Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Moïse et Ses Cornes

Voyons ce que l’Être peut faire, comment il fait ce qui doit survenir, comment il désintègre ce qu’il doit désintégrer et comment il crée ce qu’il doit créer. Vraiment, ce sont des choses que seul l’Être peut faire.

Disciple : Maître, en ce qui concerne le travail de copulation chimique, l’abandon total à l’Être pendant l’acte est-il nécessaire pour qu’il travaille?

Samael Aun Weor : Eh bien, je vais vous dire : sans rapports chimiques, il est évident que rien ne peut être réalisé. Tout d’abord, il faut arrêter d’être un robot, mais comment arrêter d’être un robot? Eh bien, en cessant d’être une entité mécanique. Comment cesser d’être une entité mécanique? Eh bien, en devenant indépendant des forces de la Lune. La Lune est complètement mécanique. La Lune est le pendule de toute la nature. Ce pendule est nécessaire : pour que la sève des végétaux soit placée où elle doit être placée ; de sorte que la conception des êtres vivants se réalise ; de sorte que les marées hautes et basses existent, etc., etc. Mais c’est complètement mécanique ; tous les mouvements de la nature sont mécaniques.

La nature est une grande machinerie, ou une grande horloge, avec un grand poids qui est la Lune ; elle bouge, ding-dong, ding-dong, et pendant qu’elle bouge, tout fonctionne. En effet, le robot intellectuel, puisqu’il est entièrement mécanique, est régi par les lois de la Lune.

Si vous observez les lois de la Lune, vous trouverez dans les lois de la Lune la loi de la récurrence, car tout se répète : les marées hautes et basses, les flux et reflux ; le mouvement de la sève dans les légumes. En augmentant elle monte, en diminuant elle descend. Ovulation sous toutes ses formes au sein du sexe féminin, etc.; processus de conception, de conservation et de reproduction. Tout cela est éminemment lunaire et se répète sans cesse.

Vraiment, le robot intellectuel répète toujours la même chose. La loi de la récurrence est lunaire ; elle se déduit clairement du fait même que tous ces processus sont mécaniques et se répètent. Ainsi, à bien regarder les choses, on constate que tant qu’on ne devient pas indépendant de la Lune, on continue d’être un robot mécanique.

Afin de devenir indépendant du satellite lunaire, il est essentiel de créer à l’intérieur de soi une lune psychologique. La lune doit être créée à l’intérieur, afin de ne plus dépendre d’aucune lune externe, mais d’une lune interne. Cet acte nous libère de la lune extérieure, pour rester dépendant de la lune intérieure, dans une certaine mesure, bien sûr.

Cette lune intérieure n’est rien de plus qu’un centre de gravité conscient. Vous devez créer ce centre de gravité conscient ; il permet de se libérer de la lune extérieure et de cesser d’être mécanique. Ainsi, cette lune intérieure est un centre de gravité conscient qui doit être créé.

Mais comment créer le centre de gravité conscient? Cela ne serait pas possible si l’une de ses propres actions n’éliminait pas les éléments lourds de la lune extérieure. Quels sont ces éléments lourds de la lune extérieure? Eh bien, ce sont les éléments sous-humains, les éléments qui correspondent au monde des 96 lois, des éléments très lourds.

Par exemple : les éléments de haine, le sadisme, l’égoïsme, la vanité, l’arrogance, les éléments d’orgueil, l’auto-importance, l’autosuffisance, la jalousie, l’avidité excessive et exorbitante, la colère énorme ; ce sont des éléments très lourds. Si ces éléments, qui sont de 96 lois, se désintègrent par le travail dans la forge des Cyclope, alors une lune psychologique vient se créer à l’intérieur de nous ; c’est-à-dire un centre de gravité conscient. À partir de ce moment précis, nous ne sommes plus des robots programmés, plus jamais.

Je ne dis pas que nous n’avons pas à remplir nos fonctions naturelles, qui sont, par exemple, servir ces forces planétaires qui descendent d’en haut, d’autres mondes, qui doivent être transformées à l’intérieur de nous puis relayées vers les couches internes du monde, la Terre. Tout cela continue d’être accompli, mais il y a aussi autre chose : les conceptions supérieures du cosmos sont servies. Les conceptions supérieures de l’univers sont en fait le chemin de l’humanité solaire.

Donc, réellement, réellement, nous devons descendre dans la neuvième sphère afin d’établir un centre de gravité conscient, une lune psychologique à l’intérieur de nous, qui nous permet de devenir indépendant du satellite lunaire et ainsi nous cesserons d’être des robots.

Mais ce n’est pas tout. Si vous voulez élargir votre champ d’action, si vous voulez avoir le droit de vivre sur les planètes de ce système solaire, ou avoir le droit de vous réincarner, disons, dans les différents mondes de ce système solaire, que faut-il faire pour mériter ce droit? Pour avoir cette capacité, les corps existentiels supérieurs de l’Être doivent être créés.

Mais pour cela, il faut redescendre à la neuvième sphère, à la forge des Cyclopes, pour pouvoir fabriquer les corps existentiels supérieurs de l’Être.

Il s’agit d’une opération d’Alchimie, de pur Alchimie, car naturellement il faut penser à la préparation du Mercure des sages, il faut penser au sel, penser au soufre. Ce sont des éléments chimiques fondamentaux nécessaires pour créer par soi-même, par une chimie supérieure, les corps existentiels supérieurs de l’Être.

Nous connaissons l’importance du sel. Le sel est un élément qui participe au feu et à l’air. Il est ardent et il est aussi volatile. Si vous ne le savez pas, allez faire une investigation sur la côte. Si vous vous baignez et bronzez, les gens croient que c’est le soleil qui vous brûle dans la mer. Non, souvent il ne fait pas beau et pourtant il brûle. Qu’est-ce qui nous fait brûler? Simplement, c’est l’élément sel, le sel de la mer nous brûle ; il peut brûler le dos, tout le corps. Je me suis brûlé moi-même en me baignant dans la mer, fortement.

Il est également volatile ; cela est démontré par le fait que si vous laissez votre voiture à une certaine distance de la mer, petit à petit, le sel marin détruit tout, toute la carrosserie, il la casse. Pourquoi? Il vole, il est volatile.

Ainsi, le sel est étroitement lié à l’élément feu et à l’élément air. Concernant le feu, il est évident que cela signifie qu’il est lié au soufre. En ce qui concerne l’élément air, il est évident qu’il relie le sel au mercure et à l’eau, n’est-ce pas?

Voyons donc ce qu’est le sel : c’est le menuisier du soufre et le jointeur du mercure. Le sel est redoutable! Le sel, ésotériquement, doit s’allier au soufre et au mercure ; et le soufre et le mercure, c’est-à-dire les éléments feu, air et eau, vivent toujours en conflit. Toutefois, c’est par le sel qu’ils s’équilibrent, qu’ils se marient ; c’est ce que fait le sel, jusqu’à ce qu’il rassemble tous les éléments, les quatre éléments, en une seule forme, en une seule figure, qui est la Pierre Philosophale.

Dans la Pierre Philosophale se trouvent le feu, l’air, l’eau et la terre ; qui sont résumés par le sel, le soufre et le mercure.

Alors, quel est le but de cette présentation que je vous fais, sur le mercure et le soufre? Bien entendu, dans sa dernière synthèse, le sel meurt aussi, et ainsi le soufre et le mercure sont complètement liés par la spontanéité naturelle. Mais qu’est-ce que cela a à voir avec cela? Beaucoup. Je sais que ce soufre et ce mercure font partie des corps existentiels supérieurs de l’Être.

Il est clair que par la transmutation du sperme sacré, le mercure des sages est obtenu, le sel est sublimé. Il vient un temps où le mercure et le soufre s’associent, se rejoignent grâce au sel, et il vient un temps où le sel meurt pour que le soufre et le mercure soient libres.

Tout ce surplus de soufre et de mercure qui monte le long de la colonne vertébrale, se coagule et devient d’abord le corps astral ; dans une seconde octave, il devient le mental et dans une troisième, le causal. Quand on possède ces véhicules, on est prêt à incarner un jour, disons, le Logoï intérieur, le Magnes Intérieur.

C’est ainsi que se construit la Pierre Philosophale. Mais, comme je l’ai dit, il faut descendre à la forge des Cyclopes.

En principe, seuls les corps astral, mental et causal sont créés, ce qui en fait un humain planétaire ; un humain qui a le droit de vivre sur n’importe quelle planète du système solaire. C’est la première étape.

Après avoir atteint cet objectif, vous pouvez faire un pas de plus : devenir un humain solaire. Premièrement, nous créons la lune psychologique ; deuxièmement, nous devenons un humain planétaire parce que nous créons à l’intérieur de nous un système solaire psychologique ; troisièmement, si vous voulez devenir un humain solaire, vous devez créer le soleil psychologique à l’intérieur de vous.

Comment se crée le soleil psychologique? Eh bien, en comprenant que les corps, constitués de sel, de soufre et de mercure, doivent fixer de l’or en eux-mêmes. L’or est multiplié par soi, il est créé simplement en éliminant le mercure sec, le soufre arsenic.

Le mercure sec sont les agrégats psychiques, et le soufre arsenic est le feu infernal de l’abominable organe Kundabuffer. Si on enlève ces deux éléments, les atomes d’or se fixent dans les corps et les corps deviennent de l’or.

Les corps d’or sont des corps qui peuvent parfaitement recevoir le Christ intime, le Logos. Lorsque cela se produit, l’humain solaire naît. Pourquoi? Parce qu’il a créé à l’intérieur de lui le soleil psychologique. Mais pour le créer, il a fallu aussi descendre jusqu’à la neuvième sphère, car c’est dans la forge des Cyclopes que se multiplie le « vitriol », c’est-à-dire le sel, le soufre et le mercure.

En y travaillant, l’initié multiplie le vitriol, et à travers le vitriol crée l’or. L’esprit de l’or est dans le sperme sacré, et les grands maîtres de l’Alchimie ont le sperme fait or, mais de l’or véritable. Avec cela je dis tout. Or.

Ainsi, au nom de la vérité, si l’on ne travaille pas dans la neuvième sphère, il n’est pas possible de multiplier, dans le vase hermétique, le sel, le soufre et le mercure, c’est-à-dire le vitriol des sages. Et, si l’or n’est pas multiplié dans le vase hermétique, alors la Christification ne peut pas non plus être réalisée.

Seul l’humain pleinement Christifié est un humain solaire. Ainsi, nous devons fabriquer le soleil psychologique à l’intérieur de nous-mêmes.

Qui appose l’or sur les corps? Eh bien, c’est l’antimoine. Qu’est-ce que l’antimoine? C’est l’une des parties de l’Être, un expert en science transmutationnelle qui peut fixer l’or dans les corps.

Ainsi, faire le soleil psychologique est nécessaire, mais pour le faire il faut descendre dans la neuvième sphère.

Or, celui qui a déjà atteint de telles hauteurs, l’humain solaire qui a déjà absorbé l’intelligence solaire en lui, l’humain-soleil, a le droit de progresser un peu plus loin.

Si vous voulez devenir un humain galactique, par exemple, avec le droit de prendre un corps physique dans Sirius—car c’est de là que cette vague spirituelle révolutionnaire qui surgit de la terre, vers Sirius…car il est évident que pour prendre un véhicule dans Sirius, il faut être plus qu’un simple humain solaire, vous devez être un humain galactique.

Mais comment fait-on pour devenir un humain galactique?

Eh bien, évidemment, l’initié doit redescendre dans la neuvième sphère, pour y fabriquer les véhicules qui lui permettent de vivre dans n’importe quel recoin de la galaxie, y compris Sirius, le centre de cette Galaxie.

De quels véhicules s’agit-il? Eh bien, ce sont les quatre kayaks. Quels sont les quatre kayaks? Le corps du nirmanakaya, le corps du sambhogakaya, qui a trois degrés de perfection de plus que le simple nirmanakaya, celui de l’adikaya et, enfin, celui du dharmakaya.

Ces quatre corps sont des millions de fois plus splendides que les corps astral, mental et causal ; ce sont les quatre kayaks. Possédant les quatre kayas, il y a un droit parfait de se réincarner sur Sirius ; on peut se réincarner dans le soleil central.

Autour de Sirius gravitent des millions de constellations, et celui qui se réincarne sur Sirius, qui entre par exemple dans l’église transcendée, a parfaitement le droit d’avancer un peu plus s’il le veut. Il pourrait essayer d’atteindre, par exemple, la connaissance infinie, le droit de vivre en souverain dans tout cet infini, que j’appellerais l’infini d’Einstein.

Pour vivre dans tout cet infini et dans tous ses paradis et être un vrai roi, pas un simple roitelet, mais un véritable roi de tout cet infini, connu par Einstein, je ne dirais pas connu mais énoncé par Einstein, il faudrait redescendre dans la neuvième sphère pour y travailler, créer des conditions, des corps, des pouvoirs qui lui permettent de vivre dans tout cet infini.

Disciple : Puis-je vous poser une question?

Samael Aun Weor : Bien sûr.

Disciple : Réaliser tout ce travail en une seule vie… il ne fait aucun doute qu’un seul corps physique sans agencement, sans prolongement, ce ne serait pas possible. Alors, l’élixir de longue vie serait-il nécessaire pour ce travail?

Samael Aun Weor : Oui.

Disciple : Je veux dire, ce serait un travail de cinquante ou quatre-vingts ans.

Samael Aun Weor : Et ce n’est rien comparé à ce que ce travail implique. Mais bien sûr, pour cela vous avez déjà besoin de l’élixir de longue vie et d’être ressuscité.

Disciple : Alors… Une autre question se pose, maître. D’après cela, alors, la femme devrait-elle faire de même ou devrait-elle, indiscutablement, se mettre déjà aux ordres du Père ou quelque chose de similaire? Ou de quelle manière ce travail pourrait-il être fait?

Samael Aun Weor : Eh bien, c’est qu’on ne le sait pas dans cette vie. Par exemple, si c’est la femme qui a suivi un tel chemin, elle ne saurait pas si le mari la rejoindrait pour tous ces processus ésotériques ; et s’il s’agit de l’humain en question, il ne peut pas être sûr que sa pauvre petite femme sera autour de lui assez longtemps pour faire un si long genre de travail, puisque la pauvre petite femme a déjà en vue ses quatre-vingt ou quatre-vingt-dixième anniversaire, non… C’est pourquoi je dis : il faut être ressuscité, ressuscité ; seul un maître (physiquement) ressuscité peut le faire.

Maintenant, si vous voulez entrer dans l’ordre infini, si c’est la volonté du Père, après être venu donner la plus haute note « SI », en tant qu’humain infini, on peut s’immerger au sein du Père Éternel Commun Cosmique, pour toujours. Mais il se peut aussi que le Père, l’Ancien des Jours, résolve autre chose : il décide que nous entrons dans le chemin des cosmocréateurs, que nous devons continuer à vivre dans l’infini suivant.

Pour avoir le droit d’entrer dans l’infini suivant, dans n’importe quel cycle infini ultérieur, comme une galaxie ou éventuellement un système solaire, ou un monde défini, vous devez acquérir les caractéristiques nécessaires : des corps, des substances et des pouvoirs nécessaires pour entrer dans ces mondes. Et on ne pourrait les acquérir qu’en redescendant à la forge des Cyclopes. Maintenant, si l’on fait le travail, nous entrons dans l’infini suivant et dans un monde spécifiquement défini.

En résumé, la forge des Cyclopes est une forge où vous pouvez créer tout ce que vous voulez créer ; que ce soit les conditions de vie nécessaires pour entrer dans tel ou tel firmament, dans telle ou telle galaxie, dans tel ou tel jeu de mondes, etc. La capacité de créer se trouve précisément dans la forge ardente de Vulcain, et c’est pourquoi Hermès Trismégiste dit:

« Il monte de la terre au ciel et derechef, il revient en bas ; il remonte et ainsi de suite sans cesse. Et ainsi, vous pénétrerez dans chaque chose subtile et dans chaque chose dense, vous aurez tous les pouvoirs, ceux d’en haut et d’en bas. »

C’est la clé de tous les pouvoirs ; ainsi, il a été enseigné par Hermes Trismégiste, le trois fois grand dieu ibis de Thot, dans la Tablette d’Émeraude.

D’abord, ils doivent chercher plus. Si dans une éternité, un initié veut entrer dans un infini particulier, un monde qu’il ne soupçonne même pas de loin, l’initié devra créer les véhicules et les forces nécessaires pour y entrer, et il ne pourra les créer que dans la forge des Cyclopes.

C’est dans la forge ardente de Vulcain que va se créer ce qu’il faut : des corps ou des pouvoirs, des conditions de vie qui nous permettent de vivre sur telle ou telle planète, dans tel ou tel firmament. C’est pourquoi dans chaque temple sacré des mystères, le calice est sur l’autel. Ce calice est parfois recouvert d’une petite croix quand le maître ne travaille pas à la forge des Cyclopes.

Lorsque l’initié travaille, le calice reste découvert sur l’autel, sur l’autel d’or. Chaque maître a son propre temple intérieur qui est projetté dans les mondes internes selon, disons, les réalisations de l’Être. Il y a des maîtres qui font bâtir leur temple en or pur : les encensoirs et l’autel, tout est en or ; les lustres, les escaliers, tout en or ; les balustrades des marches, etc. Il y a des maîtres qui ont fait de l’or, et beaucoup. Mais il y a des maîtres qui n’ont pas encore fait de l’or, et tous les encensoirs, les crucifix, les calices et l’autel, et tout le reste, n’est pas encore en or ; ils peuvent être en argent ou en tout autre métal, mais non en or.

Pour fabriquer de l’or, il faut travailler dans le laboratoire oratorium du troisième Logos, avec le « vitriol ». Qu’est-ce que le V.I.T.R.I.O.L.? C’est le « visita interiora terra rectificando invenies ocultum lapidum », qui est traduit par « visite l’intérieur de la terre, qu’en rectifiant tu trouveras la pierre cachée », qui est bien sûr la Pierre Philosophale.

Alors, ce que je vous dis est clair pour moi, puisque j’ai pu expérimenter tout cela, c’est pourquoi je peux donner l’explication correspondante.

Disciple : Maître, une question. Supposons un maître qui a son temple interne fait d’or pur et descend ou chute encore, et, comme on dit, jette la pierre tombe de la colonne de Lucifer, perd-il tout ce qu’il a fait en or?

Samael Aun Weor : Il faut faire la distinction entre une descente et une chute. Vous confondez deux choses distinctes. Une chose est de tomber et une autre chose est de descendre. Si l’on a besoin de descendre, descendez pour accomplir les aphorismes de la Tablette d’Emeraude. On descend pour faire de l’or, en enfer, dans le laboratorium oratorium du Troisième Logos, sans jamais renverser le verre d’Hermès. Mais lorsque ce verre est renversé, il s’ensuit une réduction métallique. C’est ce qu’est une chute : une réduction métallique. Plus tard, lorsque le maître retourne au travail, vient alors la régénération de l’or ; et l’initié peut le régénérer en multipliant le sel, le soufre et le mercure directement dans le verre hermétiquement fermé.

Maintenant si l’initié n’a pas de verre hermétique, eh bien il s’est adapté! Avec quoi un tel va-t-il travailler? Avec quoi travaillez-vous? Si l’initié ne l’a pas, vous devez l’obtenir, quoi qu’il en coûte ; mais pour l’obtenir, pour pouvoir travailler, parce que si cela ne marche pas, cela va moudre.

Ainsi, multiplier le vitriol dans le verre, puisqu’il augmente l’or, régénère l’or et le multiplie ; et cet or est de l’or de la meilleure qualité. Cet or, j’ai vu qu’il communique avec la lumière. Or et lumière, lumière et or, ils se marient si bien qu’il est beau d’observer comment ils se combinent.

Mais le fondement du grand œuvre est précisément dans le sel, le soufre et le mercure.

Ce sel contenu dans le sperme sacré doit être sublimé, et cela tient, comme je l’ai dit, à sa nature ; en partie le feu, en partie l’air. Ainsi, il s’associe au soufre et il s’associe au mercure, et les lie ensemble, les unit. Mais à la longue, le sel lui-même meurt, de sorte que le soufre et le mercure se lient d’eux-mêmes, sans avoir besoin du sel. Ce soufre et ce mercure liés constituent les corps astral, mental et causal ; ils ne sont que du soufre et du mercure, liés ensemble.

Le sceau de Salomon explique cela, parce que le triangle supérieur du sceau de Salomon est le soufre, le triangle inférieur est le mercure, et ils se trouvent unis. La même est la croix de Saint André, elle a la même signification.

J’ai trouvé, par exemple, un temple au Yucatan, un temple où il y a plus de dix mille croix de Saint André ; c’est un « temple » Maya au Yucatan. Eh bien, là, vous pouvez compter dix mille croix de Saint-André. Cela nous rappelle dix mille baleines.

Avec juste raison, l’Ancien Testament dit :

« Et les femmes se répondirent pendant qu’elles jouaient, et dirent : Saul (Hébreu Sheol, שאול signifiant « Enfer ») a tué ses milliers (Aleph), et David (דוד) ses dix (Alephim – אלפים) mille. » – 1 Samuel 18 : 7

Ce sont les dix mille baleines ou les dix mille agrégats psychiques qui doivent être éliminés pour devenir un humain solaire.

« Saul a tué ses milliers, et David ses dix mille » ; il y a dix mille baleines (dans Yetzirah, la Seconde Montagne).

J’ai appris cela, en principe, de Maître Morya. Une fois il m’a dit : « Le maître un tel (il m’a donné le nom d’un maître) a tué dix mille baleines. J’ai répondu : « Franchement, c’est quelque chose que, en soi, je ne comprends pas, vénérable Maître Morya. »

Je lui ai serré la main pour lui dire au revoir et j’ai décidé de lui baiser la main, mais au moment de lui serrer la main, j’ai remarqué quelque chose d’extraordinaire concernant sa main, elle s’est transformée en une main squelettique, du défunt. « Ah! Je comprends, Maître Morya ; maintenant, je comprends. » Et, j’ai dit au revoir.

Il était très heureux; J’étais aussi très heureux.

Disciple : Maître, une question. Lorsque vous voyez des êtres dorés – parce qu’il y a d’autres êtres qui ressemblent à de l’argent, comme de la lumière – ces êtres dorés ont-ils fait de l’or, intérieurement?

Samael Aun Weor : Or, or massif, et de la meilleure qualité. Ils ont des corps existentiels supérieurs de l’Être en or. Moi, par exemple, je devais fabriquer de l’or et je devais le fabriquer en quantité dans le laboratoire oratorium du Troisième Logos. C’est pourquoi mes véhicules sont en or, parce que je les ai fait travailler dur, très dur, dans la forge des Cyclopes, en éliminant le mercure sec, qui ne sert à rien, et ce soufre toxique qu’est l’arsenic ou le soufre arsenic, vous comprez?

Disciple : Oui, maître.

Samael Aun Weor : Écoutez attentivement, et comprenez avec votre intuition l’histoire que je m’apprête à vous raconter :

Une fois, un maître est arrivé dans une maison, a dit bonjour et a demandé : « Est-ce que le maître « un tel vit » ici? »

« Oui, il vit ici, mais il ne reçoit pas de visites. »

« Wow, il ne reçoit pas de visites? Mais si c’est moi? Je veux le voir! »

« Même les yeux du Bouddha ne peuvent pas le voir. »

Le lendemain, il revint voir : « Le maître est-il ici? » « Je vais voir… » Au bout d’un moment le maître sort, puis, le visiteur lui donne une couverture, qu’il pose par terre comme cela, pour que le maître s’asseye et qu’il s’assoie aux pieds du maître (comme le sont les coutumes Orientales). Alors, le maître a vu de loin la couverture et a dit: « Ce n’est pas nécessaire. »

Ensuite, le visiteur a de nouveau pris la couverture sur lui, a fait trois fois le tour du maître et est parti. Ainsi, ils s’étaient déjà compris.

Ceci, sans parler.

C’est être! C’est être! C’est être!

Disciple : Même les yeux du Bouddha ne peuvent pas vraiment voir l’Être de l’Être de l’Être…, ni même les yeux du Bouddha ne peuvent le voir?

Samael Aun Weor : Nous devons apprendre à comprendre intuitivement les images, etc., que nous voyons, lorsque nous sommes en présence de maîtres (comme lorsque j’ai serré la main de Morya.)

Disciple : Eh bien maître, nous vous remercions infiniment. Maître, à quel moment l’initié, l’Être intérieur, devient-il un Bouddha?

Samael Aun Weor : Eh bien, de quel genre de Bouddha parlez-vous?

Disciple : Eh bien, quand je suis entré dans la Gnose j’ai entendu parler du Bouddha vivant. Plus tard, j’ai entendu dire que le Bouddha vivant était tombé… Ce Bouddha vivant est-il quelque chose qui demeure chez certains, mais pas chez d’autres? Ou comment se fait-il qu’un Être intérieur puisse devenir un Bouddha?

Samael Aun Weor : Il existe deux sortes de Bouddhas : il y a les Bouddhas transitoires (terrestres) et il y a les Bouddhas permanents. Bien sûr, Julio Medina, par exemple, est le Bodhisattva d’un Bouddha vivant. C’est pourquoi on l’appelle un Bouddha vivant, parce qu’il est un Bodhisattva d’un Bouddha vivant. Il est un Bodhisattva et est à ce niveau; qu’il soit debout ou tombé, cela n’a pas d’importance, mais il est le Bodhisattva d’un Bouddha.

Maintenant, il faut distinguer les Bouddhas terrestres, pour être plus clair, et les Bouddhas prototypes. Le prototype, par exemple, de Gautama, du Bouddha terrestre appelé Gautama Sakyamuni, son prototype est un Bouddha de contemplation ; il est le Bouddha de contemplation, Amitabha.

Ainsi, Amitabha est un Bouddha de contemplation. Amitabha a émané de lui-même un rayon, qui est le Bouddha terrestre, qui s’est manifesté sous le nom de Gautama. Mais Gautama n’est qu’une réincarnation passagère. Ne pensons pas seulement à Gautama ; qu’en est-il, par exemple, de Tsongkhapa?

Tsongkhapa est du même rayon qui s’est incarné en tant que Gautama, projeté par Amitabha. Le Bouddha Amitabha est un Bouddha de contemplation, un Bouddha permanent. Comprenez vous?

Maintenant, un bodhisattva est un germe, comme un organisme éthérique microscopique, qui peut ou non se développer. S’il se développe, il donne naissance à un humain céleste, et s’il ne se développe pas, c’est une réincarnation perdue.

Disciple : Actuellement, il y a beaucoup de réincarnations perdues.

Samael Aun Weor : Il peut y avoir de nombreux bodhisattvas aujourd’hui ; ils ne sont que de simples germes. Si vous examinez un tel germe, je le répète, c’est un organisme éthérique à partir duquel un humain céleste, un Bouddha, peut se développer, se déployer ; mais parmi le Bouddha, il se développe et se déploie ; c’est le Bouddha terrestre ou bodhisattva.

Il y a une grande différence entre ce Bouddha et le Bouddha prototype ou Bouddha de contemplation.

Quant aux Bouddhas, au-delà d’Amitabha se trouve le Bouddha suprême (Adi-Bouddha), qui est le Logos, le verbe, unité multiple parfaite. De là (Adi-Bouddha) émergent les Bouddhas de contemplation. Et des Bouddhas de contemplation émergent les Bouddhas terrestres. Maintenant, je crois que vous avez compris la différence entre les états Bouddhiques.

Disciple : Oui, maître. Une question concernant cette affaire, maître. Puisque cela nous aide à enseigner : quelle est la différence spécifique entre le germe d’un Bouddha et une personne qui n’a jamais atteint la maîtrise?

Samael Aun Weor : Eh bien, il y a la différence qui existe entre un homme et un robot programmé.

Disciple : Mais dans un Bouddha pas encore développé, c’est-à-dire le simple germe.

Samael Aun Weor : Le simple germe? Eh bien, en tout cas, ce germe possède les corps existentiels supérieurs de l’Être. Et, par conséquent, c’est un humain, n’est-ce pas? Un humain en gestation en qui se trouve le germe du Bouddha, le germe du Bouddha qui peut se développer ou qui peut donner origine ou naissance ou développement puis à l’humain céleste…

Un bodhisattva n’est rien de plus que cela, un germe qui peut ou non se développer. S’il coopère avec l’Être, il se développe et de lui vient naître l’humain céleste; et si vous ne coopérez pas avec lui, il ne se développe pas.

Mieux vaut coopérer avec lui pour développer l’humain céleste, et devenir un vrai Bouddha, un Bouddha terrestre. Ce Bouddha terrestre, après tout, est englouti par le Bouddha de contemplation, le Bouddha prototype.

Disciple : Je veux poser une autre question, maître. Si une personne, quelqu’un possède le germe du Bouddha, est-ce que le bodhisattva posséder le germe?

Samael Aun Weor : Eh bien, puisque ce germe est déposé dans les glandes sexuelles, ce n’est rien de plus qu’un germe, et c’est ce qu’est un bodhisattva, un germe. Plus tard, un humain céleste, un Bouddha, peut ou non se développer.

Disciple : Maître, ce que je demande, c’est que, selon la loi, tôt ou tard, ce germe ne doit-il pas se développer et revenir à son état développé d’origine?

Samael Aun Weor : Si l’humain terrestre, le bodhisattva, souhaite le faire…

Disciple : Et sinon?

Samael Aun Weor : Si non, non.

Disciple : Reste-t-il comme une essence qui n’a jamais atteint l’auto-réalisation?

Samael Aun Weor : Il reste un germe qui vit latent dans son prototype originel, qui est un Bouddha de contemplation.

Disciple : Et si ce Bouddha se développe, quelle différence y a-t-il entre le Bouddha et un maître? Par exemple, comme nous l’avons déjà évoqué concernant le maître untel. Puisque nous comprenons que parmi les maîtres, il y a des maîtres et des maîtres et des maîtres, des niveaux et des niveaux. Mais disons, un maître, donc, décent, non? Que de nombreuses fois à travers ses livres, qu’il soit un maître de la cinquième, de la sixième initiation, est déjà un maître qui commence à peine à chercher, eh bien, la perfection, ou la cote, ou peu importe son nom. Mais je veux dire, du Bouddha au maître, quelle différence cela fait-il?

Samael Aun Weor : Chaque Bouddha est un maître, et chaque maître est un humain, mais un véritable humain. Donc, en cela, il y a différents degrés Bouddhiques, et c’est tout.

Les Bouddhas les plus exaltés sont ceux qui ont neuf tridents sur leurs cornes. Dans les cornes, ce sont les Bouddhas les plus exaltés. Vous savez déjà que les cornes viennent du Lucifer Nahuatl, et cela appartient aux mystères de la tauromachie. Bien sûr, les tridents et les cornes, etc. tout cela appartient aux mystères du Taureau, les terribles mystères du Taureau. Les mystères de Lucifer nous parlent de ses cornes sur son front. Si vous comptez le nombre de tridents, de fourches, sur les cornes de Lucifer, sur n’importe quel Bouddha, vous savez déjà quel est le degré de développement de son raisonnement objectif ; dans quelle mesure un tel s’est développé. Et donc, avec cela, tout est connu. Car pour atteindre le degré de libération totale et pouvoir se fixer dans l’Anklad sacré, il faut posséder exactement neuf tridents sur les cornes.

Disciple : Est-ce que l’Aïn, le saint Anklad, est le même Absolu?

Samael Aun Weor : C’est le Père Éternel Cosmique Commun, le tout miséricordieux, l’infini qui soutient tout, le grand océan.

Disciple : Anklad, maître?

Samael Aun Weor : Anklad, avec un k.

Or, un maître qui n’a, par exemple, que six tridents sur les cornes, évidemment, n’est qu’un maître qui a déjà fait le grand œuvre, c’est un humain solaire. Mais il n’est toujours pas encore un maître qui puisse s’établir dans le saint Anklad. Donc, il y a des degrés et des degrés, qui sont connus par les cornes.

Disciple : Il suffit de regarder les cornes de Lucifer, on sait déjà à quel niveau se trouve l’initié?

Samael Aun Weor : Bien sûr, c’est ainsi.

Disciple : Wow, à ce que vous avez dit!

Samael Aun Weor : Oui monsieur.