Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Aujourd’hui, nous allons parler de compassion, mes chers frères et sœurs. Par exemple : si quelqu’un veut tuer un de nos proches (un fils, un frère), notre réaction, à ce moment-là, devrait être de défendre le fils qu’ils attaquent, de défendre le frère. En tant que chefs de famille, nous devons savoir réagir. Mais si nous disons : « Non, je ne lèverai l’arme contre personne ! », et si nous disons au bandit qui assassine le fils ou viole la fille : « Je te bénis, mon fils, je te pardonne tous les crimes que Tu es en train de faire » ; avec une telle attitude on pousse la compassion à l’extrême et il est évident qu’on devient complice de ce crime.

Si un homme a sa femme et que des bandits viennent la violer, et qu’il répond en disant : « Que Dieu vous bénisse ! », que diraient-ils d’un tel homme ? Ce serait un « homme chocolat », qui ne sert à rien. Évidemment, c’est la compassion poussée à l’extrême qui nous rend complices du crime.

Si quelqu’un nous confie un enfant et que quelqu’un vient le tuer, et que nous ne savons que lui tourner le dos (ceux qui viennent écraser l’enfant), c’est de la complaisance avec le crime et rien de plus…

On a beaucoup parlé contre les armes dans les différentes écoles ésotériques ou pseudo-ésotériques, mais tout cela dépend du niveau de compréhension, car même les armes elles-mêmes sont généralement utiles en cas de besoin.

Prenons un exemple. Supposons que quelqu’un vienne tuer sa mère. En s’en tenant aux enseignements, cet enfant va-t-il permettre à sa mère d’être tuée ? Ne pourra-t-on pas, pour cette raison, compter sur une arme pour défendre la vie de celui qui nous a mis au monde ? Ou allons-nous simplement bénir ceux qui veulent tuer notre mère ? Évidemment, si l’on (dans ce cas) devient tellement « compatissant » qu’on bénit ceux qui viennent assassiner l’auteur de ses jours, eh bien on est lâche et on devient complice du crime. Si (à ce moment-là) on doit recourir aux armes, si on n’a pas d’autre choix, eh bien, il faut la défendre. Sinon, on accumulerait du karma pour ne pas l’avoir défendu.

Par contre, si l’on suit vraiment le « chemin du fil du rasoir », il faut baiser le fouet du bourreau et rendre le bien pour le mal, bénir ceux qui vous persécutent, et si l’on est frappé sur la joue droite, mettre la gauche, afin qu’ils vous aident davantage.

C’est un peu difficile, mais (bien sûr) celui qui a déjà décidé de vivre dans le « chemin du fil du rasoir » cherche déjà l’Auto-réalisation intime de l’Être ; qu’on veuille suivre les épreuves rigoureuses de l’initiation, et cela est différent. Mais, s’ils viennent faire du mal à votre petite sœur, à votre femme, à vos enfants, aux créatures dont vous avez la charge, s’ils viennent les assassiner, traiterez-vous les bandits comme des petits frères ? Ce serait absurde, non ? Le mieux, dans ce cas, est de faire appel à la défense, de faire son devoir, de mourir sur le champ de bataille s’il le faut.

Cette question a été posée une fois à Krishnamurti, et il n’a franchement pas su y répondre exactement. « Si vous alliez avec une sœur (lui ont-ils demandé), quelqu’un venait soudainement lui faire du mal, que feriez-vous? » Il a répondu qu’il attendrait que cela se produise, pour voir ce qu’il ferait. Qu’il attendrait que cela se produise réellement. Eh bien, Krishnamurti est parti sur une tangente ; la réponse aurait dû être plus précise, la réponse aurait dû être qu’il la défendrait à tout prix.

Je ne prône pas la violence. Non, je signale à quel point cela causerait du tort si, par exemple, la compassion portée à son maximum se transformait en vice ; oui la compassion peut se transformer en vice, car une vertu, aussi belle soit-elle, au-delà d’un certain point devient un vice, un défaut.

Ainsi, par exemple, la Kabbale nous parle des Sephiroth et de leurs vertus, mais elle nous parle aussi des « Klipoth » qui ne sont rien d’autre que les Sephiroth inversés, l’antithèse des vertus que les Sephiroth personnifient. Klipoth est l’avers de la médaille etc.

Alors, mes chers frères et sœurs, ce dont nous avons besoin, c’est de compréhension, pour sortir de tant de codes éthiques modernes, et agir autrement.

Il existe, par exemple au Tibet, un livre d’action spécial pour les initiés (nous l’appellerons « éthique », bien que ce mot n’y soit même pas connu). Un tel livre n’est pas un code d’éthique, mais la vérité est qu’il est au-delà du bien et du mal. N’oubliez pas que dans tout bien il y a quelque chose de mauvais et dans tout mal il y a quelque chose de bon ; n’oubliez pas que parmi les encens de prière se cache aussi le crime. Le crime est habillé en martyr, en apôtre, et officie même dans les temples les plus sacrés. Ainsi, il y a beaucoup de vertu chez les méchants et beaucoup de mal chez les justes ; il y a le bien du mal et le mal du bien.

Au Tibet, je le répète, il existe un livre très spécial pour les initiés, un livre d’action unique. Beaucoup de manières d’agir de ces initiés nous surprennent, elles ne rentrent pas (tout à fait) dans les manières d’être que nous avons ici, dans le monde Occidental. Là-bas, il y a un dicton qui dit : « Ne faisons pas de bonnes choses qui paraissent mauvaises, ou de mauvaises choses qui paraissent bonnes », mais les Tibétains ne se laissent pas conditionner le mental par un tel dicton ; ils agissent de telle manière que beaucoup d’entre nous sont surpris. Les initiés du Tibet n’agissent pas en accord avec les codes qui existent sur le bien et le mal, mais avec les préceptes de leur propre conscience, et c’est différent.

Plus nous nous libérerons de tous les nombreux codes d’éthique, plus nous deviendrons individuels, plus nous comprendrons la nécessité de dissoudre l’ego, le « Moi », le « soi-même ». Et c’est que notre « Moi », comme je vous l’ai dit, est un livre de plusieurs volumes, un livre que nous devons étudier, car il n’est pas possible de dissoudre l’ego, le « Moi » sans l’avoir pleinement compris, totalement.

C’est dans le domaine de la vie pratique que nous devons nous découvrir. Les erreurs que nous portons à l’intérieur sortent précisément dans la vie pratique, et si nous sommes dans un état d’alerte, alors nous les découvrons telles qu’elles sont. Un défaut découvert doit être pleinement compris grâce à la technique de la méditation. Une fois compris, il doit être éliminé avec le pouvoir serpentin annulaire qui se développe dans le corps de l’ascète, c’est-à-dire avec le pouvoir de Devi-Kundalini.

Plus l’ego est désintégré, plus la conscience deviendra de plus en plus forte et enfin elle sera introduite dans un centre de gravité permanent, un centre d’individualité authentique qui nous libérera, totalement, des actions et des réactions qui viennent du monde extérieur. Mais nous devons créer ce centre de gravité permanent en nous-mêmes, et cela n’est possible qu’en dissolvant l’ego. En créant ce centre de gravité, nous aurons l’individualité. Mais, aujourd’hui, nous ne sommes pas des sujets individuels, nous sommes des machines contrôlées par des « Moi » ; tout le monde joue avec nous, nous n’avons pas vraiment d’individualité.

Satan

Lorsque nous aurons dissous l’ego, le « Moi », nous découvrirons avec un étonnement mystique qu’il y a quelque chose qui ne peut être dissous, et ce « quelque chose » est détesté par les gens de toutes les religions. Je fais référence au Satan biblique (ce mot fait naturellement horreur à beaucoup… on connaît déjà le rôle joué par le diable dans l’ancien testament). Mais nous devons le comprendre. Ce diable, qui nous fait tant peur, est le moins nuisible, comme le dit Goethe dans un de ses poèmes (paroles qu’il met dans la bouche de Dieu) :

« Tes semblables n’ont jamais ébranlé Ma haine. De tous les Esprits audacieux et renégateurs, c’est le fripon farfelu qui crée le moins d’ennuis. » – Goethe

Ce « De tous les esprits audacieux et renégateurs », Méphistophélès (Satan, le fripon farfelu), est celui qui « crée le moins de problèmes » ? Cela semble incroyable, n’est-ce pas ? Tous les religieux pensent que Satan est la chose la plus nuisible, et si nous nous prononçons pour Satan, ils nous déclarent « satanistes », « magiciens noirs », « sorciers », « sorciers », « personnes maudites », etc… c’est ainsi qu’est l’humanité.

Cependant, rappelez-vous que Satan est l’ombre de l’Éternel. On pourrait dissoudre l’ego, le réduire en poussière, mais on ne peut pas dissoudre Satan car il est l’ombre de l’Éternel. Si nous descendons une rue, nous projetons notre propre ombre, n’est-ce pas ? Alors, aussi, l’Éternel projette son ombre sur chacun de nous.

Souvenez-vous que chacun de nous a une étincelle divine, virginale, ineffable (qui est notre Logoi le plus intime, notre Séité) qui projette son ombre dans notre psyché, et cette ombre est précisément Satan, Méphistophélès, le Lucifer Latin, qui chez les Aztèques est nommé Xolotl, l’ombre de notre Seigneur Quetzalcoatl.

Lucifer : du Latin Lucifer « étoile du matin » (Vénus, Phosphore). Littéralement « apportant la lumière », de lux (génitif lucis) « lumière » (de la racine PIE *leuk- « lumière, luminosité ») + ferre « porter, porter » ; aussi « étoile du matin, Vénus dans le ciel du matin avant le lever du soleil », également une épithète ou un nom de Diane.

Réfléchissons, mes chers frères et sœurs. Ce Satan, l’ombre de l’Éternel en chacun de nous, doit se transformer en Lucifer. De toute évidence, Lucifer est le « donneur de lumière », « l’étoile du matin », et aussi « l’étoile du soir ». Il faut donc transformer le diable en Lucifer. Lorsque nous (dans les mondes supérieurs de la conscience cosmique) voyons notre propre diable, nous comprenons la nécessité de le transformer. Le diable de tout profane, l’ombre Méphistophélienne (parlant dans les termes de Goethe) de tout sujet, est noir comme du charbon, et il est clair qu’il dégage un feu sinistre (qui est son fohat diabolique). Mais c’est là la grande chose : transformer, convertir cette ombre noire, ce diable en Lucifer, devient possible lorsque nous éliminons l’ego animal, lorsque nous détruisons les « éléments inhumains » que nous portons à l’intérieur. Alors il peut, cette ombre de l’Éternel, s’habiller de la robe de gloire et devenir un archange de lumière.

N’oubliez pas que Lucifer a pouvoir sur les cieux, sur la terre et sur les enfers.

Réfléchissez, puis devenez plus individuel…

Disciple : Maître, nous avons toujours vu des gens qui ont pour but de rechercher la paix entre deux individus qui se battent. Pour un étudiant Gnostique, est-il permis d’intervenir d’une manière ou d’une autre, soit par la prière, soit par un rite ?

Samael Aun Weor : Chacun est chacun. La discorde existera tant que chaque sujet portera (en lui, dans sa psyché) les « éléments » qui provoquent les conflits. Évidemment, tant que la discorde existera à l’intérieur de nous, elle existera également en dehors de nous. Ainsi, il est inutile pour nous d’essayer d’apaiser les autres ; ils continueront à se battre, car ils portent en eux la discorde. Il est absurde d’essayer, par des procédés ésotériques et magiques, d’empêcher deux personnes de se battre. Cela ne servira à rien, car ils pourraient arrêter de se battre pour le moment, puis continuer à le faire. La vérité est que nous devons être nous-mêmes ; nous devons être plus introspectifs, plus individuels, ne pas nous identifier à de telles scènes, mais vivre en nous découvrant. C’est ce qui est important.

Disciple : Cette attitude ne serait-elle pas quelque peu égoïste ? Car à la suite de la discussion, ces deux personnes pourraient s’entre-tuer et l’intervention d’une autre pourrait l’empêcher…

Samael Aun Weor : Notre intervention peut parfois être utile et parfois non. La crue réalité des faits est que la dispute, la discorde, existe en chacun de nous, et tant qu’elle continuera d’exister, les conflits continueront. Personne ne nous a transformés en policiers pour aller briser les émeutes des autres. Dans l’état actuel des choses, la seule chose que nous pouvons et devons faire est de veiller sur nous-mêmes, d’éliminer nos propres erreurs. Nous ne pouvons pas éliminer les erreurs des autres ; chacun est chacun, nous ne pouvons changer personne. On pourrait admonester, mais cela ne suffit pas pour que les autres changent. Par exemple, je suis ici en train de vous parler, mais je ne pourrais pas vous changer ; vous devez vous changer. De même, nous ne pouvons pas servir de policiers ici, là et partout. Chacun doit répondre de ses actes.

Affections Erronées

Disciple : Maître, que pouvez-vous nous dire sur les affections ? C’est quelque chose que tous les êtres humains possèdent par nature. Certains sont même capables de donner leur vie pour un être cher et utilisent aussi certains moyens d’expression pour exprimer cette affection, cet amour. Est-il permis que ces petites affections ainsi manifestées existent entre enfants ou entre époux, etc. ?

Samael Aun Weor : L’amour est grand, mais un dicton Espagnol dit : « En ce qui concerne l’amour, les actions parlent plus fort que les mots. » J’ai connu des foyers très aimants qui se sont désintégrés du jour au lendemain. J’en ai rencontré un récemment, apparemment très heureux. Tous les enfants de ce foyer étaient affectueux envers leurs parents, mais ce foyer est maintenant révolu : l’homme a divorcé de la femme, et la femme a divorcé de son homme, et les enfants se sont partagés de part et d’autre (et ils étaient très affectueux !)

En général, si les affections dégénèrent en luxure, elles ne servent à rien. N’oubliez pas que le cœur est aussi un centre érotique. La meilleure chose est l’amour, et l’amour n’accepte pas les attachements égoïstes. L’amour est pur, éblouissant, beau et désintéressé ; l’amour se confirme dans les faits.

A quoi bon un homme qui dit à une femme : « Je t’aime », « Je t’adore », et il ne lui donne même pas d’argent pour le journal ? A quoi servent tant de bisous, tant de câlins, et des choses comme ça, si l’homme ne s’inquiète pas, disons, que la femme ait assez pour acheter une paire de chaussettes, parce qu’elle a besoin de quelque chose à se mettre ? Est-ce de l’amour ? Au lieu de tant de bisous, de tant de caresses, de câlins, etc., il vaut mieux que vous lui donniez des vêtements, que vous lui payiez un loyer, c’est-à-dire que vous lui donniez pour tout dans la vie, que vous remplissiez vos devoirs, et ne la traitez pas mal ; ne la frappez pas, ne lui tirez pas les cheveux, ne lui faites pas de mal… « Les actions parlent plus que les mots. »… Sans doute : « il est aussi mauvais d’être raide que d’avoir une colonne vertébrale en caoutchouc. »

C’est bien qu’un homme soit naturel avec sa femme et qu’une femme soit très naturelle avec son homme, mais toutes ces maisons où il y a tant de bisous et de câlins, et des choses comme ça (tant d’affection, en un mot), finissent par se tromper et nous l’avons déjà montré dans la pratique. J’ai vu des foyers où tout était pure affection, et aujourd’hui c’est fini, et j’ai vu des foyers où les hommes et les femmes ne sont pas comme ça. Ils n’ont pas non plus de « colonne vertébrale en caoutchouc », mais ils n’ont pas le cœur dur ; ils ne sont pas trop affectueux, mais ils savent remplir leurs devoirs ; leur amour le montre avec des faits, avec simplicité et avec tact. Ces maisons vont très loin, elles ne finissent jamais ; seule la mort les détruit, ce qui est très naturel.

Surveillons nos propres actions. D’où viennent les affections et que sont les affections ? Si les affections sont basées sur la luxure, ce sont des vices. Le cœur est aussi un centre érotique qui conduit inévitablement à l’abus sexuel ; toutes ces sentimentalités d’hommes et de femmes dégénèrent en fornication, luxure, morbidité. Ainsi, les affections sont le résultat, le produit de la luxure.

L’amour est le plus beau, le plus pur, c’est comme un enfant nouveau-né ; il ne cherche rien pour lui-même, mais tout pour l’être que l’enfant aime. Cet amour n’inclut pas l’affection mais sait accomplir son devoir. Elle est démontrée par des faits et non simplement par des bavardages vides de sens ou des bavardages ambigus.

Celui qui promet à la pauvre dame de ses rêves toutes les richesses du monde alors qu’elle ne les a pas, il abat le ciel et le met à ses pieds, s’avère généralement être totalement faux ; mais ces hommes qui ne promettent pas grand-chose aux femmes, mais qui les accomplissent, qui veillent sur elles, qui ne les abandonnent pas, sont sans doute magnifiques.

La même chose se produit en ce qui concerne les femmes. Celles qui sont très affectueuses, très flatteuses, enfin, en somme, qui vivent pleines d’affection, donnent presque toujours à leur mari une bonne paire de cornes. Ces femmes qui ne sont pas affectueuses, qui remplissent leurs devoirs, qui accomplissent quotidiennement toutes leurs corvées avec beaucoup de discernement, qui s’occupent de leurs enfants, qui s’occupent de leurs maris, se révèlent sans aucun doute de magnifiques épouses, fidèles et sincères, incapables de trahir ; mais les très flatteuses, sentimentales, pleines d’affection, finissent par donner au pauvre une bonne paire de cornes.

Eh bien, par contre il y a eu un maître qui a fait l’erreur de sous-estimer les qualités Chrétiennes, ou les vertus enseignées par l’évangile, et qui ne gardera que les caractéristiques de Geburah (sévérité ; rigueur, la loi), donc, il n’a pas pas réussi à entrer dans l’ordre supérieur…

Je connais aussi de nombreux cas intéressants : des personnes magnifiques, très sincères, très Chrétiennes, qui ne se sont consacrées, exclusivement, qu’à réaliser en elles-mêmes les vertus de l’évangile Chrétienne, mais sous-estimant complètement les caractéristiques de Geburah. Ils finissaient généralement par abuser des vertus, les mettant hors de propos ; et j’ai déjà dit, et je le répète encore : une vertu, si bonne soit-elle, quand elle est déplacée devient quelque chose de pernicieuse, quelque chose de mauvaise.

Par exemple : la haine est quelque chose qui n’est pas à sa place, car ce qui est naturel, c’est l’amour. L’envie est quelque chose qui n’est pas à sa place. Pourquoi devrions-nous ressentir de l’envie pour le bien des autres ? Au contraire : Nous devrions nous réjouir du bien de nos semblables. Malheureusement, l’envie est devenue, pourrait-on dire, l’axe de tout notre organisme social, en ces temps de dégénérescence humaine.

La charité c’est bien ! Mais que dirait-on de quelqu’un qui sortirait faire l’aumône à des drogués pour qu’ils achètent de la drogue, ou à des alcooliques pour se saouler dans des tavernes ; aux avides pour qu’ils continuent à s’enrichir, etc., etc. C’est logique qu’une vertu aussi précieuse que la charité soit déplacée, eh bien, ça sent la folie, n’est-ce pas ? Quelque chose d’anormal, quelque chose d’absurde. Cependant, la charité est une des vertus les plus précieuses, mais elle doit toujours être à sa place.

Nous sommes nous-mêmes en train de fonder l’institut de la charité universelle, et nous le faisons avec plaisir pour servir nos semblables, pour aider ceux qui le méritent vraiment : les personnes âgées qui ne peuvent pas travailler, les veuves, les orphelins, les démunis, etc. L’égoïsme, par exemple, est quelque chose qui n’est pas à sa place, car ce qui est naturel, c’est l’altruisme ; c’est clair.

La liberté est magnifique. Mais l’abus de la liberté devient licencieux, et le libertinage n’a pas sa place parce que ce qui est normal, c’est la liberté consciente, pas le libertinage, qui est l’aspect négatif. Etc.

Ainsi, il est très facile de se tromper ; c’est pourquoi la dissolution de l’ego est effroyablement difficile.

Maintenant, il y a une tendance très marquée à l’auto-considération : Beaucoup de sujets qui vivent apparemment une vie chaste forniquent soudainement par auto-considération, et se justifient en disant : « Oui, c’était une nécessité d’avoir à forniquer », etc., etc.

Une certaine femme qui, à une certaine occasion, a commis le crime d’adultère a justifié son crime en disant : « Oui, mon mari ne m’a pas satisfaite sexuellement, n’est-ce pas ? Et j’ai dû chercher une autre personne avec qui je pourrais satisfaire un besoin très naturel, très normal ». C’est-à-dire qu’elle a justifié son crime, il lui a semblé qu’elle n’avait commis aucune faute.

Il y a donc une tendance très marquée à l’auto-considération et à l’auto-justification. Il n’est pas possible d’éliminer les éléments inhumains qui constituent l’ego, tant que l’auto-considération et l’auto-justification existent ; c’est clair. Il faut devenir (si l’on veut dissoudre l’ego) un ennemi impitoyable de soi-même : se traiter sans estime de soi d’aucune sorte, être grossièrement réaliste avec soi-même.

Normalement, les gens voudraient s’évader de la prison où ils se trouvent (du moins certains, quelques-uns voudraient s’évader), mais ils ne trouvent pas la porte ; et s’ils la trouvent, ils ne veulent pas s’échapper : en voyant la porte, ils ne voient pas la porte. Ainsi va l’humanité…

Il y a ceux qui réussissent à s’évader de cette horrible prison du samsara pour un temps. Mais au lieu de chercher le chemin qui leur convient vraiment, ils prennent un autre chemin. Ainsi, les seigneurs de la loi les renvoient, encore une fois, à la prison du samsara.

Pour tout cela et bien d’autres raisons, il est difficile d’éliminer les éléments inhumains que l’on porte en soi.

Maintenant, vous comprenez pourquoi il est si difficile d’entrer dans l’ordre supérieur. Quand on a atteint la mort de soi-même de toutes les manières – dans ses pensées, dans ses sentiments, dans ses volitions, dans ses désirs – quand on est vraiment mort sous tous ses aspects, quand il ne reste plus rien de l’ego, alors vient l’auto-réalisation intime de l’Être. Et c’est alors qu’on gagne vraiment le droit d’entrer dans l’ordre suprême des maîtres immortels ; et c’est tout. C’est pourquoi, franchement, j’invite tous mes frères et sœurs à l’auto-réflexion…

Il faut devenir sérieux. Je ne peux pas considérer comme sérieuse une personne qui ne se consacre pas à la mort de moi-même, de l’ego.

Il existe de nombreux maîtres qui ont travaillé sur leur réalisation intime. Cependant, je l’ai déjà dit et je le répète : tout le monde n’a pas réussi à entrer dans l’ordre supérieur. Seuls quelques-uns appartiennent à cet ordre, quelques immortels, une poignée d’hommes et de femmes de bonne volonté.

Eh bien, ma conversation se termine ici, mes estimables frères et sœurs.

Paix invérentielle !

Élaboration d’un Instructeur sur la Conférence

Citations d’Écritures commentées par un instructeur Gnostique, en tant qu’élaboration de la conférence de Samael Aun Weor.
Mystères de Iod י, Hei ה, Vav ו, Hei ה.
Mystère de la lettre Iod י :

« Tes mains (Iodi ידי) m’ont créé et façonné : donne-moi la compréhension (Binah בינה), afin que j’apprenne tes commandements. » – Psaume 119 : 73

Le mystère de la lettre Vav ו représente notre moelle épinière :

Et (dans le Vav ו, la moelle épinière) que (יהי yay) les (deux Iod י de) la douceur d’Adonia אֲדֹנִיָּ notre déesse Elahi אלהי soit sur nous, Et (dans le Vav ו, la moelle épinière) le travail de notre (deux Iods physiques י) mains (Iodi ידי) soient établies sur nous, Oui, le travail de nos (deux Iods physiques י) mains (Iodi ידי) soit établi ! » – Psaume 90: 17

La Genèse déclare :

וירא אלהים את־האור כי־טוב

« Et (dans le Vav ו, la moelle épinière) (ירא אלהים) Elohim vit (HaAur האור) la lumière (des sept chakras illuminés par Ath את, la Schekinah שכינה), que c’était bon (Tob טוב). » – Genèse 1 : 4

Le Zohar déclare :

« Il a été transmis par nos ancêtres que les rêves en relation avec un bon objet sont des présages de paix et de bénédictions, en particulier lorsque les lettres composant les mots sont vues par le rêveur dans leur ordre et séquence corrects. Par exemple, les lettres Tet ט, Vav ו, Beth ב, du mot Tob טוב vus dans leur ordre dénotent le bien, de sorte que celui qui voit la lettre initiale Tet ט puisse la prendre comme un sigma ou un signe favorable, et comme un synonyme de Tab טב, signifiant la paix.

La valeur numérique de Teth ט, lettre initiale du mot Tob טוב (bon), est neuf et symbolise la neuvième Sephirah Yesod יסוד, laquelle lettre Iod י dans Malkuth, reçoit sa lumière de la première Sephirah Kether (couronne). La lettre Vav ו du mot Tob טוב (bon), est un symbole de la lumière de Binah provenant de (Iod-Hei יה) les deux premières sephiroth (Kether et Chokmah). La lettre Beth בית (signifiant maison) du mot Tob טוב (bon), est la deuxième lettre de l’alphabet Hébreu, et donc, symbole de la sephirah Chokmah (sagesse) qui contient Arich Anpin אריך אנפין (Araméen pour énorme tête-rosh ראש) et donc (Beth Rosh בית-ראש) est le siège du premier triangle, la Trinité ou Triamatzikamno, à savoir, Kether, Chokmah, Binah) ; voyez, Beth Rosh בית-ראש a les mêmes lettres du mot avec lesquelles l’Écriture commence, Berashith בראשית. » – Zohar

C’est pourquoi les Proverbes disent :

« La peur (יראת) de יהוה (est la crainte de la dixième lettre Iod י d’Irath יראת et le Iod י de la passion de Havah הוה, Eve, la Malka מלכה, dans Yesod יסוד, les organes génitaux, dans Malkuth, notre physicalité, qui) est le commencement de (Ra רא et Ath את, où) la sagesse (Chokmah חכמה se tient) : et (la lettre Vav ו) est la connaissance (ודעת) des Kadoshim קדשים, les deux Saints (יה Iod-Hei de יהוה, puisque la lettre Vav ו) Binah בינה est compréhension. » – Proverbes 9 : 10

La lettre Iod י de יהוה est représentée en-bas par le Iod י de Teth טית et par la dixième sephirah Malkuth מלכות, le Sod סוד, secret, de la dixième lettre Iod י de Yesod יסוד, dans la passion de Havah הוה – Eve, la Reine, Malka מלכה, les organes génitaux de Malkuth, notre physicalité. Pendant que Min מין, le sexe, le Iod י de Min מין, devient le Iod י de Teth טית, qui dans Yesod יסוד reçoit sa lumière d’en haut, du premier Iod י ou Sephirah Kether (couronne), signifiant, de la tête, Rosh ראש, la maison ou Beth בית de יהוה, à savoir Kether, Chokmah, Binah et Ain Soph, respectivement.

La lettre Vav ו entre le Iod י en haut et le Iod י en bas, est le symbole de notre colonne vertébrale où la lumière de Binah illumine Tiphereth, notre âme humaine ; les deux sephiroth (Binah et Tiphereth) sont représentés par la lettre Vav ו, car dans l’Arbre de Vie, les deux procèdent de (Iod-Hei יה) les deux premiers sephiroth, à savoir, Kether et Chokmah. C’est ainsi que le Iod י de notre tête et le Iod י de nos organes génitaux avec le Vav, la colonne vertébrale, forment la lettre Aleph א chez les Alchimistes. Tout cela grâce au Iod י de la lettre Teth טית.

Aleph א est un Alpha A, Tet ט est un Oméga Ʊ inversé et le Vav ו qui les relie est un Iota I. C’est pourquoi il est écrit dans l’Apocalypse :

« Je suis Alpha et Oméga (Aleph א et Teth טית), le commencement et la fin, dit le Seigneur (יהוה), qui est, et qui était, et qui doit venir, le Tout-Puissant (Iod י de Shaddai שדי). » – Apocalypse 1 : 8.

L’orthographe de la lettre Teth טית contient deux ‘T’, à savoir, Teth et Tav.

« Ainsi, chacune des lettres de ce mot Tob טוב sont des symboles des trois sephiroth les plus élevés (Kether י, Chokmah ה, Binah ו, qui dans le premier triangle est gouverné par Kether, à la fois mari et femme) et désignent le juste et le debout dans le monde (de Tiphereth, qui dans le deuxième triangle est gouverné par Chokmah, à la fois mari et femme), en eux-mêmes (mari et femme sont unis lors de leurs rapports sexuels, grâce au Iod י de la lettre Teth טית, qui dans le troisième triangle est gouverné par Binah).

Le mystère de la lettre Hei ה :

Mari et femme représentent physiquement les deux lettres Hei ה de יהוה, ils au moyen de leur lettre Vav ו (leur colonne vertébrale) unissent leur Iod י en haut et leur Iod י en bas. Voyez, dans le mari et la femme, ces deux lettres Hei ה représentent, Ath את, la Schekinah שכינה dans le ciel en haut, et Ath את, la Schekinah שכינה dans la terre en bas, à savoir, Ath HaShamayim VeAth HaAretz את השמים ואת הארץ, donc il est écrit:

« Dis aux justes que ce sera bon (Tob טוב) pour eux : car ils mangeront (de leur Vav ו, leur colonne vertébrale) le fruit de leurs actions. » – Isaïe 3 : 10

Comme la lumière et la vie divines (de leur Vav ו) habitent en eux, se manifestant par la bonté d’en haut et la miséricorde et la compassion ou l’altruisme d’en bas comme le dit l’Écriture:

« Le bien (Tob טוב) est יהוה à tous, (ce qui signifie: le bien est le Iod י de la passion הוה Havah, Eve, à tous,) et (le Vav ו, ou) son utérus (רחםיו) est pour toutes Ses œuvres. » – Psaume 145 : 9

Dans les mots « pour tous » est exprimée la prophétie selon laquelle le jour se lèvera sur le monde où les yeux de chaque humain seront ouverts, et la lumière (du Iod י de la passion הוה Havah, Eve, sera) vue par tous. Tel est le sens mystique de ces mots :

« Berashith Bara Elohim ath Hashhamayim בראשית ברא אלהים את השמים, signifiant, le Iod י de Berashith בראשית, le commencement créa le Iod י de Elohim אלהים à l’intérieur de Ath se trouve le Hei et le Iod des Cieux השמים. VeAth HaAretz הארץ, signifiant, et dans le Vav ו, la moelle épinière (qui est l’utérus de Ath את le Hei ה de la terre (mari et femme ont fait Aleph א en unissant leur Iod י venant d’en haut et leur Iod י venant d’en bas). » – Zohar

Explication des cieux et de la terre :

Dans nos organismes physiques, les fluides céphalo-rachidiens sont les eaux des cieux et les fluides génitaux sont les eaux de la terre. Ce sont les deux pôles de l’énergie sexuelle. Les anges ont les deux pôles vers le haut, vers leur tête. Les êtres humains communs et ordinaires et les démons ont un pôle vers le haut et l’autre vers le bas. Ils forment le cerveau avec le pôle ascendant (le droit) et ils forniquent avec le pôle descendant (le gauche).

Ath את, la Schekinah שכינה, la Kundalini de tout ange monte ; parcontre, l’organe Kundabuffer des démons, nommé Lilith, descend, c’est la queue du diable.

Le Zohar poursuit :

Rabbi Joseph dit : « Il est écrit: ‘Et יהוה s’est repenti qu’il (le Iod י de la passion הוה Havah, Eve) avait fait Ath HaAdam את־האדם sur la terre et cela l’a attristé au cœur’ – Genèse 6: 6

‘Malheur à ceux qui tirent les ténèbres (de Klipoth) à travers leurs cordons (ganglionnaires) de vanité et de péché (forniquent avec leur cordon gauche) comme avec une corde de charrette’ – Isaïe 5 : 18

Les mots, ‘qui attirent les ténèbres’, se réfèrent à ceux qui pèchent contre (Iod-Havah Elohim יהוה אלהים, Binah בינה) leur « Seigneur chaque jour et imaginent que leur méfait (inconduite sexuelle) a moins de conséquence et de valeur qu’une corde de charrette. Avec cette classe de malfaiteurs, le Saint est extrêmement patient et endurant, et ne les punit que lorsque leurs méfaits dépassent l’endurance. Lorsque le Saint exécute un jugement sur les pécheurs dans le monde, il ne veut pas qu’ils périssent ; car malgré leur transgression, ils sont ses enfants, l’œuvre de ses (deux) mains (deux Iods, Iodi ידי). Bien que leur châtiment soit inévitable, mais, comme un père a pitié de ses enfants, il a pitié d’eux ; de même grand est son amour et sa compassion envers eux que même lorsque la punition et la souffrance rattrapent les égarés et les pécheurs, il est plein de compassion et de cœur attristé, si l’on peut s’exprimer ainsi, comme le monarque Perse qui cherchait à délivrer Daniel, dont il est écrit :

« Alors le roi alla dans son palais et passa la nuit à jeûner ; on ne lui apporta pas non plus d’instruments de musique, et son sommeil le quitta. » – Daniel 6 : 18

Rabbi Isaac dit: « Les mots: ‘Et יהוה se repentit d’avoir fait Ath HaAdam את־האדם sur la terre’, ont le même sens que les mots:

« Et יהוה s’est repenti du mal qu’il pensait faire à son peuple (les Neshamoth Chayim נשמת חיים ou archétypes d’âme, nommés enfants d’Israël). » – Exode 32 : 14

Rabbi Yusa dit : « L’interprétation du rabbi est favorable à Adam, mais de l’avis de Rabbi Hezekiah, il en va autrement. »

Rabbi Hiya dit : « Quand le Saint a créé Adam pour habiter sur la terre, il l’a formé à la ressemblance d’Adam Kadmon, l’Adam céleste, quand les anges l’ont regardé, ils se sont exclamés :

« Tu l’as rendu presque égal à Elohim et tu l’as couronné de gloire et d’honneur. » Comme il est écrit :

« Ceci est le livre de la généalogie d’Adam. Au jour où ‘Elohim Adam’ a été créé, il a été créé à la ressemblance d’Elohim. » – Genèse 5 : 1

Après la transgression et la chute d’Adam, il est dit que le Saint fut attristé car cela donna l’occasion de répéter ce qu’ils avaient dit lors de sa création :

« Qu’est-ce qu’Enosh אנוש, pour que tu te souviens de lui ? et (Seth שת) le fils d’Adam, que tu prends soin de lui ? » – Psaume 8 : 4

Rabbi Jehudah dit : « Cela attristait le Saint de devoir punir sévèrement Adam et ainsi apparaître comme agissant en contradiction avec le plus grand de ses attributs (Chesed, miséricorde, bonté ou compassion), comme il est écrit :

« Et après avoir consulté le peuple, il nomma des chanteurs à יהוה, et qui devaient louer la beauté de la sainteté, alors qu’ils sortaient devant l’armée, et dire : Louez יהוה ; car sa miséricorde (Chesed) dure à toujours. » – 2 Chroniques 20 : 21

Rabbi Isaac dit : « Pourquoi ce chant de louange a-t-il été composé comme ces psaumes qui commencent par les mots : Louez le Seigneur car il est bon, n’est-ce pas parce que le terme ‘bon’ (tob) pourrait ne pas être utilisé quand Israël (Tiphereth, l’âme humaine) a été contraint de détruire les gens que le Saint a fait et créé ?

Quand Israël (Tiphereth, l’âme humaine) a traversé les eaux de (Havah הוה, passion) la Mer Rouge, les anges d’en haut se sont rassemblés autour du trône du Saint et ont chanté des louanges. Alors il parla et dit : pourquoi chantez-vous (Exode 15: 1) un chant de louange, voyant tant de (démons), l’œuvre de mes mains (Iodi ידי), sont noyés dans les profondeurs de la mer ? Ainsi en est-il quand un pécheur périt ; le Saint est attristé au cœur, quand il (le pécheur) est retranché de la surface de la terre. »

Rabbi Abba dit : « C’est vrai ; car quand Adam est tombé en transgressant le commandement divin, le Saint dit : ‘Oh Adam ! tu es devenu mort à la vie divine supérieure.’ A ces mots, la lumière du (Iod de Zayin זין, Malkuth, Ath את, la Schekinah שכינה) la bougie du Sabbath (le septième jour) s’est éteinte, et Adam a été chassé du Jardin d’Éden. De plus, le Saint dit plus loin : ‘Je t’ai fait monter et je t’ai placé dans l’Éden pour offrir des sacrifices ; mais vu que tu as profané l’autel (les organes génitaux), c’est mon décret que désormais tu seras un laboureur de la terre et que tu mourras enfin – car d’elle tu as été prise, et tu y retourneras.’

Cependant, avant que cela ne se produise, le Saint eut pitié de lui et lui permit de vivre et d’être enterré dans les environs du Paradis ; car Adam avait découvert une grotte (l’utérus d’Eve, Havah הוה) d’où sortait une lumière qu’il reconnaissait comme provenant du Jardin d’Éden ; et là, avec sa femme, il vécut et mourut. Observez que personne ne sort du monde sans voir aussitôt après sa mort son ancêtre Adam, qui cherche à connaître la cause de son décès et quel est l’état moral et spirituel auquel il est parvenu. Alors le défunt dit ; Malheur à toi, car tu es la cause pour laquelle j’ai cessé de vivre ; à quoi Adam répond : Je n’ai transgressé qu’un seul des commandements et j’en ai souffert, mais quelle doit être ta punition qui en a brisé tant par tes méfaits.

Rabbi Hiya dit : « Adam a été vu à différentes occasions par les patriarches, à qui il a avoué et reconnu son péché et leur a montré l’endroit (l’utérus d’Eve, Havah הוה) où il avait joui de la lumière et de la gloire divines d’en haut et Là aussi où ses descendants, les justes et ceux qui obéissaient à la bonne loi, par leurs bonnes actions vivent maintenant la vie divine dans le Jardin d’Éden céleste, ils louèrent le Seigneur et dirent :

« Comme ta compassion est excellente, ô Elohim ! c’est pourquoi les enfants d’Adam mettent leur confiance sous l’ombre (Satan ש-טית-ן) de tes ailes (de יונה Jonah) » – Psaume 36: 7 » – Zohar

« Une génération méchante et adultère aspire à un signe. Mais, aucun signe ne lui sera donné sauf le signe du prophète Jonah (יונה), car tout comme Jonah (יונה) était dans l’estomac de la créature marine pendant trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’Homme sera dans le cœur de la terre pendant trois jours et trois nuits. Les hommes de Ninive se lèveront au jugement et condamneront les gens vivant aujourd’hui, parce qu’ils se sont repentis à la prédication de Jonah. Mais regardez, quelque chose de plus grand que Jonah (יונה) est ici ! La reine du sud se lèvera et condamnera les gens vivant aujourd’hui, parce qu’elle est venue de si loin pour entendre la sagesse de Salomon. Mais regardez ! Quelque chose de plus grand que Salomon est ici ! » – Matthieu 12 : 38-42

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