Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Bhavachakra, la Roue du Devenir

Nous allons commencer notre conférence ce soir, j’espère que tout le monde y prêtera un maximum d’attention. Je vais parler aujourd’hui des mystères de la vie et de la mort ; c’est clairement l’objectif de cette conférence. Nous allons faire une distinction complète entre la loi de l’éternel retour de toutes choses, la loi de la transmigration des âmes, et la loi de la réincarnation, etc… Le moment est venu de divulguer toutes ces choses en détail, afin que les étudiants restent bien informés.

Il est évident que la première chose qu’il faut savoir dans la vie, c’est d’où l’on vient, où l’on va, quel est l’objet de son existence, pour quoi existons-nous, pourquoi existons-nous, etc., etc., etc. Sans aucun doute, si nous voulons savoir quelque chose sur le destin qui nous attend, sur ce qu’est la vie en elle-même, il faut d’abord savoir ce que nous sommes ; c’est urgent, inajournable, irrépressible.

Notre Corps

Le corps physique, en soi, n’est pas tout. Un corps est composé d’organes et chaque organe est composé de cellules ; à son tour, chaque cellule est constituée de molécules et chaque molécule d’atomes. Si nous divisons un atome, nous libérons de l’énergie. Les atomes eux-mêmes sont constitués d’ions qui gravitent autour d’électrons, de protons, de neutrons, etc., etc., etc., la physique nucléaire sait tout cela.

En définitive, le corps physique se résume en différents types et sous-types d’énergie, et c’est très intéressant. La pensée humaine elle-même est énergie ; du « néopallium » du cerveau proviennent certaines ondes qui peuvent être judicieusement enregistrées. On sait déjà que les scientifiques mesurent les ondes mentales avec des appareils très fins et les cataloguent sous forme de microvolts… microvolts. Ainsi, en définitive, notre corps se résume en différents types et sous-types d’énergie.

La soi-disant « matière » n’est rien de plus que de l’énergie condensée ; c’est pourquoi Albert Einstein a dit que l’énergie est égale à la masse multipliée par la vitesse de la lumière au carré ; il a également déclaré emphatiquement que la masse se transforme en énergie, l’énergie se transforme en masse. Ainsi, en fin de compte, la soi-disant « matière » n’est rien de plus que de l’énergie condensée.

Corps Vital

Le corps physique a une profondeur vitale organique ; je veux me référer, emphatiquement, au « Linga Sarira » des Théosophes, la condensation bio-thermo-électromagnétique.

Chaque atome du corps vital pénètre dans chaque atome du corps physique, le faisant vibrer et scintiller.

Le double vital ou corps vital est en réalité une sorte de double organique. Si, par exemple, un bras de ce double vital sort du bras physique, on sent que la main s’endort, que le bras s’endort ; mais lorsque ce bras vital revient entrer à l’intérieur du bras physique, lorsque chaque atome du corps vital pénètre à l’intérieur de chaque atome du corps physique, une vibration se produit : la vibration que l’on ressent lorsque son bras s’endort et que l’on veut le réveiller (une sorte de « picotement », pour ainsi dire).

Eh bien, si le corps vital d’une personne physique était définitivement enlevé et non ramené, la personne physique mourrait. Donc, ce qui concerne le corps vital est intéressant ; cependant, un tel « corps » n’est rien de plus que la partie supérieure du corps physique, c’est, disons, la partie tétradimensionnelle du corps physique. Les Vedantins considèrent le corps vital et le corps physique comme un tout, comme une unité.

L’Ego

Un peu plus loin, donc, de ce corps physique avec son siège vital organique, nous avons l’ego. En lui-même, l’ego est une somme de divers éléments inhumains que nous portons à l’intérieur de nous ; Il est évident que nous appelons de tels « éléments » colère, cupidité, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc., etc., etc. Ainsi, l’ego n’est rien de plus que cela… Nos défauts sont si nombreux… Virgile a déclaré :

« Non, même si j’avais cent bouches, cent langues et des gorges d’airain, inspirées par des poumons de fer, je ne pourrais pas décrire la moitié de ceux que mes crimes horribles décrivent, ni la moitié des châtiments que ces crimes ont rencontrés. » —L’Enéide

Il y a des gens qui intronisent l’ego dans leurs cœurs, qui lui bâtissent un autel et l’adorent ; ceux qui supposent que l’ego lui-même est divin sont des gens qui se trompent sincèrement, et en cela ils ont parfaitement tort.

Il y a ceux qui divisent l’ego en deux : ego supérieur et ego inférieur et veulent que l’ego supérieur contrôle l’ego inférieur. Ces personnes ne veulent pas se rendre compte, ces personnes ne veulent pas se rendre pleinement compte que la « section supérieure » et la « section inférieure » sont la même chose, parce qu’elles sont la même chose.

L’ego, en lui-même, est le temps, l’ego est en soi un livre de plusieurs volumes ; dans l’ego sont toutes nos aberrations, tous nos défauts, ce qui fait de nous de véritables « animaux intellectuels » au sens plein du terme.

Certains disent que l’alter-ego est divin, et ils l’adorent; c’est donc une autre manière de chercher des échappatoires pour sauver l’ego, de le diviniser, car leur « Moi » est l’ego, et c’est tout.

La Mort

La mort, en elle-même, est vraiment une soustraction de fractions : une fois l’opération mathématique terminée, il ne reste plus que les valeurs. Ces « valeurs » sont aussi bien positives que négatives ; elles sont bonnes et mauvaises. L’éternité les avale, les dévore. Dans la lumière astrale, ces valeurs s’attirent et se repoussent, selon les lois de l’aimantation universelle. Ces valeurs sont les mêmes éléments inhumains qui constituent l’ego ; ces éléments se heurtent parfois, ou simplement s’attirent ou se repoussent.

La mort est le retour au point de départ initial. Un homme est ce qu’est sa vie ; si un homme ne travaille pas sur sa propre vie, s’il n’essaie pas de la modifier, évidemment, il perd misérablement son temps, parce qu’un homme n’est rien d’autre que cela, ce qu’est sa vie. Nous devons travailler notre propre vie pour en faire un chef-d’œuvre.

La vie est comme un film; quand le film se termine, nous l’emmenons avec nous dans l’éternité ; dans l’éternité nous revivons la vie qui vient de s’écouler.

Pendant les premiers jours, la personne désincarnée, le défunt, voit généralement la maison où il est mort et même y habite. S’il meurt, par exemple, à l’âge de 80 ans, il continuera à voir ses petits-enfants, assis à table, etc. ; C’est-à-dire, l’ego sera parfaitement convaincu que son physique est toujours vivant, et il n’y a rien dans la vie qui puisse le convaincre du contraire.

Pour l’ego rien n’a changé, malheureusement; il voit la vie comme toujours : assis, par exemple, à la table de la salle à manger, il commandera ses repas habituels. Évidemment, ses pleureuses ne le verront pas, mais la subconscience (de ses proches le verra), elles répondront ; cette subconscience mettra les aliments indiqués sur la table. Il est évident qu’elle ne mettra pas de nourriture physique, car ce serait impossible, mais elles mettront des formes mentales, très similaires à celles de la nourriture que le défunt avait l’habitude de consommer.

Le désincarné peut voir une veillée, mais il ne supposerait jamais que cette veillée ait quoi que ce soit à voir avec lui, il pense plutôt qu’un tel veillée correspond à quelqu’un qui est mort, à une autre personne, mais il ne croirait jamais qu’il lui correspondrait. Il se sent si vivant (dans l’éternité) qu’il ne soupçonne même pas à distance sa mort (physique).

S’il sort dans la rue, il verra les rues si absolument pareilles, que rien ne pourra lui faire penser qu’il s’est passé quelque chose. S’il va dans une église, il y verra le prêtre dire la messe, il assistera au rite et très calmement il sortira de l’église, parfaitement convaincu qu’il est (physiquement) vivant, rien ne pourra lui faire penser qu’il est (physiquement) décédé. De plus, si quelqu’un lui faisait une telle déclaration, il sourirait avec scepticisme ; incrédule, il n’acceptera pas l’affirmation qui lui est faite.

Revue Rétrospective de la Vie

Il (le défunt) doit revivre dans le monde astral, toute l’existence qui vient de s’écouler, mais il la revit d’une manière si naturelle et à travers le temps, que le défunt, identifié à lui, savoure véritablement chacun des âges de la vie qui s’est terminée.

S’il a 80 ans, par exemple, pendant un temps il va caresser ses petits-enfants, s’asseoir à table, s’allonger dans son lit habituel, etc., mais au fil du temps, il s’adapte aux autres circonstances de sa propre existence..

Il se sentira bientôt vivre l’âge de 79, ou 77, ou 60, etc. ; et s’il vivait dans une autre maison, à l’âge de 60 ans, alors il se verra vivre dans cette autre maison et dira la même chose qu’il a dite, et même l’aspect psychologique de lui prendra l’apparence qu’il avait quand il avait 60 ans.

Et s’il vivait à 50 ans dans une autre ville, eh bien à cet âge-là il se verra dans cette ville-là revivre dans cette autre maison et ainsi de suite, tandis que son aspect psychologique, sa physionomie, change, selon l’âge qu’il doit revivre.

À 20 ans par exemple, il aura exactement la physionomie qu’il avait à 20 ans, et à 10 ans il se verra enfant et quand le moment arrivera, enfin, quand il aura fini de réviser son existence passée, toute sa vie auront été réduites à des additions et des soustractions, et à des opérations mathématiques ; c’est très utile pour la conscience.

Trois Chemins Après la Mort

Dans ces conditions, le défunt comparaîtra devant les tribunaux de la justice objective ou justice céleste ; ces tribunaux sont totalement différents de ceux de la justice subjective ou terrestre. Dans les tribunaux de la justice objective, seuls règnent véritablement la loi et la miséricorde, car il est évident que la miséricorde côtoie toujours la justice.

Trois chemins s’ouvrent devant le défunt :

le premier, des vacances dans les mondes supérieurs (ce chemin est pour les gens qui le méritent vraiment)
le second, sera de revenir médiatement ou immédiatement à une nouvelle matrice
troisièmement, descendre dans les mondes infernaux jusqu’à la « seconde mort » dont parlent l’Apocalypse de Saint Jean et l’Évangile du Christ.

Des Vacances dans les Mondes Supérieurs

Évidemment, ceux qui parviennent à l’ascension vers les mondes supérieurs traversent une période de grand bonheur. Normalement l’âme (ou mieux dit, la conscience) est enfermée dans les « Moi » de la psychologie expérimentale, dans l’ego, qui comme je vous l’ai déjà dit, est une somme de différents éléments inhumains.

Mais il arrive que ceux qui montent dans les mondes supérieurs abandonnent momentanément leur ego ; Dans ces cas, l’âme ou conscience, ou essence (ou peu importe comment nous voulons l’appeler), sort de cet horrible cachot, qui est l’ego, le Moi, pour monter jusqu’au fameux « Devachan » dont nous parlaient les Hindous (une région de bonheur ineffable dans le monde du mental supérieur de l’univers), on y goûte le bonheur authentique ; là, eux, les désincarnés, retrouvent leurs parents qu’ils ont quittés dans le temps; ils trouvent, disons, ce qu’on pourrait dire, leur âme.

Par la suite, la conscience, essence ou âme (ou comme nous voulons l’appeler), quitte également le monde du mental pour entrer dans le monde des causes naturelles. Le monde causal est grand, merveilleux ; dans le monde causal résonnent toutes les harmonies de l’univers, là se font vraiment sentir les mélodies de l’infini.

Il arrive que dans chaque planète il y ait plusieurs sons, mais tous ensemble, additionnés, donnent une note de synthèse, qui est la tonique de la planète. L’ensemble des tonalités de chaque monde résonne merveilleusement dans l’immense chœur de l’espace étoilé, et cela produit une joie ineffable dans la conscience de tous ceux qui jouissent de la béatitude dans le monde causal.

Nous trouvons aussi, dans le monde des causes naturelles, les seigneurs de la loi, ceux qui punissent et récompensent les pays et les peuples, nous trouvons, dans le monde des causes naturelles, les vrais humains, les humains causaux ; nous les trouvons là, travaillant pour l’humanité. On retrouve dans le monde des causes naturelles les principautés, les princes des éléments, les princes du feu, de l’air, de l’eau et de la terre.

La vie palpite, intensément, dans le monde des causes naturelles. Le monde causal est précieux en lui-même ; un bleu profond, intense, comme celui d’une nuit pleine d’étoiles et éclairée par la lune, brille ainsi sans cesse dans le monde des causes naturelles. Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas d’autres couleurs; oui, il y en a, mais la couleur de base, fondamentale, c’est le bleu intense et profond d’une nuit lumineuse et étoilée…

Ceux qui vivent dans cette région sont heureux au sens le plus transcendantal du terme ; mais toute récompense finit par s’épuiser, toute récompense a une limite, et le moment arrive, bien sûr, où l’âme qui est entrée dans le monde causal doit revenir, retourner et redescendre inévitablement, pour retourner dans l’ego ; dans le « Moi » de la psychologie expérimentale.

Par la suite, ce genre d’âmes vient imprégner l’œuf fécondé, former un nouveau corps physique ; ils se réincorporent dans un nouveau corps physique, ils retournent au monde…

Involution dans les Mondes Infernaux : Enfer

Un autre est le chemin qui attend ceux qui descendent dans les mondes infernaux ; ce sont des âmes qui ont déjà accompli leur temps, leur cycle de manifestation, ou qui ont été trop perverses ; de telles personnes se involuent, indubitablement, dans les entrailles de la terre.

Dante Alighieri nous parle, dans sa Divine Comédie « des neuf cercles Dantesques et il voit ces neuf cercles à l’intérieur de la terre.

Nos ancêtres Anáhuac, dans le grand Tenochtitlán, parlent clairement de « Mictlán » (c’est la région infernale, qu’ils placent aussi à l’intérieur même de notre globe terrestre).

Contrairement à certaines autres sectes ou religions, pour nos ancêtres Anáhuac (comme nous l’avons vu dans leurs codex), le passage par Mictlán est obligatoire et ils le considèrent, simplement, comme un « monde de probation », où les âmes sont éprouvés et si elles parviennent à traverser les neuf cercles, elles entreront sans aucun doute dans l’Éden, c’est-à-dire le paradis terrestre.

Pour les Soufis Musulmans, l’enfer n’est pas non plus un lieu de châtiment, mais d’instruction et de purification pour la conscience.

Pour le Christianisme, dans tous les coins du monde, l’enfer est un lieu de punition et de châtiment éternel ; cependant, dans le cercle secret du Christianisme, la partie cachée de la religion Chrétienne, c’est différent. Dans la partie cachée de tout mouvement Chrétien, dans la partie intime ou secrète, se trouve la Gnose. Le Gnosticisme Universel ne voit pas l’enfer comme un lieu de châtiment éternel et sans fin, mais comme un lieu d’expiation, de purification et d’illumination pour la conscience.

Évidemment, il doit y avoir de la douleur dans les mondes infernaux, puisque la vie est terriblement dense à l’intérieur de la terre et surtout dans le neuvième cercle (où ce noyau est, disons, concret, d’une matière terriblement dure), là on subit l’indicible…

La Seconde Mort

En tout cas, ceux qui entrent dans l’involution submergée du règne minéral, doivent tôt ou tard passer par ce qu’on appelle, dans l’évangile Christique, la « seconde mort ».

On n’a jamais pensé, dans la Gnose universelle, en étudiant cette matière de l’enfer Dantesque, qu’en elle la punition n’ait pas de limite. Nous considérons que Dieu, étant éternellement juste, ne saurait faire payer à personne plus que ce que l’on doit, puisque toute faute, si grave soit-elle, a un prix ; une fois ce prix payé, il semblerait absurde de continuer à payer. Ici même, dans notre justice terrestre (qui n’est qu’une justice parfaitement subjective), on voit que si un prisonnier va en prison, pour tel ou tel crime, une fois qu’il a payé son crime, on lui donne le « billet » pour liberté; même les autorités terrestres n’accepteraient pas qu’un prisonnier reste en prison après avoir payé pour le crime. Il y a eu des cas de détenus qui se sentent tellement à l’aise en prison que le jour où ils doivent partir, ils ne veulent pas partir, donc ils ont dû être enlevés de force. Ainsi, toute faute, si grave soit-elle, a un prix, si les juges terrestres le savent, combien plus la justice divine le saurait-elle. Quelle que soit la gravité du crime ou des crimes que quelqu’un a commis, ils ont leur prix; une fois le prix payé, le « ticket » pour la liberté est accordé. S’il n’en était pas ainsi, alors Dieu serait un grand tyran ; et nous savons bien qu’à côté de la justice divine, la miséricorde ne manque jamais. On ne saurait donc en aucune façon qualifier Dieu de « tyran » ; un tel cours équivaudrait à un blasphème, et nous, franchement, nous n’aimons pas le blasphème.

La seconde mort est donc la limite du châtiment dans l’enfer Dantesque. Que cet enfer s’appelle « tartare » en Grèce, ou qu’il s’appelle « Averno » à Rome, ou « Avitchi » dans l’Hindoustan, ou « Mictlán » dans l’antique Tenochtitlán, peu importe. Chaque pays, chaque religion, chaque époque ou chaque culture a connu l’existence de l’enfer et l’a toujours qualifié d’un nom.

Pour les anciens habitants des grandes Hespérides (comme on le voit à la lecture de la divine « Enéide » de Virgile, le poète de Mantoue), l’enfer est la demeure de Pluton, c’est cette région caverneuse où Énée le Troyen trouva Dido, cette reine qui s’est suicidée par amour. Elle était amoureuse d’Énée, après avoir juré fidélité aux cendres de Siqueo.

La seconde mort, en elle-même, est généralement très douloureuse, l’ego sent qu’il est en morceaux, que ses doigts tombent, que ses bras sont perdus… Il subit un terrible évanouissement… Quelques instants plus tard, l’essence (ce qu’il y a d’âme à l’intérieur de l’ego), prend une figure enfantine. Ensuite, cet enfant devient comme un gnome ou un pygmée, et entre dans l’évolution des élémentaux minéraux.

Évolution à Travers les Royaumes Élémentaux

De toute évidence, il existe différents types d’élémentaux de la nature. Précisément, en tant qu’autorité en la matière, nous avons Frantz Hartmann, le livre Les Elementaux qu’il a écrit est assez intéressant; ainsi que Paracelse, le grand docteur Philippus Theophrastus Bombastus von Hohenheim (Aureolus Paracelsus)…

Dans tous les cas, les élémentaux sont les consciences des éléments, parce que nous savons bien que les éléments (feu, air, eau, terre) ne sont pas quelque chose de purement physique, comme le supposent les « savants ignorants », mais plutôt, pourrions-nous dire, des véhicules des consciences simples, douces, primitives, disons, au sens le plus transcendantal du terme.

Ainsi, les élémentaux sont les principes conscient des éléments, au sens transcendantal ou essentiel du terme, et c’est tout…

Maintenant, continuons notre explication. Il est évident que ceux qui sont passés par la seconde mort remontent à la surface du monde, et recommencent de nouveaux processus évolutifs qui, sans doute, commenceront par le minéral, par la pierre, se poursuivront par le végétal, qui se poursuivront dans l’animal et qu’enfin, ils auront accès à la vie humanoïde ; l’état humain ou « humanoïde » autrefois perdu sera reconquis.

C’est très intéressant de voir ces gnomes ou pygmées parmi les rochers, on dirait des petits nains, avec leurs gros livres et leur longue barbe blanche…

Évidemment, ce que nous disons maintenant semble assez étrange aux gens de ce siècle, parce que les gens sont maintenant devenus si compliqués, leur mental s’est tellement écarté des simples vérités de la nature qu’il leur est difficile d’accepter volontairement ces choses. Au contraire, ce type de connaissance est accepté par des gens simples, simples, ceux qui n’ont pas tant de complications dans leur intellect.

En tout cas, je tiens à vous dire que les élémentaux minéraux, lorsqu’ils entrent déjà dans l’évolution végétale, deviennent très intéressants. Chaque plante est le corps physique d’un élémental végétal ; les élémentaux des plantes ont la connaissance, ils sont intelligents et il y a de grands ésotéristes qui savent les manipuler ou les manier à volonté ; ils s’avèrent beaux. Ceux qui les connaissent, peuvent à travers eux agir sur les éléments de la nature.

Un peu au-delà des élémentaux végétaux, nous avons les élémentaux du règne animal. Sans doute, seuls les élémentaux végétaux avancés ont le droit d’entrer dans les organismes animaux, et l’évolution commence toujours dans le règne animal avec des organismes simples et dociles, mais au fur et à mesure qu’elle évolue, la vie se complique aussi et le moment arrive où cet élémental animal peut assumer des corps organiques très complexes.

Par la suite, l’état humanoïde autrefois perdu est reconquis. En atteignant ce stade, les élémentaux, l’essence, la conscience, l’âme (quelle que soit la façon dont vous voulez la définir ou l’expliquer), se voient à nouveau attribuer 108 existences pour leur l’auto-réalisation intime. Si au cours des 108 nouvelles existences l’auto-réalisation intime de l’Être n’est pas atteinte, la roue de la vie continue de tourner, et alors, on redescend dans les entrailles du règne minéral, dans le but de libérer l’essence de l’intérieur des éléments indésirables qui, d’une manière ou d’une autre, a adhéré à la psyché, et le même processus se répète.

Conclusion : la roue tourne 3 000 fois ; si en 3 000 cycles de 108 existences chacun, chaque cycle, les essences ne s’auto-réalisent pas, toutes les portes se ferment et l’essence se convertit simplement en un élémental innocent, s’immerge au sein de la grande réalité, c’est-à-dire au sein de la grande Alaya de l’univers, dans l’esprit universel de vie ou « parabrahman », comme l’appellent les Hindous, « la grande réalité »…

C’est alors la vie qui plane sur ceux qui descendent à l’intérieur de la terre après la mort.

Retour et Récurrence

Ainsi, on voit qu’après la désincarnation, certains descendent dans les entrailles de la terre, d’autres montent dans les mondes supérieurs pour des vacances, et il y en a d’autres qui reviennent médiatement ou immédiatement, pour se réincorporer, revenir pour répéter aussitôt dans un nouvelle existence, leur vie ici dans ce monde.

Tant qu’il faut revenir ou réapparaître, eh bien, il faut refaire sa propre vie. Nous avons déjà vu que la mort est le retour au point de départ originel ; Je vous ai aussi expliqué qu’après la mort, dans l’éternité, dans la lumière astrale, disons, il faut revivre la durée de vie qui vient de s’écouler. Maintenant, je vais vous dire que, quand nous revenons, quand nous réapparaissons, quand nous réapparaissons, nous devons répéter, encore une fois, toute notre vie sur le tapis de la vie ou sur le tapis de l’existence.

Dans le premier cas, je n’ai mentionné que la loi de la transmigration des âmes et ceux qui accomplissaient le cycle des 108 existences, qui devaient descendre dans les entrailles du monde. Plus tard, une fois l’ego morts, ils évolueraient à nouveau du minéral vers l’humanoïde (c’est la doctrine de la transmigration). Je parle maintenant de la doctrine de l’éternel retour de toutes choses, ainsi que de cette autre loi qui s’appelle la « doctrine de la récurrence ».

Si l’on, au lieu de descendre dans les entrailles du monde, revient médiatement ou immédiatement, ici, au monde, il est évident qu’il faudra répéter sur le tapis de l’existence, sur le tapis du monde, sa propre vie, la vie qui s’est terminée.

Vous me direz que « c’est trop ennuyeux : on est tous là, à répéter ce qu’on a fait dans l’existence passée, dans le retour passé »… Nul doute que c’est terriblement ennuyeux!, mais nous sommes nous-mêmes coupables, car comme je vous l’ai déjà dit, un homme est ce qu’est sa vie, si nous ne modifions pas notre vie, nous devons la répéter sans cesse.

On se désincarne et on reprend un corps, pour quoi faire? Pour répéter la même chose. Et on se désincarne à nouveau pour reprendre un corps et répéter la même chose, et le jour vient où il faut aller « avec notre musique ailleurs », il va falloir descendre dans les entrailles du monde, jusqu’à la seconde mort. Mais on ne peut éviter ces répétitions.

De telles répétitions sont connues sous le nom de loi de la récurrence : tout se reproduit comme cela s’est passé. Mais pourquoi, me direz-vous, pourquoi faut-il répéter la même chose? Eh bien, cela mérite une explication.

Tout d’abord, je veux que vous sachiez que l’ego n’est pas quelque chose de simplement autonome ou conscient de soi, ou dirons-nous de très individuel. Certes, l’ego est une somme d’egos, il est pluriel.

La psychologie ordinaire, la psychologie officielle, pense à l’ego dans son ensemble; nous pensons à l’ego comme une somme d’ego, car l’un est l’ego de colère, un autre est l’ego de la cupidité, une autre est l’ego de la luxure, un autre est l’ego de l’envie, un autre est l’ego de la paresse, une autre est l’ego de la gourmandise, il y a différents ego, il n’y a pas un seul ego, mais plusieurs ego au sein de notre organisme.

Il est évident que la pluralité des ego sert de fondement à la doctrine des multiples, telle qu’elle est enseignée au Tibet Oriental. Le grand Kabir Jésus soutient la doctrine des multiples :

« Et il arriva ensuite qu’il alla dans toutes les villes et tous les villages, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Et les douze étaient avec lui, et certaines femmes, qui avaient été guéries d’esprits mauvais et d’infirmités, Marie appellée Madeleine, de laquelle sont sortis sept démons. » —Luc 8 : 1, 2

Ainsi, Jésus a sorti sept démons du corps de Marie-Madeleine. Il ne fait aucun doute que ce sont les sept péchés capitaux, à savoir la colère, la cupidité, la luxure, l’envie, l’orgueil, la paresse, la gourmandise. Chacun de ces sept est le chef d’une légion, qui, comme Virgile nous l’a déjà dit :

« Non, même si j’avais cent bouches, cent langues et des gorges d’airain, inspirées par des poumons de fer, je ne pourrais pas décrire la moitié de ceux que mes crimes horribles décrivent, ni la moitié des châtiments que ces crimes ont rencontrés. » —L’Enéide

Ainsi, chaque défaut est un « Moi » en soi ; ainsi, nous avons de nombreux Moi-défauts. Si nous les qualifions de « démons » tels des Moi-défauts, en effet nous ne nous trompons pas. Encore une fois, dans l’évangile Christique, il a été demandée à une personne possédée :

« Et Jésus lui demanda : « Quel est ton nom? Et il répondit, disant : Mon nom est Légion ; car nous sommes nombreux. » —Marc 5 : 9

Donc, son véritable nom est « légion ». Ainsi, chacun de nous, au fond, est légion ; et chaque démon-ego de la légion veut donc contrôler le cerveau, veut contrôler les sept centres principaux de la machine organique, veut se démarquer, s’élever, grimper au sommet de l’échelle, se faire sentir, etc.

Chaque démon-ego est comme une personne à l’intérieur de notre corps; si nous disons que « beaucoup de gens vivent dans notre personnalité », nous ne nous trompons pas ; en effet, c’est ainsi.

Ainsi, la répétition mécanique des divers événements de notre existence passée est certainement due à la multiplicité des ego.

Nous allons considérer des cas concrets : supposons que dans une existence passée, à l’âge de 30 ans, nous nous soyons bagarrés avec un autre sujet au café (cas courant dans la vie). De toute évidence, l’ego-défaut de colère était le personnage principal de la scène. Après la mort, cet ego-défaut continue dans l’éternité et dans la nouvelle existence, cet ego-défaut reste dans les profondeurs de notre subconscience, attendant l’âge de 30 ans pour revenir dans un café ; il y a du ressentiment en lui et il veut rencontrer le sujet de cet événement. À son tour, l’autre sujet, celui qui a participé à cet événement tragique, « au café », a aussi son ego : l’ego qui veut se venger, qui reste dans les profondeurs de la subconscience, attendant ce moment pour entrer en activité. Conclusion, arrivé à 30 ans, le sujet, ou plutôt l’ego sujet, l’ego-colère, cet ego qui faisait partie de cet événement tragique, impliqué dans la subconscience dit : « Je dois rencontrer celui-là »… À son tour, cet autre dit : « Je dois rencontrer celui-là »… Et télépathiquement, ils sont d’accord, ils se rencontrent dans un café, ils se rencontrent physiquement, personnellement, dans leur nouvelle existence et répètent la scène, comme cela s’est passé dans l’existence passée. Tout cela a été fait derrière le dos de notre intellect, en dessous de notre raisonnement. Nous avons simplement été entraînés dans un drame, nous avons été amenés, inconsciemment, à répéter la même chose.

Maintenant, prenons le cas où quelqu’un, à l’âge de 30 ans, dans son existence passée a eu une liaison (un homme qui a eu une liaison avec une dame). Le « Moi » de l’aventure continue vivant après l’aventure, et après la mort il continue vivant dans le (cercle de) l’éternité (5e dimension). À son retour, lors de sa réincorporation, l’ego de ce quelqu’un dans un nouvel organisme, ce « Moi » aventure est toujours vivant, attendant – dans les profondeurs de la subconscience, dans les plis plutôt inconscients de la vie, de la psyché – le moment d’entrer dans une nouvelle activité, et à l’âge de l’aventure passée, c’est-à-dire à 30 ans, ce « Moi » dit : « eh bien, c’est mon moment, maintenant je vais sortir et chercher la femme de mes rêves »… À son tour, le « Moi » de la dame de ses rêves, celui de l’aventure dit la même chose : « c’est mon moment, je vais chercher ce monsieur »… Et en dessous, les deux « Moi » coordonne télépathiquement. Les deux « Moi » se donnent rendez-vous et traînent leurs nouvelles personnalités (tout cela dans le dos de notre intelligence, dans le dos du « ministère de l’intelligentsia »), ainsi la rencontre se produit et l’aventure se répète.

Alors, en effet, bien que cela paraisse incroyable, on ne fait rien, tout nous arrive, comme quand il pleut, comme quand il tonne.

Un procès que l’on a eu dans son existence passée pour des biens terrestres, disons, pour une maison, le « Moi » de ce procès, après la mort continue de vivre et dans la nouvelle existence est toujours en vie, il est caché parmi les plis du mental, attendant le moment d’entrer en activité. Si ce procès était à l’âge de 50 ans, ce « Moi » attend que la nouvelle personnalité atteigne; 50 ans, et à l’âge de 50 ans ce « Moi » dit : « eh bien, c’est mon moment »…, et sûrement celui avec qui ce « Moi » a eu le procès dit aussi : « c’est mon moment »…, et ils se retrouvent pour un autre combat similaire et répètent la scène. Alors, effectivement, nous n’avons même pas de libre arbitre, tout nous arrive, je le répète, comme quand il pleut ou comme quand il tonne…

Il y a une petite marge de libre arbitre (c’est très peu). Imaginez un instant un violon dans son étui ; il y a une marge très minime pour ce violon. Il en est de même de notre libre arbitre : il est presque nul ; qu’il y a une petite marge, imperceptible, que si on sait en profiter, il peut arriver qu’alors on se transforme radicalement et qu’on s’affranchisse de la loi de la récurrence ; mais il faut savoir en profiter. Comment? Eh bien, dans la vie pratique, nous devons devenir un peu plus auto-observateurs.

Comment Éliminer les Causes de la Souffrance

Quand on accepte qu’on a sa propre psychologie, on commence à s’observer, et quand quelqu’un commence à s’observer, on commence aussi à devenir différent des autres.

Nos défauts (ces défauts que nous avons cachés) émergent spontanément, dans la rue, à la maison, au travail ; et si nous sommes alertes et vigilants, comme une sentinelle en temps de guerre, alors nous les voyons.

Un défaut découvert, doit être jugé à travers l’analyse, la réflexion et la méditation intime de l’Être, pour le comprendre. Quand on comprend tel ou tel « Moi » défaut, alors on est dûment préparé à le désintégrer atomiquement.

Est-il possible de le désintégrer? Oui, c’est possible!, mais nous avons besoin d’un pouvoir qui soit supérieur au mental, car le mental par lui-même ne peut fondamentalement modifier aucun défaut psychologique.

Le mental peut l’étiqueter de différents noms, il peut le faire passer d’un niveau de compréhension à un autre, le mental peut le cacher à lui-même ou aux autres, il peut le justifier ou le condamner, etc., mais jamais le modifier radicalement.

Nous avons besoin d’un pouvoir supérieur au mental, un pouvoir capable de désintégrer n’importe quel ego-défaut; ce pouvoir est latent au plus profond de notre psyché, il suffit de le connaître pour apprendre à s’en servir.

Un tel pouvoir, en Orient, en Inde, s’appelle « Devi Kundalini », le « serpent igné de nos pouvoirs magiques ». Dans le grand Tenochtitlan, il s’appelait « Tonantzin »; chez les Alchimistes Médiévaux, il s’appelait « Stella Maris » (la vierge de la mer); chez les Hébreux, un tel pouvoir, reçu le nom de « Adonia » ; chez les Crétois il était connu sous le nom de « Cibeles » ; chez les Égyptiens c’était « Isis » (la Mère Divine, qu’aucun mortel n’a levé son voile); chez les Chrétiens, c’est « Marie », Maya, c’est-à-dire Dieu-mère.

Nous avons souvent pensé à Dieu comme père, mais cela vaut bien de penser à Dieu comme mère, comme amour, comme miséricorde…

Dieu la mère habite au plus profond de notre psyché, c’est-à-dire qu’elle est dans l’Être. Je pourrais vous dire que Dieu mère fait partie de notre propre Être mais dérivée…

Distinguons entre l’Être et l’ego. L’Être et l’ego sont incompatibles, ils sont comme l’eau et l’huile, qui ne peuvent pas être mélangés. « L’Être est l’Être et la raison d’être de l’Être, c’est d’être l’Être lui-même ». L’Être est ce qu’il est, ce qu’il a toujours été et ce qu’il sera toujours; c’est la vie qui palpite dans chaque atome, comme elle palpite dans chaque soleil.

Ainsi, Dieu mère est une variante de notre propre Être, elle est notre propre Être, mais dérivée. Cela signifierait que chacun de nous, ou en fait cela signifie que chacun de nous a son propre Mère Divine, « Kundalini », comme la nomment les Hindous.

Je suis d’accord avec ce terme. Je considère que nous pouvons invoquer la Mère Divine Kundalini dans la méditation profonde, la suppliant alors de désintégrer cet ego-défaut que nous avons parfaitement compris à travers la méditation. La Mère Divine Kundalini procédera et le désintégrera, le réduisant en poussière cosmique.

Lorsqu’un défaut se désagrège, l’âme-essence est libérée, parce qu’à l’intérieur de chaque ego-défaut il y a un certain pourcentage d’âme-essence embouteillée; mais si un défaut est désintégré, l’âme-essence est libérée, et si deux défauts sont désintégrés alors plus d’âme-essence est libérée, et si tous les défauts psychologiques que nous portons en nous est désintégrée, alors nous libérons totalement la conscience.

Une conscience libérée est une conscience qui s’éveille, c’est une conscience éveillée, c’est une conscience qui pourra voir, entendre, toucher et ressentir les grands mystères de la vie et de la mort ; c’est une conscience qui pourra expérimenter par elle-même et directement, ce qui est la réalité, ce qui est la vérité, ce qui est au-delà du corps, des affections et du mental…

Lorsque Pilate demanda à Jésus le grand Kabir : « Quelle est la vérité? Quelle est la vérité? » il est resté silencieux; et quand le Bouddha Gautama Sakyamuni, Prince Siddhartha, a été posé la même question, il a tourné le dos et s’est retiré…

La vérité est l’inconnu d’instant en instant, de moment en moment ; ce n’est qu’avec la mort de l’ego que ce qui est la vérité vient en nous.

La vérité doit être vécue, comme lorsque vous mettez votre doigt dans le feu et que vous vous brûlez.

Une théorie, si belle soit-elle, par rapport à la vérité, n’est pas la vérité ; une théorie, dis-je, ou une opinion, quelque vénérable ou respectable qu’elle soit, par rapport à la vérité, n’est pas non plus la vérité ; quelle que soit l’idée que nous ayons de la vérité, ce n’est pas la vérité même si l’idée est très lumineuse ; toute thèse que nous pouvons soulever sur la vérité n’est pas non plus la vérité. La vérité doit être vécue, je le répète, comme quand on met son doigt dans le feu et qu’on se brûle ; la vérité est au-delà du corps, des affections et du mental, et la vérité ne peut être expérimentée qu’en l’absence de l’ego ; sans avoir dissous l’ego, l’expérience de la réalité n’est pas possible.

L’intellect, si brillant soit-il, si belles théories qu’il possède, n’est pas la vérité.

Comme l’a dit Goethe dans « Faust »:

« Toute théorie, cher ami, est grise, mais l’arbre doré de la vie jaillit toujours vert. »…

Il faut donc désintégrer l’ego de la psychologie pour libérer la conscience ; ce n’est qu’alors que nous pourrons faire l’expérience de la vérité. Jésus le Christ a dit:

« Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »…

Donc, nous devons expérimenter la vérité directement.

Quand quelqu’un réussit vraiment à détruire l’ego, celui-ci s’affranchit de la loi de la récurrence, fait de sa vie un chef-d’œuvre, devient un génie, un illuminé, au sens plein du terme.

Quand quelqu’un libère sa conscience, il connait évidemment la vérité. Mais elle doit être libérée, et il n’est pas possible de la libérer si l’ego de la psychologie n’est pas dissout.

Ceux qui louent l’ego sont égocentriques par nature et par instinct. L’ego est loué par les mythomanes parce qu’ils sont mythomanes ; l’ego est loué par les paranoïaques, etc., parce qu’ils sont paranoïaques ; égocentriques parce qu’ils sont égoïstes.

Paix sur la Terre

La vie sur la surface de la terre serait différente si nous dissolvions l’ego, le « Moi » ; alors la conscience de chacun de nous, éveillée et illuminée, rayonnerait l’amour et il y aurait la paix sur la surface de la terre.

La paix n’est pas une question de propagande, ou d’apaisement, ou d’armées, ou de propagande, ou de l’OTAN ou de l’ONU ou quelque chose comme ça ; la paix est une substance qui émane de l’Être, qui vient des entrailles mêmes de l’Absolu.

Il ne peut y avoir de paix sur la surface du monde, il ne peut y avoir de véritable tranquillité dans tous les coins de la terre, tant que les facteurs qui produisent les guerres existent à l’intérieur de nous. Car il est clair que tant qu’il y aura de la discorde à l’intérieur de chacun de nous, il y aura de la discorde dans le monde.

La population n’est rien d’autre qu’une extension de l’individu ; ce qu’est l’individu, c’est la population, et ce qu’est la population, c’est le gouvernement et c’est le monde. Si l’individu se transforme, si les individus éliminent d’eux-mêmes les éléments de haine, d’égoïsme, de violence, de discorde, etc., c’est-à-dire s’ils parviennent à détruire l’ego, pour que leur conscience soit libre, il n’y aura en celle-là que ce qu’on appelle « l’amour ».

Si chacun de ceux qui peuplent la surface de la terre dissolvait l’ego, les masses seraient des masses d’amour, il n’y aurait pas de guerres, il n’y aurait pas de haine ; mais il ne peut, en vérité, y avoir de paix dans le monde, tant que l’ego existe.

Certains affirment qu’ « à partir de l’année 2001 ou 2007, viendra l’ère de la fraternité, de l’amour et de la paix ». Mais moi, en pensant à haute voix ici, je me demande et je vous demande même : où allons-nous arriver à cette ère de fraternité, d’amour et de paix entre les gens de bonne volonté? Croyez-vous peut-être que l’ego de la psychologie avec sa haine, ses rancunes, avec ses envies, avec ses ambitions, avec ses convoitises, etc., peut créer une ère d’amour, de bonheur, etc., etc.? Cette affaire pourrait-elle arriver? Évidemment pas! Pour que la paix règne vraiment dans le monde, nous devons mourir en nous-mêmes, ce qui est inhumain en nous doit être détruit ; la haine que nous portons, l’envie, la jalousie effrayante, cette colère qui nous rend si abominables, cette fornication qui nous rend si bestiaux, etc.

Mais tant que de tels facteurs continuent d’exister dans notre psyché, le monde ne peut pas être différent ; au contraire, cela empirera, car avec le temps l’ego deviendra de plus en plus puissant, plus fort, et comme l’ego se manifeste avec plus de violence, le monde deviendra de plus en plus sombre. Et au rythme où nous allons, si nous ne travaillons pas sur nous-mêmes, un jour viendra où nous ne pourrons même plus exister, car nous nous détruirons violemment.

Si l’ego devait continue à se fortifier indéfiniment, comme il va, le temps viendrait où personne ne pourrait être sûr de sa vie ni de son foyer. Dans un monde où la violence a atteint son maximum, plus personne n’est sûr de son existence même.

Ainsi, je crois fermement que la solution à tous les problèmes du monde réside précisément dans la dissolution du soi…

Ainsi se terminent mes propos.

Paix Invérentielle.

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