vient l’immobilité et le silence du mental.

Et si le nouveau ne vient pas, alors quoi ? C’est parce qu’il y a un autre désir submergé, un autre problème subconscient là-bas. Dans ce cas, il faut répéter, il faut discuter avec le mental, il faut le questionner pour savoir ce qu’il veut ; nous devons faire comprendre au mental que ce dont il a envie est absurde, qu’il doit nous laisser tranquilles, qu’il ne doit pas nous déranger.

Ainsi, apprivoisant le mental, l’apprivoisant comme un poulain sauvage, arrive enfin le moment où il apprend à être immobile et silencieux ; jusqu’à ce que vienne la libération de l’essence, la libération de la conscience.

Celui qui est avec une conscience libre, en dehors du champ purement intellectif, peut expérimenter, étudier, non seulement l’Atlantide ou la Lémurie, mais même les jours et les nuits cosmiques ; on peut se plonger dans l’histoire des siècles; se connaître et connaître les autres; découvrir les mystères de la vie et de la mort; faire l’expérience des sept secrets indescriptibles, etc., etc., mes chers frères et sœurs.

Ainsi, plus de méditation, s’il vous plaît, plus de méditation, c’est ce qu’il vous faut ! Dans la troisième chambre, dans le lumisial, un groupe de méditation peut être fait, et il est commode de le faire pour que chacun reçoive la force.

Et à la maison il faut travailler au quotidien, au quotidien à la maison, mes chers frères et sœurs, travaillez, travaillez et travaillez. Rappelez-vous que « la méditation est le pain quotidien des sages », « notre pain quotidien » ; nous devons la pratiquer avec intensité, me comprenez-vous ?

Eh bien, mes chers frères et sœurs, je pense en avoir assez dit pour aujourd’hui. Maintenant, je vous invite à pratiquer la méditation, je vous invite à étudier, je vous invite à réfléchir sur les enseignements que je vous ai donnés à travers cette bande enregistrée. Paix Invérentielle !


La Civilisation Atlante

L’Atlantide était un long et immense continent situé dans l’océan qui porte son nom, l’Océan Atlantique. Évidemment, ce continent a eu initialement son âge d’or, comme nous les Aryens et comme les Lémuriens.

À l’âge d’or, c’est-à-dire à l’ère pré-Atlantéenne, lorsque l’amour, la beauté, l’harmonie et la poésie se répandaient partout, ceux qui régnaient sur l’Atlantide étaient des rois divins, des rois sacrés. Ces rois sacrés avaient des pouvoirs sur le feu, l’air, l’eau et la terre, sur tout ce qui est, a été et sera ; plus tard, les âges d’argent, de cuivre et de fer de l’Atlantide sont venus. Bien sûr, les splendeurs primitives, les cultes des dieux élémentaux ont alors été modifiés par d’autres cultes.

En Atlantide, il y avait une civilisation que les êtres humains de cette époque ne soupçonnent même pas de loin. Qu’il suffise de dire qu’il existait des véhicules propulsés par l’énergie atomique, qui pouvaient tout aussi bien se déplacer sur terre, flotter dans les airs, naviguer sur les eaux, et étaient propulsés par l’énergie nucléaire.

Les maisons des Atlantes étaient toujours entourées de murailles, de remparts, elles avaient des jardins à l’avant, des jardins à l’arrière.

Les Atlantes fabriquaient des fusées atomiques dans lesquelles ils voyageaient vers la Lune et d’autres planètes du système solaire, j’ai vécu en Atlantide et je peux vous en témoigner. Cependant, il y avait plusieurs villes; il y avait un cosmoport merveilleux, à partir de ce cosmoport, des vaisseaux cosmiques, des fusées atomiques partaient pour l’une ou l’autre planète du système solaire. J’aimais aller dans une espèce de caravansine, comme s’appelaient les restaurants de l’époque, et de là on contemplait par les fenêtres, ces grandes baies vitrées, tout le cosmoport, j’aimais voir comment ces fusées se dirigeaient vers la Lune. Au début, ceux-ci provoquèrent un grand étonnement et on n’entendit que les cris de la foule ; plus tard, il est devenu très courant. L’éclairage était atomique, avec de l’énergie nucléaire.

Il y avait des appareils, par exemple, qui étaient connectés au mental et transmettaient des enseignements sans avoir à se creuser la tête pour apprendre. Merveilleux appareils télépathiques, transmettant des connaissances à soi, je ne les ai plus revus en ce temps.

En Atlantide, il y avait une race jaune, les seigneurs de la face ronde et jaune, les seigneurs de la face de la lune ; c’étaient les blancs, les seigneurs de la face sombre, les rouges, etc., etc. Il y avait différents angles, différents endroits, dans lesquels les couleurs étaient codifiées.

L’un des temples connus à l’époque de l’Atlantide était le temple de Neptune, et le dieu Neptune, le grand seigneur de l’Atlantide, était adoré. Le dieu Neptune, le régent de Neptune, est venu prendre un corps physique sur terre et a vécu en Atlantide ; Il écrivait déjà ses préceptes sur les colonnes des temples, le culte de Neptune était très célèbre, tout comme celui des élémentaux des eaux, les sirènes de la mer immense, les Néréides, les génies de l’océan ; C’était une époque extraordinaire, une ancienne Amentine Neptunienne, venue d’un passé lointain.

Les lions tiraient les voitures. Vous voyez les lions aujourd’hui furieux, terribles, car en Atlantide les lions servaient d’animaux de trait, les lions étaient domestiques. Les chiens étaient beaucoup plus gros, énormes, maintenant ils sont petits, c’étaient des mastodontes à l’époque, ils servaient à défendre les maisons des citoyens, ils étaient furieux. Les chevaux existaient aussi mais ils étaient gigantesques. Il y avait d’énormes éléphants; les mammouths, ancêtres des éléphants, abondaient dans les montagnes de la jungle ; ils étaient énormes.

Tout était technique en Atlantide. En matière, par exemple, de greffes de viscères, les Atlantes ont surpassé ces gens d’aujourd’hui. Par exemple, ils ont transplanté des cœurs, des foies, des reins, des pancréas et, chose étonnante, ils ont transplanté des cerveaux. Par exemple, il y avait des gens qui se considéraient immortels, parce que, comme l’essence est toujours connectée à un cerveau, à un certain moment, ce cerveau était transféré dans un corps jeune et alors l’essence continuait à être connectée à ce corps jeune, à travers ce cerveau.. Il y avait des sujets qui vivaient physiquement depuis des milliers d’années avec le même cerveau. Tout cela était bien plus avancé en Atlantide. C’était extraordinaire.

Malheureusement, pendant le Kali Yuga, la race Atlante a terriblement dégénéré, le peuple s’est abandonné à la magie noire, un mot était jeté devant un ennemi, un mantra et l’ennemi tombait mort instantanément; la magie noire s’est développée. Les forces du sexe n’étaient utilisées que pour le mal, pour nuire à d’autres personnes à distance ; c’était à l’époque où l’Atlantide avait déjà dégénéré.

Dans ses temps de splendeur, c’était beau, mais quand ça a dégénéré c’était très grave. L’alcool, le même qu’aujourd’hui ; la luxure, la dégénérescence portée au maximum ; et ainsi, l’Atlantide a disparu, simplement à cause de la grande catastrophe. Il arriva qu’une révolution des axes de la terre se produisit, les mers changèrent de lit et engloutirent l’Atlantide. Bien sûr, le Manu Vaivaswata avait déjà averti les populations de ce qui allait arriver. Le Manu Vaivaswata était le vrai Noé biblique et il les a prévenus, il leur a dit : « une grande catastrophe arrive » mais ils se sont moqués de lui, personne ne l’a cru.

Vraiment, le jour est venu où il y a eu cette révolution des axes de la terre, et la catastrophe était violente, mais avant que la catastrophe ne se produise, les sages de l’université Akaldan le savaient et ont quitté l’Atlantide avant qu’elle ne sombre au fond de la mer. ; ils sont partis pour le petit continent de Grabonci, qui est un petit continent qui s’appelle aujourd’hui l’Afrique. D’autres terres ont été ajoutées à Grabonci et le continent s’est agrandi et les étudiants de l’université Akaldana se sont déplacés vers le sud de Grabonci, mais plus tard, ils ont reçu des ordres supérieurs et sont partis pour Cairona, qui est maintenant le Caire. Entre autres choses, ils ont établi le Sphinx, l’ont amené en Égypte et y ont créé la puissante civilisation des Égyptiens.

L’Atlantide était secouée par de terribles tremblements de terre. À une certaine occasion, des milliers de personnes se sont rassemblées dans le gigantesque temple de Neptune, invoquant toutes Ra Mu, le prêtre Ra Mu ; Ra Mu est venu et les multitudes vêtues de nombreux bijoux précieux se sont exclamées : quels vêtements, quel or, quels diamants ! « Ra Mu sauve nous » et Ra Mu leur répondit : « Je vous avais déjà prévenu et vous ne m’avez pas cru, maintenant vous allez périr avec vos femmes et vos enfants et vos esclaves et vos richesses, et de toute la semence de cette race, une grande race surgira (en se référant à nous la race racine Aryenne) mais s’ils se comportent comme vous, ils périront aussi. La légende raconte que les dernières paroles de Ra Mu ont été noyés par la fumée et les flammes.

Si bien qu’avec d’affreux tremblements de terre, trois fois il a semblé couler et la troisième fois le continent tout entier a coulé définitivement, avec tous ses millions d’êtres et toutes ses techniques et toutes ses industries, ses bâtiments puissants et ses dirigeables, ses voitures atomiques, etc.. Et c’était une civilisation des millions de fois plus puissante que celle-ci. Cette civilisation qui est la nôtre n’est même pas proche de la civilisation des Atlantes, ni en technologie, ni en industrie, ni en quoi que ce soit. Elle était plus puissante, ils allaient déjà vers Vénus, ils allaient vers Mercure dans des fusées atomiques ; donc, ils étaient très forts.

La première partie de l’Atlantide (l’âge d’or) m’a semblé encore plus intéressante que la seconde ; dans la première partie il y avait l’harmonie, la beauté, la fraternité, l’amour. Des vaisseaux arrivaient d’autres mondes, ils venaient de Mars, de Vénus, de Mercure ; alors ces extraterrestres vivaient avec les rois de l’Atlantide, ils les conseillaient, ils les instruisaient.

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