Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Chers frères et sœurs, aujourd’hui nous sommes réunis ici dans le but d’investiguer, d’étudier et de définir le chemin qui nous conduira à la libération finale.

Les anciens Alchimistes médiévaux parlaient du « Grand Œuvre », et c’est assez intéressant…

Au sol, sur le sol des anciennes cathédrales Gothiques, on voyait une multitude de cercles concentriques, formant un véritable labyrinthe qui atteignait ou allait du centre vers la périphérie et de la périphérie vers le centre. On a beaucoup parlé des labyrinthes. La tradition parle aussi du labyrinthe Crétois et du célèbre minotaure Crétois.

Certes, un labyrinthe a été découvert récemment en Crète (ils l’ont appelé « absolum » ; comme on dit : « absolu »). « Absolu » est le terme utilisé par les Alchimistes médiévaux pour désigner la Pierre Philosophale. Voici donc un grand mystère.

Comme Thésée, nous avons besoin du fil d’Ariane pour sortir de ce mystérieux labyrinthe.

Évidemment, vous devez entrer et sortir du labyrinthe.

Au centre se trouvait toujours le minotaure. Thésée a réussi à le vaincre (comme indiqué par la tradition Grecque). Nous devons également le vaincre ; nous devons détruire l’ego animal. Pour arriver au centre du labyrinthe, là où se trouve le minotaure, il faut beaucoup se battre.

Il existe d’innombrables théories, écoles de toutes sortes, organisations de toutes sortes. Certains disent que le chemin est là-bas, d’autres ici, d’autres là-bas, il faut donc s’orienter au milieu de ce grand labyrinthe de théories et de concepts antithétiques, si l’on veut vraiment en atteindre le centre vivant, car c’est précisément au centre que l’on peut trouver le minotaure. Quand on a réussi à atteindre le centre du labyrinthe, il faut trouver comment en sortir. Thésée, par un fil mystérieux (le « fil d’Ariane »), réussit à sortir de l’étrange labyrinthe.

Cette « Ariane » ressemble à Hiram, le maître secret dont parle la maçonnerie occulte et que nous devons tous ressusciter en nous, ici et maintenant. Ariane désigne aussi le Latin « arianna, araña, arachnide, araignée », symbole de l’âme qui tisse sans cesse le métier du destin.

Alors, frères et sœurs, le moment est venu de réfléchir…

Mais qu’est-ce que c’est vraiment que « le fil d’Ariane »? Quel est ce fil qui sauve l’âme, qui permet de sortir de ce labyrinthe mystérieux pour rejoindre son Être intérieur réel? On en a beaucoup parlé ; les grands Alchimistes pensaient que c’était la Pierre Philosophale. Nous sommes d’accord avec cela, mais nous allons un peu plus loin, selon nos dissertations, car, en vérité, la Pierre Philosophale est symbolisée dans la cathédrale Notre Dame de Paris par Lucifer (nous allons maintenant comprendre pourquoi la Pierre Philosophale est dans le sexe lui-même). Du coup, on découvre Lucifer dans le sexe.

LUCIFER CHARGÉ PAR DIEU DE TESTER JOB

Lucifer

Lucifer est donc le « le fil d’Ariane » qui nous conduira à la libération finale. Cela semble quelque chose comme, disons, comme antithétique ou paradoxal, parce que tout le monde a conceptualisé que Lucifer (le diable, satan) est le mal. Nous avons besoin d’une introspection évidente si nous voulons plonger dans le grand arcane. Ce Lucifer que l’on retrouve dans le sexe est la pierre vive, « la tête du coin », la pierre maîtresse, la petite pierre du coin (dans la cathédrale Notre Dame de Paris), la pierre de vérité. Plonger un peu dans ces mystères est donc essentiel lorsqu’il s’agit de connaître le « le fil d’Ariane »…

Je vous rappelle encore les fameux sanctuaires sacrés des authentiques Gnostiques Rosicruciens (ésotéristes du Moyen Âge) : lorsque le néophyte était conduit au centre du lumisial, il avait les yeux bandés. Quelqu’un lui arracha son bandeau puis le néophyte, stupéfait et perplexe, contempla une silhouette insolite.

Il y avait, en sa présence, le bouc de Méndez (figure étrange, le diable). Sur son front se trouvaient les cornes, sur sa tête une torche de feu (cependant, quelque chose indiquait que c’était un symbole). Dans le lumisial d’initiation, le néophyte se trouvait devant la figure du typhon Baphomet, figure terrible de l’Arcane 15 de la Kabbale (la torche, brûlant au-dessus de sa tête, brillait. De plus, l’étoile flamboyante à cinq pointes, avec l’angle supérieur vers le haut et les deux angles inférieurs vers le bas, nous indique qu’il ne s’agissait pas d’un personnage ténébreux).

Le néophyte recevait l’ordre d’embrasser les fesses du diable. Si le néophyte désobéissait, on lui remettait le bandeau et on le faisait sortir par une porte secrète (tout cela se passait à minuit ; le néophyte ne savait jamais où il était entré ni où il était sorti, car les initiés se rencontraient toujours à minuit, prenant grand soin de ne pas être victime de l’inquisition). Mais si le néophyte obéissait, alors dans ce cube (sur lequel était assise la figure du Baphomet) une porte s’ouvrait. Une Isis [prêtresse] sortait et recevait l’initié à bras ouverts, lui donnant immédiatement un saint baiser sur le front. A partir de ce moment, ce néophyte était un nouveau frère, un initié de l’ordre.

Ce bouc, ce Typhon Baphomet, ce Lucifer, est assez intéressant, parce que c’est l’énergie sexuelle, l’énergie qu’il faut savoir utiliser, si on veut faire le Grand Œuvre.

Vous comprendrez maintenant pourquoi Typhon Baphomet, le bouc de Méndez, représente la Pierre Philosophale, le sexe. Il est avec cette force formidable avec laquelle vous devez travailler. Rappelons-nous que « l’arche de l’alliance », dans les temps anciens, avait quatre cornes de bouc aux quatre coins (correspondant aux quatre points cardinaux de la terre) et lorsqu’elle était transportée, elle était toujours saisie ou empoignée par ces quatre cornes).

Moïse (au Sinaï) a été transformé. Lorsqu’il descendit, les clairvoyants le virent avec deux rayons de lumière sur le front, semblables à ceux du bouc de Méndez. C’est pourquoi Michel-Ange, le ciselant dans la pierre vive, lui a mis ces cornes symboliques sur la tête.

C’est que le bouc représente la force sexuelle, mais aussi le diable ; mais ce diable ou Lucifer, c’est la même puissance virile qui, dûment transmutée, nous permet l’auto-réalisation intime de l’Être. C’est pourquoi il a été dit que « Lucifer est le prince du ciel, de la terre et de l’enfer ».

Dans les anciennes cathédrales Gothiques, tout cela était prévu. Même le plan des temples était organisé en forme de croix, et cela nous rappelle le « crucis », « crux », « crucible », etc. Nous savons déjà que le pôle vertical de la croix est masculin et que l’horizontal est féminin. A l’intersection des deux, se trouve la clé de tous les mystères. L’intersection des deux est le « creuset » des Alchimistes médiévaux, dans lequel il faut « cuire » et « recuire » et « cuire » encore la matière première du Grand Œuvre. Cette « matière première » est le sperme sacré, qui s’est transformé en énergie. C’est avec cette énergie très subtile que l’on peut ouvrir un « chakra », éveiller tous les pouvoirs (magiques) cachés, créer les corps existentiels supérieurs de l’Être, etc.

La croix elle-même est un symbole sexuel. Sur la croix se trouve le lingam-yoni du grand arcane.

Dans les deux poutres croisées de la croix, il y a les traces des trois clous. Ces trois clous, s’il est vrai qu’ils permettent d’ouvrir les stigmates de l’initié (c’est-à-dire les « chakras » des paumes des mains et des pieds, etc.), ils symbolisent aussi, en eux-mêmes, les trois purifications du Christ en substance, (voilà un autre mystère transcendantal).

En tout cas, mes chers frères et sœurs, faire le Grand Œuvre est la seule chose qui vaille la peine de vivre.

Pierre, la Pierre

Pierre, le disciple bien-aimé de notre Seigneur le Christ, a pour évangile le grand arcane, les mystères du sexe. C’est pourquoi Jésus l’a appelée « Petrus » (pierre) : « tu es une pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église ». Le sexe est donc la pierre de base, la pierre cubique, la Pierre Philosophale qu’il faut ciseler, à l’aide d’un ciseau et d’un marteau, pour la transformer en pierre cubique parfaite.

Cette pierre non ciselée (la pierre brute, en soi), c’est Lucifer. Déjà ciselé est notre Logoi intérieur, l’« Arché » des Grecs. L’important est donc de la ciseler, de la travailler, de l’élaborer, de lui donner une forme cubique parfaite…

Jacques l’Ancien

Parmi les disciples du Christ, il y a de véritables prodiges et merveilles. Souvenons-nous un instant de Saint-Jacques [Jacques], ce grand maître. On dit que c’est lui qui ressemblait le plus au grand Kabir Jésus ; Ils l’appelaient le « frère du Seigneur », et il est évident qu’il avait de grands pouvoirs psychiques et magiques.

Saint-Jacques fut le premier qui, après la mort du grand Kabir, officia à la Messe Gnostique à Jérusalem.

Les traditions disent qu’il dut affronter le magicien noir Hermogène, en Judée. Saint-Jacques, puisqu’il voulait qu’il connaisse la haute magie, combattit sagement le ténébreux. Si le premier a utilisé un « suaire » de merveilles, par exemple, le second l’utilisait pour le contrer, et si Hermogène utilisait le bâton magique, Saint-Jacques en utilisait un similaire, et a finalement vaincu le ténébreux dans les terres de Judée. Cependant, il était considéré comme un « magicien » (et il l’était, sans aucun doute) et il a été condamné à mort. Mais quelque chose d’inhabituel se produit : il se trouve que le sarcophage de Saint-Jacques était suspendu dans les airs, comme on dit, et était transporté dans l’ancienne Espagne. C’est là, en effet, qu’on parle de Saint Jacques de Compostelle, et on en dit qu’il « est ressuscité des morts et que dans ce pays il a été attaqué par des démons (sous forme de taureaux), par le feu vivant. » Bref, on dit beaucoup de choses sur Saint-Jacques.

Nicolás Flamel, le grand Alchimiste médiéval, avait Saint-Jacques de Compostelle comme patron du Grand Œuvre. Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, il y a une rue appelée « de Saint-Jacques », et il y a aussi une grotte qu’ils appellent « la grotte de la santé ». Autour de l’époque où les gens font des pèlerinages là où se trouve Saint-Jacques-de-Compostelle, à peu près à la même époque se rassemblent les Alchimistes (dans une telle grotte), ceux qui travaillent sur le Grand Œuvre, ceux qui admirent non seulement Saint-Jacques-de-Compostelle (au cours duquel ils ont en tant que mécène béni), mais aussi à Jacobo de Morai.

Ils s’y retrouvent toujours, lors des pèlerinages.

Ainsi, tandis que le peuple rend un culte (exotérique, disons) à Saint-Jacques de Compostelle, les Alchimistes et Kabbalistes sont réunis en une assemblée mystique pour étudier la Kabbale, l’Alchimie et tous les mystères du Grand Œuvre. Vous voyez les deux aspects (exotérique et ésotérique) du Christianisme. Sans aucun doute, tout cela nous invite à la réflexion.

Jacobo de Morai, qui a été brûlé vif pendant l’inquisition, est tenu (par ces Alchimistes et Kabbalistes qui se réunissent dans la « grotte de la santé ») de la même manière que Hiram Abiff est tenu comme le maître secret qui ressuscitera en chacun de nous, et Saint-Jacques comme le bienheureux patron du Grand Œuvre, et c’est assez intéressant…

Le Grand Œuvre, c’est ce qui nous intéresse, et c’est (je pense, et en toute certitude, j’affirme) la seule chose qui vaille la peine de vivre. Le reste n’a aucune importance.

Ils disent que le patron Saint-Jacques, à Compostelle, apparaît aux pèlerins avec son chapeau incliné vers le haut, dans sa main la canne (qui montre le caducée de Mercure), et une carapace de tortue sur sa poitrine, comme pour symboliser l’étoile flamboyante.

Je vous conseille d’étudier « l’Épître Universelle de Jacques » dans la Bible. C’est sans aucun doute merveilleux. Il s’adresse à nous tous qui travaillons dans le Grand Œuvre. Jacques dit que « la foi sans les œuvres est morte en soi, ne vaut rien ». Vous pouvez écouter ici, de ma bouche, toute la doctrine du grand arcane, toutes les explications que nous donnons sur les Alchimistes et le Grand Œuvre, mais si vous ne réalisez pas ce Grand Œuvre, si vous ne travaillez pas dans le Grand Œuvre, si vous a seulement la foi, rien d’autre, et que vous ne travaillez pas, dit Saint-Jacques et je le répète :

« Car si quelqu’un écoute la parole, et n’exécute pas, il est semblable à un homme qui voit son visage naturel dans un miroir : car il se voit lui-même, et s’en va, et aussitôt oublie quelle sorte d’homme il était. » – Jacques 1 : 23, 24

Si vous écoutez toutes les explications que nous donnons et ne travaillez pas dans la « forge des cyclopes », vous ne fabriquez pas les corps existentiels supérieurs de l’Être, vous ressemblez à cet homme qui « se regarde dans le miroir, se retourne et s’en va », car la foi sans les œuvres ne vaut rien. Le travail doit soutenir la foi ; la foi doit parler avec les œuvres.

« Si quelqu’un parmi vous semble être religieux, et ne bride pas sa langue, mais trompe son propre cœur, la religion de cet homme est vaine. La religion pure et sans souillure devant Dieu et le Père consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, et à se garder sans tache du monde. » – Jacques 1 : 26, 27

Jacques dit que « nous devons être miséricordieux ». C’est clair, car si nous sommes miséricordieux, les seigneurs du karma nous jugeront avec miséricorde ; mais si nous sommes impitoyables, les seigneurs du karma nous jugeront impitoyablement. Et puisque la miséricorde a plus de pouvoir que la justice, il est certain que si nous sommes miséricordieux, nous pourrons éliminer beaucoup de karma (tout cela nous invite à réfléchir).

Saint-Jacques dit aussi qu’il faut retenir la langue :

« Car en beaucoup de choses, nous offensons tout le monde. Si quelqu’un n’offense pas en paroles, c’est un homme parfait, et capable aussi de brider tout le corps. Voyez, nous mettons des mors dans la bouche des chevaux, afin qu’ils nous obéissent ; et nous dirigeons tout leur corps. »

Celui qui sait retenir la langue peut retenir tout le corps, et nous donne l’exemple du cheval (on met le mors dans la bouche du cheval, dans le museau, et c’est ainsi qu’on parvient à le dominer, à le gérer). La même chose arriverait si nous retenions la langue ; nous deviendrions propriétaires de tout notre corps.

Saint-Jacques dit aussi :

« Voyez aussi les navires, qui, bien qu’ils soient si grands et poussés par des vents violents, sont pourtant dirigées avec un très petit gouvernail (ce qui est vraiment petit, comparé à l’énorme taille des navires), partout où le gouverneur l’a indiqué. De même la langue est un petit membre, et se vante de grandes choses. Voyez, quelle grande affaire un petit feu allumé ! Et la langue est un feu, un monde d’iniquité : ainsi est la langue parmi nos membres, qu’elle souille tout le corps, et met le feu au cours de la nature ; et il est mis le feu de l’enfer. »

On nous enseigne, dans cette épître, à ne jamais nous vanter de quoi que ce soit. Celui qui se vante de lui-même, de ses œuvres, de ce qu’il a fait, sans aucun doute, il est arrogant, pédant et échoue dans le Grand Œuvre. Nous avons besoin de nous humilier devant la divinité, d’être de plus en plus humbles chaque jour, si nous voulons travailler dans le Grand Œuvre ; Ne vous vantez jamais de rien, soyez toujours simple. C’est vital quand on veut réussir dans le Grand Œuvre, dans le magnus opus.

Cette épître est écrite avec un double sens. Si vous le lisiez littéralement, vous ne le comprendriez pas. C’est ainsi que les Protestants, les Adventistes, les Catholiques, etc. l’ont lu et ne l’ont pas compris.

Cette épître a un double sens et s’adresse exclusivement à ceux qui travaillent dans le Grand Œuvre.

Quant à la foi, il faut l’avoir (bien sûr). Chaque Alchimiste doit avoir la foi, chaque Kabbaliste doit avoir la foi, mais la foi n’est pas quelque chose d’empirique, quelque chose qui nous est donné en cadeau. La foi doit être fabriquée ; nous ne pouvons exiger de personne qu’il ait la foi. Vous devez la fabriquer, la travailler.

Comment est-ce fait? Basé sur l’étude et l’expérience. Quelqu’un pourrait-il avoir foi en ce que nous disons ici, s’il n’étudie pas et n’expérimente pas par lui-même? Évidemment non, n’est-ce pas? Mais, au fur et à mesure que nous étudions et expérimentons, nous comprenons, et de cette compréhension créatrice naît la véritable foi. Ainsi, la foi n’est pas quelque chose d’empirique. Non, nous devons la fabriquer. Plus tard, oui, bien plus tard, l’esprit saint, le Troisième Logos, pourrait la consolider en nous, la fortifier et la renforcer ; mais nous devons la fabriquer…

André

Un autre apôtre assez intéressant (qui compte pour nous sur ce chemin droit, étroit et difficile que nous suivons), est André. On raconte qu’à Nicée, il évoqua sept démons pervers et les fit apparaître (devant la foule) sous la forme de sept chiens qui s’enfuirent effrayés.

On a beaucoup parlé d’André, et il ne fait aucun doute qu’il était extraordinaire, qu’il était chargé d’un grand pouvoir. La réalité est qu’André, le grand maître, disciple du Christ, a été condamné à mort et torturé. La croix de Saint André invite à la réflexion : c’est un « x » (oui, un « x »). Ses deux bras, étendus à droite et à gauche, et ses deux jambes ouvertes de part et d’autre, forment un « x », et sur ce « x » Saint André fut crucifié. Ce « x » est très symbolique. En Grec, il équivaut à un « k », qui rappelle le Krestos.

Incontestablement, le drame d’André fut merveilleusement symbolisé par le grand moine initié Bacon. Ce dernier, dans son livre (le plus extraordinaire qu’il ait écrit) intitulé « l’Azud », met une image dans laquelle on voit clairement un mort. Mais, il essaie de relever la tête, de s’étirer, de se ranimer, tandis que deux corbeaux noirs lui enlèvent la chair de leurs becs acérés. L’âme et l’esprit s’élèvent du cadavre, et cela vient nous rappeler la phrase de tous les initiés, qui dit : « la chair quitte les os »…

Saint André, mourant sur une croix en forme de « x », nous parle précisément de la désintégration de l’ego : qu’il faut le réduire en poussière cosmique, qu’il faut le démembrer.

« La chair abandonne les os »… Ce n’est qu’ainsi que le maître secret (Hiram Abiff) peut ressusciter en nous, ici et maintenant. Sinon, ce serait impossible. Dans le Grand Œuvre, nous devons mourir d’instant en instant, de moment en moment.

Jean

Et que dirions-nous de Jean? Il est, sans aucun doute, le saint patron des fabricants d’or.

Quelqu’un a fait de l’or? Oui, souvenons-nous de Raymond Lully. Il l’a fait : il a enrichi les coffres de Philippe le Bel de France, et ceux du roi d’Angleterre. On se souvient encore des lettres de Raymond Lully. L’un d’eux parle d’« un beau diamant », avec lequel il donna au roi d’Angleterre ; il a dissous un cristal, entre le « creuset », puis, mettant de l’eau et du mercure sur ce cristal, il l’a transformé en un diamant gigantesque, extraordinairement fin, en cadeau au roi d’Angleterre. Et quant à la transmutation du plomb en or, il l’a fait grâce au mercure philosophal. Raymond Lully a enrichi toute l’Europe avec ses fonderies, et pourtant il est resté pauvre. Voyageur extraordinaire de tous les pays du monde, il finit par être lapidé dans l’une de ces terres. Réfléchissons à tout cela.

Ainsi, Jean, l’apôtre de Jésus, est le saint patron des fabricants d’or. On dit qu’à une certaine occasion, il rencontra sur son chemin (dans une ville quelque part en Orient) un philosophe qui essayait de convaincre les gens, de leur montrer ce qu’il savait faire avec la parole, avec le verbe.

Deux jeunes hommes, qui avaient écouté ses enseignements, ont abandonné leurs richesses, les ont vendues et ont acheté avec elles un gros diamant. Ils placèrent, en présence de l’honorable public, le diamant entre les mains du philosophe ; il le leur rendit et eux, avec une pierre, détruisirent la gemme. Jean a protesté en disant : « avec une telle gemme, vous pourriez nourrir les pauvres »… On dit que devant les foules il a reconstruit la gemme puis l’a vendue, pour nourrir les foules. Mais les jeunes gens, repentis, se disaient : « Quels imbéciles nous étions d’avoir laissé toutes nos richesses pour acheter un gros diamant qui maintenant tombe en morceaux puis se reconstitue pour le distribuer au peuple ! ».

Mais Jean, qui a tout vu dans les cieux et sur la terre (et qui a su transmuter le plomb en or), a fait apporter des pierres et des roseaux des bords de la mer (à proximité). quelques pierres et quelques roseaux (la pierre, symbole de la Pierre Philosophale du sexe, et le roseau symbole de la colonne vertébrale, puisque là se trouve le pouvoir de transmuter le plomb en or), et après avoir transformé ces roseaux et ces pierres en or, revint les richesses aux jeunes ; mais il leur a dit : « vous avez perdu le meilleur. Je vous rends ce que vous avez donné, mais vous avez perdu ce que vous aviez acquis dans les mondes supérieurs. Puis s’approchant d’une femme décédée, il la ramena à la vie. Elle raconta alors ce qu’elle avait vu à l’extérieur du corps et s’adressa également à ces jeunes, disant qu’« elle avait vu ses anges gardiens pleurer avec une grande amertume, parce qu’ils avaient perdu le meilleur pour de vaines choses périssables »… Il est clair que les jeunes hommes se sont repentis, ont rendu l’or à Jean, et Jean a changé cet or en ce qu’il était (en roseaux et en pierres), et ils sont devenus ses disciples.

Ainsi, Jean et « l’ordre de Saint Jean » invitent à la réflexion. Jean est le patron de ceux qui font de l’or ; nous devons transmuter le plomb de la personnalité en l’or vif de l’esprit. Car quelque chose est qu’on les appelle, les grands maîtres de la loge blanche, « les frères de l’ordre de Saint Jean ».

Beaucoup croient que Jean, l’apôtre du Maître Jésus, s’est désincarné ; mais il ne se désincarna pas, les vieilles traditions disent qu’il fit creuser sa sépulture, qu’il s’y coucha, qu’elle resplendit d’une lumière resplendissante et disparut (la tombe resta vide). Nous savons que Jean, l’apôtre du Christ, vit avec le même corps qu’il avait en Terre Sainte et qu’il vit précisément à Agartha, dans le royaume souterrain, là où se trouve l’ordre de Melchisédek, et qu’il accompagne le roi du monde. Alors, voyez comme c’est intéressant.

Entrant alors dans le magistère du feu, il nous faut définir (clarifier) quelque chose : il devient nécessaire, comme je vous l’ai dit, de transmuter le sperme sacré en énergie. Lorsque cela est réalisé, le feu monte dans la colonne vertébrale et le Grand Œuvre commence à s’accomplir. Il faut créer les corps existentiels supérieurs de l’Être, mais cela ne suffit pas. Il faut, il est indispensable, il est urgent de recouvrir (plus tard) ces véhicules des différentes parties de l’Être ; mais, pour les recouvrir, il faut les perfectionner, les convertir en or pur, en véritable or spirituel. Ne soyez donc pas surpris que Jean ou Saint-Jacques aient un corps astral d’or pur, un corps mental, ou un corps causal, ou bouddhique, ou Atmique du même métal, parce qu’ils ont réussi à accomplir le Grand Œuvre.

Si le comte Saint-Germain a pu transmuter le plomb en or pour quelque chose, c’est parce qu’il était lui-même en or. « L’aura » du comte Saint Germain est d’or pur ; les atomes forment cette « aura », ils sont faits d’or, et leurs corps existentiels supérieurs sont faits d’or de la meilleure qualité. Dans ces conditions, il peut jeter une pièce dans le « creuset », oui, et la faire fondre, puis, avec le même pouvoir qu’il a à l’intérieur, la transmuter en or pur, car il est de l’or (c’est ce qu’on appelle « accomplir le Grand Œuvre »).

Il y a des degrés et des degrés là-dedans. Nous devons d’abord atteindre la maîtrise, puis nous devons devenir des maîtres parfaits et bien plus tard atteindre le degré de « grand choisi », « grand élu ». Ainsi, « un maître parfait » est celui qui a accompli le Grand Œuvre.

Tels que nous sommes, nous nous trompons vraiment. Nous devons passer par une transformation radicale et cela n’est possible, vraiment, qu’en détruisant les « éléments inhumains » et en créant les humains. Ce n’est qu’alors que nous marcherons vers la libération finale…

Dans la cathédrale Notre Dame de Paris, comme je vous l’ai dit, dans un petit coin se trouve la pierre maîtresse, ou la pierre angulaire (que les « bâtisseurs » de toutes sectes, écoles, religions et autres ont rejetée), la pierre choisie, précieuse, mais il a la figure de Lucifer, et cela effraie le profane.

Incontestablement, mes chers frères et sœurs, c’est seulement là (dans le sexe) que nous pouvons trouver ce principe Luciférien qui est la base même de l’auto-réalisation.

Dionysos et Ariane

Mais pourquoi Lucifer est-il « le fil d’Ariane »? Pourquoi est-ce précisément Lucifer qui doit nous conduire à la libération finale, alors qu’en vérité il a été considéré comme mauvais? J’ai dit maintes fois, et je l’ai affirmé emphatiquement dans cette conférence, que Lucifer est le reflet du logoi intérieur (à l’intérieur de nous-mêmes), l’ombre de notre dieu intime, en nous et pour notre bien, puisqu’il est le coach.

« Heureux l’homme qui endure la tentation, car lorsqu’il sera éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. Que personne ne dise, quand il est tenté, je suis tenté par Dieu ; car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente personne ; mais tout homme est tenté, quand il est attiré par sa propre luxure, et séduit. Alors, quand la luxure a conçu, elle enfante le péché ; et le péché, quand il est consommé, enfante la mort. Ne vous trompez pas, mes frères bien-aimés. » – Jacques : 12-16

Dieu ne peut pas nous tenter ; nous sommes tentés par nos propres concupiscences (c’est ainsi que Saint-Jacques, le patron de l’Alchimie, le patron du Grand Œuvre, nous l’enseigne). Alors, que fait Lucifer? Il se sert de nos propres luxures, il les fait passer à travers l’écran de notre entendement, dans le but de nous entraîner psychologiquement, de nous rendre forts ; mais si nous échouons, nous échouons dans le Grand Œuvre. Cependant, nous pouvons échouer et rectifier. Si nous rectifions, nous triomphons dans le Grand Œuvre. N’importe qui peut échouer et par ses échecs il sait qu’il a des crimes à corriger, à éliminer. C’est ainsi que Lucifer nous entraine, nous éduque, nous forme, et à force de tant d’entraînement nous libère, il nous conduit (de sphère en sphère) à notre Hiram Abiff.

Lucifer est donc le « le fil d’Ariane » qui nous conduit à notre dieu intérieur, qui nous fait sortir de ce douloureux labyrinthe de la vie, à travers un travail ésotérique. Lucifer, encore et encore, nous fait passer à travers l’écran de notre entendement, nos propres luxures (qui ne sont pas aux autres, mais les nôtres).

Les surmonter, les éliminer, les désintégrer, les réduire en poussière, voilà ce qui est indiqué. Ainsi, avançant pas et pas de plus en plus avancés, nous partons du centre du labyrinthe vers la périphérie, pour un jour atteindre notre dieu. C’est le travail de Lucifer. Il est le fil d’Ariane, il est la Pierre Philosophale. C’est pour une raison que les pèlerins de la Cathédrale Notre Dame de Paris éteignent leurs bougies dans la gueule de pierre de Lucifer, dans la « petite pierre du coin », comme on dit là-bas…

On a beaucoup parlé de « pouvoirs magiques ». Oui, nous pouvons les avoir, mais nous avons besoin, sans aucun doute, de créer beaucoup en nous, et de beaucoup détruire (il nous reste beaucoup et beaucoup nous manque).

Chacun croit posséder les corps existentiels supérieurs de l’Être, et ce n’est pas le cas. Il faut les créer, et il n’est possible de les créer que dans la « forge des cyclopes », c’est-à-dire à travers le travail sexuel. On nous dira que nous sommes des « fanatiques du sexe ». Ils ont tort. Ce qui se passe, c’est que nous avons un « laboratoire », qui est notre corps, et un « poêle » dans le « laboratoire » (le feu de l’Alchimiste), et un « creuset » (qui est dans le sexe et là la « matière cousine » du Grand Œuvre, il est indispensable de la transmuter, de la convertir en énergie, pour pouvoir plus tard avec cette énergie, et avec ce qu’elle contient, créer les corps existentiels supérieurs de l’Être, c’est ce qui est vital, ce qui est indispensable.

Un jour viendra où nous devrons aller au-delà du sexe. L’absurde serait de vouloir aller au-delà du sexe sans avoir atteint le but. Ce serait comme vouloir descendre du train avant d’arriver à la gare, ou vouloir descendre du bus ou de la voiture (où l’on va), avant d’atteindre l’objectif que l’on s’est fixé.

Dans le sexe, vous devez créer et vous devez détruire. Créer les véhicules solaires est nécessaire pour que le dieu intérieur puisse ressusciter en nous, et aussi éliminer les « éléments inhumains » que nous portons à l’intérieur…

Tous réunis ici, nous devons comprendre. Il ne vous suffit pas d’écouter ce que je dis, il faut que vous le fassiez, car « la foi sans les œuvres est une foi morte ». La foi doit aller de pair avec l’œuvre. Vous devez faire le Grand Œuvre, mais il ne suffit pas d’avoir foi dans le Grand Œuvre. Vous devez faire le Grand Œuvre.

Et le résultat final du Grand Œuvre, quel sera-t-il? Que chacun de nous devienne un grand dieu, avec pouvoir sur les cieux, sur la terre et sur les enfers. C’est la fin, l’aboutissement du Grand Œuvre : que chacun de nous soit converti en une majesté, en une créature terriblement divine. Mais, aujourd’hui, nous devons reconnaître que nous ne sommes même pas humains ; nous ne sommes que des « humanoïdes » (de façon plus grossière je dirais que nous sommes des « mammifères intellectuels », et rien de plus) ; mais on peut sortir de cet état dans lequel on se trouve, à travers le Grand Œuvre…

Hiram Abiff est le « maître secret », le Troisième Logos (Shiva), le « premier-né de la création », notre véritable Être divin intérieur, notre véritable « Monade » individuelle. Nous devons le ressusciter, car il est mort en nous, bien qu’il soit vivant pour les mondes ineffables.

Raymond Lully a réalisé le Grand Œuvre : il a reçu le grand arcane dans le monde astral, et c’est avec cette « clé maîtresse » qu’il a pu travailler dans le Grand Œuvre. Raymond Lully, sans aucun doute, savait en dehors du corps physique quelle est la conception sacrée de la Mère Divine, la Kundalini shakti. Sachant comment cette conception sacrée était réalisée, il entreprit de matérialiser (d’en haut) la conception sacrée en lui-même, jusqu’à ce qu’il l’atteigne.

Sans aucun doute, la Mère Divine doit concevoir son enfant par l’œuvre et la grâce du Troisième Logos. Elle reste vierge avant l’accouchement, pendant l’accouchement et après l’accouchement. Cet enfant qu’elle conçoit doit se matérialiser, se cristalliser en nous d’en haut, d’en haut, jusqu’à ce qu’il soit complètement recouvert de notre corps physique, de notre « corps planétaire ». En atteignant ce degré, on peut dire que le Grand Œuvre a été accompli. En d’autres termes : nous devons ressusciter Hiram Abiff à l’intérieur de nous. Je l’ai dit.

Paix Invérentielle

Élaboration d’un Instructeur sur la Conférence

Citations des écritures de la Kabbale commentées par un instructeur Gnostique, en tant qu’élaboration de la conférence de Samael Aun Weor.

« Quand Ain-Elohim אין-אלהים, a voulu créer le monde dans le sein de son Ain Soph אין-סוף), toutes les lettres (d’Ath את l’Éther illimité) sont apparues devant sa présence dans leur ordre inverse. Puis, à partir d’Ath את (l’Ain Soph אין-סוף, l’Éther illimité), la lettre Tav ת est montée et a dit: (Oh AElohim אאלהים) ‘Seigneur de l’Univers! qu’il te plaise de créer le monde par moi, car je suis la dernière lettre du mot Emeth אמת (vérité), qui est gravé sur ta chevalière (puisque la lettre Mem מ au milieu d’Emeth אמת est la représentation de ton éther ou Ath את, la Schekinah שכינה, Marie, la Matière Cosmique. C’est pourquoi,) Tu es toi-même appelé Emeth אמת, et donc il te conviendra, le grand Roi, de commencer et de créer le monde par moi.’ Alors (Ain-Elohim אין-אלהים) le Saint dit: ‘Tu, oh, Tav ת, es vraiment digne, mais je ne peux pas créer le monde par toi ; car tu es destiné à être non seulement l’emblème caractéristique (porté par les fidèles étudiants de la loi (de chasteté), du début à la fin, mais aussi tu es le sceau du mot Maveth מות (mort) sur le front (metzach מצח) des fidèles, dont tu (comme une croix) es la dernière lettre. » – Zohar

« Ani est (יהוה manifesté) et Ain est (יהוה immanifesté) אני יהוה ואין, il n’y a pas d’Elohim אין אלהים sauf moi (Ain Elohim אין-אלהים). Je te bénirai, et bien que tu ne me connaisses pas. » – Isaïe 45 : 5

Tav

Nun נון signifie poisson en Araméen

Observez l’orthographe de la lettre Nun נון, qui est : nun-vav-nun final. Le Nun commun נ est courbé et le Nun final ן est droit. Pourquoi? Parce que le Nun courbé נ représente à la fois le semen masculin et féminin ou le mercure brut, et le Nun droit ן représente les âmes masculine et féminine du mercure, qui s’élèvent le long du Vav ו, la colonne vertébrale des deux, mari et femme.

La forme de la lettre Tav ת est formée par la lettre Resh ר à sa gauche et la lettre Nun נ à sa droite. Tav s’épelle תו ; cela indique alchimiquement que nous, dans l’acte sexuel, devons transmuter les deux Nun נון (poisson, semen masculin et feminin) en énergie et la faire monter le long du Vav ו, notre colonne vertébrale, vers notre tête, Rosh ר, de Kether, dans la glande pinéale gouvernée par Neptune.

« Si le Logos est né du divin inconnaissable, c’est parce que le Diable lui a donné la liberté de le faire » – Samael Aun Weor

Le Zohar déclare :

De nouveau Rabbi Siméon prit la parole et dit :

« Et IodHavah Elohim יהוה אלהים (Shiva) forma à partir du sol toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux des cieux, et les amena à El-HaAdam אל־האדם, pour voir comment il les appelle ; et tout ce que HaAdam האדם appelle une âme vivante (Nephesh Chaiah נפש חיה), c’est son nom.. » – Genèse 2: 19

Malheur à ceux dont les cœurs sont endurcis et les yeux aveuglés de sorte qu’ils sont incapables de comprendre et d’apprécier les enseignements de la doctrine secrète et ne savent pas que las « bêtes des champs (humanoïdes) » et « l’oiseau des airs (animaux intellectuels) » symbolisent ceux qui sont ignorants et, bien que possédant une âme (nephesh נפש, âme animale) et la vie (Chaiah חיה), ne sont d’aucun avantage ni bénéfice pour (Ath את), la Schekinah שכינה en captivité (de leur propre concupiscence), ou à Moïse (le corps de la volonté dans Tiphereth) qui ne l’a jamais quittée (la chasteté) ou l’a abandonnée un instant, ou, en d’autres termes, qui ne reconnaît pas la réalité de la Vie Divine (Chaiah חיה, Binah, Shiva) ni l’existence du Soi Supérieur (Kether).

Ici, Rabbi Eléazar a posé une question: « Qui (Mi מי) a connecté (dans Tiphereth) les actions d’Adam aux activités d’Israël (les âmes vivantes, les Neshamoth Chayim נשמת חיים) et Moïse (le corps de la volonté)? »

« Eléazar, mon fils, répondit Rabbi Siméon, pourquoi poses-tu une telle question? N’as-tu pas lu et étudié les paroles de l’Écriture?

« Déclarant depuis (Rasheeth ראשית) le commencement la dernière fin, Et depuis longtemps ce qui n’a pas été fait. » – Isaïe 46 : 10

« Oui », répondit Rabbi Eléazar, « et je les reconnais comme vraies. »

Rabbi Siméon poursuivit : C’est pourquoi la tradition nous enseigne que Moïse (qui est le corps de la volonté dans Tiphereth) n’est pas mort et est donc appelé « Adam (dans Tiphereth) », dont il est dit :

Et Adam donna des noms à tout le bétail, et aux oiseaux du ciel, et à toutes les bêtes des champs ; mais pour Adam (c’est-à-dire Moïse), il n’y a pas eu de compagne digne de lui. » – Genèse 2 : 20

Mais tout était contre lui (Moïse) et il n’a trouvé aucune compagne pour faire sortir (Ath את), la Schekinah שכינה de la captivité comme il est écrit :

« Et (dans Tiphereth) il se tourna çà et là (c’est-à-dire cah vecah כה וכה, aux mains droite et gauche ou colonnes de l’Arbre de Vie), et regarda qu’il n’y a pas de compagne pour son (Iod י) Aish איש (feu masculin dans Yesod-sexe), et (sa main gauche ו-י-ך, c’est-à-dire son Kaph final ou) ‘Ath l’Égyptienne-את־המצרי’ (la captive Ath את dans sa psychologie Égyptienne klipotique dans Malkuth). Et (par conséquent) a enterré le Iod י (de Malkuth comme un trésor) dans le sable. » – Exode 2 : 12

À ce moment, l’Écriture dit :

« Et IodHavah Elohim יהוה אלהים fit tomber un profond sommeil sur HaAdam האדם (Moïse dans Tiphereth), et il dormit. Et Il prit une de ses côtes, et referma de la chair à sa place. » – Genèse 2 : 21

« IodHavah Elohim יהוה אלהים » (c’est le nom de Shiva-Binah dans Atziluth) désigne l’Être Divin en tant que Père et Mère ; « un sommeil profond » la captivité (d’Ath את, sa psychologie Égyptienne klipotique dans Malkuth), qui est aussi le sens des mots « Et le soleil est sur le point de se coucher, et un sommeil profond est tombé sur Abram אברם (Chesed), et voici, une terreur de grandes ténèbres s’abat sur lui. » – Genèse 15 : 12

Shiva-Shakti

« Et Il (Shiva, IodHavah Elohim יהוה אלהים) a pris une de ses côtes » – de qui? Des vierges de la Matronitha מטרוניתא (Parvati पार्वती, la femme du Saint-Esprit, Marie מרים, dont l’emblème (dans Malkuth מ צים, est une Tzadique Isha, femme juste). Le Père et Mère (IodHavah Elohim יהוה אלהים, Shiva Shakti) a pris une vierge du côté blanc ou droit d’elle (Parvati पार्वती), désignée dans l’Écriture comme « belle comme la lune » (Cantique 6 : 10). « Et referma la chair à sa place », signifiant l’union de l’âme céleste (Neshamah נשמה) avec (Nephesh נפש) la nature animale de HaAdam האדם. Les mots « car il est aussi chair » (Genèse 6: 3), se réfèrent à Moïse, dont la forme physique rayonnait de lumière dorée teintée comme celui du soleil, comme il est écrit :

« Le visage de Moïse était comme le visage du soleil, » – Exode 34 : 35

Tandis que celui de la vierge du côté droit était comme la lune. C’est pourquoi l’Écriture dit : « Tu es beau comme la lune et clair comme le soleil » (Cantique 6 :10).

Une autre signification des mots « Et referma la chair à sa place » est que le Père et la Mère (IodHavah Elohim יהוה אלהים, Shiva Shakti) souhaitaient la protéger (vaisgor ויסגר), comme il est écrit : « Et יהוה ferma (vaisgor ויסגר) pour lui ». – Genèse 7 : 16

« Et IodHavah Elohim יהוה אלהים construit la côte qu’il a prise de HaAdam האדם (Kadmon) en une femme, et l’amène à HaAdam האדם (Moïse dans Tiphereth). » – Genèse 2 : 22

Dans ce verset se trouve une allusion au mystère de l’affinité conjugale. On nous enseigne que lorsque cette affinité est ignorée et n’est pas regardée, les conséquences sont les plus préjudiciables. Le Saint dans ses opérations a travaillé sur la loi d’affinité, comme il est écrit :

« IodHavah יהוה a construit Jérusalem. » – Psaume 147 : 2

Le Vav ו dans le nom divin יהוה est le fils ou (le feu de l’esprit saint développé dans notre colonne vertébrale, en tant que) enfant du Iod י et Hei ה, le Père et la Mère, auxquels les Écritures se réfèrent :

« Et construit la côte qu’il a prise de HaAdam האדם (Kadmon), et a fait de lui (avec ce potentiel Shakti) une femme (la Kundalini), et l’a amenée à HaAdam האדם (Moïse dans Tiphereth).

Cette côte désigne la colonne du milieu dans le symbole séphirotique de l’Arbre de Vie de la vierge (Marie, Ath את, la Schekinah שכינה), dont il est écrit :

« Car moi, dit יהוה, je serai pour elle (Marie, Ath את, la Schekinah שכינה) un mur de feu tout autour, et je serai la gloire au milieu d’elle » – Zacharie 2: 5

C’est pour cette raison que le futur temple, l’humanité glorifiée et perfectionnée, construit et formé par le Saint (יהוה), durera pour toujours. C’est de ce temple que parle l’Écriture. La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première (Aggée 2: 9), qui a été construite par les mains de l’homme, mais celle-ci sera construite par le Saint (יהוה), et est évoquée par le Psalmiste :

« Si יהוה ne bâtit pas la maison, c’est en vain qu’ils peinent à la bâtir. » – Psaume 127 :1

Les mots « Et IodHavah Elohim יהוה אלהים construit la côte qu’Il a prise » s’appliquent également à Moïse, qui, lors de la construction du tabernacle dans le désert, a prévu le futur tabernacle que Dieu formerait, comme il est écrit:

« Et pour (Zain ז) le deuxième côté (côte) du tabernacle du côté nord, il y aura vingt planches » – Exode 26: 20

Le côté nord fait ici référence au côté de l’arbre séphirotique appelé Chesed (miséricorde) et connu sous le nom de côté blanc. « Et en referma la chair. » Le mot chair signifie le côté rouge de l’arbre qui est appelé Geburah (puissance), et à ce moment se sont accomplis les paroles :

« Sa main gauche est sous ma tête et sa main droite m’embrasse. » – Cantique des Cantiques 2 : 6

Comme aussi les paroles : « Ceci est maintenant os de mes os et chair de ma chair. » Elle sera appelée Ashah parce qu’elle (Asha אשה le feu féminin) a été prise d’Aish (איש feu masculin), c’est-à-dire (ils, Vav-Hei וה ont été pris du Iod י et Hei ה, le Père et la Mère), que la vierge (Marie, Ath את, la Schekinah שכינה d’une chaste) humanité est une union de l’homme ou du père représentant (le Iod י) le principe masculin, avec (la femme, le Hei ה), la mère, représentant le principe féminin (dans l’acte sexuel même, le tantrisme blanc).

Lorsque le temple dont il vient d’être question est achevé, chaque individu (dans Tiphereth, l’âme humaine, Moïse) trouvera sa compagne ou âme sœur (dans Geburah, l’âme spirituelle) prédestiné dès le commencement à s’unir à lui, et ensuite sera réaliser les paroles du prophète :

« Et je vous donnerai aussi un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. » – Ézéchiel 35 : 26

Comme aussi les paroles d’un autre prophète :

« Et vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens des visions. » – Joël 2 : 28

Faisant allusion à l’état renouvelé de l’humanité dans le futur, comme l’exprime la tradition. Le fils de David ou le Messiah n’apparaîtra pas tant que toutes les âmes en train de s’incarner n’auront pas atteint la perfection et accompli leur destinée, et celles qui ont perdu leur Soi Supérieur et n’ont pas réussi à s’unir à lui seront exterminées du monde (à travers la seconde mort).

Signification alchimique de la lettre Vav ו et des deux lettres Daleth ד du nom David דוד : Le premier Daleth ד correspond au Père et à la Mère, le Iod ו et Hei ה de Dieu unis sexuellement dans Daath דעת. Et le Daleth à la fin du nom David דוד correspond au mari et à la femme, le Vav ו et le Hei ה de יהוה unis sexuellement dans Yesod יסוד. Le Vav ו de David דוד correspond à Tiphereth, Adam, Moïse, uni au Fils, Ben בן, le Beth ו de Ben בן correspond à Beresheet בראשית Chokmah חכמה sagesse, le Fils d’Adam Kadmon. Et le Nun final de Ben בן, correspond au Messiah, Ieshua, Jésus, le fils de Nun יהושע בן־נון, INRI le Christ, le fils d’Adam et Eve.

« Et ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et n’avaient pas honte. » – Genèse 2: 25

Se référant au temps où la licence et la sensualité disparaîtront et s’évanuiront du monde et où rien n’existera provoquant un sentiment de honte et d’impudeur. » -Zohar

C’est pourquoi Jésus a dit :

« Mais ce n’est pas moi qui vous accuserai devant le Père. Moïse vous accusera ! Oui, Moïse, en qui vous avez mis vos espérances. Si vous croyiez vraiment Moïse, vous me croiriez, car il a écrit sur moi. Mais puisque vous ne croyez pas ce qu’il a écrit, comment allez-vous croire ce que je dis? » – Jean 5 : 45-47

Catégories : Conférences de Samael Aun Weor