Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Christianisme Ésotérique

En Kabbale, il existe trois principaux types d’âmes.

Nous avons dit que ces trois âmes sont Nephesh, Ruach et Neshamah. (On dit « principaux » car il y a deux autres âmes qui sont d’une nature beaucoup plus élevée et cosmique dont nous ne parlerons pas ici, à savoir Yehidah et Chaiah.)

La plus basse est Nephesh, que nous pouvons appeler l’âme animale. Nephesh est liée à nos appétits et à nos pulsions instinctives. C’est un type de conscience animale. Au sens littéral, Nephesh signifie quelque chose lié à la vie ou à la force vitale, à la vitalité, au sang, au souffle de vie, âme, ou appétit.

Nephesh se rapporte à ces aspects instinctifs inférieurs de notre conscience et les impulsions. Ruach est appelé l’âme pensante émotionnelle ; c’est une âme qui a un type de discernement qui peut rationaliser.

Le véritable but du Ruach est de développer et de comprendre l’éthique : être capable de percevoir ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Le problème avec Ruach est que nous pouvons l’utiliser de manière très subjective. Nous pouvons rationaliser nos désirs. Nous avons souvent l’impression que Nephesh est très forte en nous. Nephesh ne pense à rien, Nephesh le fait déjà.

Ainsi, pendant que Ruach se demande si une impulsion est bonne ou mauvaise, Nephesh la fait déjà. Ruach, de la même manière que Nephesh, peut être traduit littéralement par esprit, vent ou souffle.

Au-delà de l’âme pensante émotionnelle se trouve l’âme spirituelle, Neshamah. C’est la perception spirituelle, la perception objective. C’est notre lumière intérieure, celle qui perçoit Dieu, et cela peut aussi être traduit littéralement par souffle.

Comme nous l’avons déjà dit, le souffle et le vent peuvent être vus dans ces trois types d’âmes.

Aujourd’hui, nous allons rapporter cette conférence principalement à Nephesh, l’âme animale, et ce que nous devons faire. Il ne s’agit pas simplement de transcender l’âme animale, c’est que nous devons apprendre à la transformer, car à l’intérieur de Nephesh se trouve un pouvoir immense, et si nous abandonnons ce pouvoir, nous n’aurons en fait pas ce qui est nécessaire pour faire le travail. Nephesh est l’endroit où se trouve le pouvoir.

Le problème est que tous nos puissants instincts sont inconscients, subjectifs, bestiaux. Pour clarifier cela, nous allons parler un peu plus de la femme Samaritaine parlant avec Jésus au Puits (Jean 4:5).

« 5 Il vint donc dans une ville de Samarie [שמר shamar, préservation] qui s’appelle Sychar [שכר shekar: boisson enivrante, ou, récompense], près du lopin de terre que Jacob [Ἰακώβ, יעקב Iokab] donna à son fils Joseph [Ἰωσήφ, Ioseph, IO-Ceph]. 6 Or le puits de Jacob était là. Jésus donc, fatigué de son voyage, s’assit ainsi près du puits. C’était vers la sixième [ו vav] heure. »

Samarie vient du mot Hébreu שמר shamar qui signifie préservation, et à l’intérieur de cette terre de Samarie se trouvait la ville appelée Sychar, qui vient de l’Hébreu שכר shekar, boisson enivrante ou récompense.

Dans ce lieu qui signifie boisson enivrante ou récompense, il y a un lopin de terrain près de celui de Jacob. Jésus s’assit près de ce puits de Jacob et il était environ la sixième heure.

Comprenons davantage au sujet de Jacob, parce qu’il est une figure si importante de l’Ancien Testament. Jacob a beaucoup de choses qui peuvent être étudiées, et tout cela a beaucoup d’importance, mais nous n’allons pas entrer dans tous les détails pour le moment.

Nous devrions le savoir, mais si nous ne le savons pas, Jacob est celui qui est renommé Israël, et Israël a alors de nombreux enfants avec quatre femmes différentes. Les gens pensent que ces quatre femmes sont un exemple de polygamie, mais comme nous l’avons dit dans nos conférences précédentes, nous ne pouvons pas interpréter la Bible littéralement. Tout comme si nous regardions les mythes antiques de la Grèce et de Rome, et toutes les anciennes cultures qui ont de nombreux drames différents, différents types de mariages et d’enfants. Toutes ces choses doivent être comprises symboliquement. Tous les dieux et déesses, héros et titans, ils représentent tous certains archétypes, caractéristiques, qualités, attributs de notre travail spirituel. Et quand ils se marient avec d’autres déesses, vierges, héroïnes, tout cela représente certains aspects qui doivent se réunir, et engendrer des enfants a un rapport avec tout cela.

Des fils de Jacob (plus tard rebaptisé Israël), nous obtenons les douze tribus d’Israël.

Ces 12 aspects qui viennent d’Israël sont, on peut dire, 12 caractéristiques ou archétypes primaires qui doivent être développés. Jacob est l’élément principal lié à notre Âme Humaine. Où est notre Âme Humaine ? Nous venons de parler de trois âmes de la Kabbale : Neshamah, Ruach et Nephesh. Nous avons dit que Neshamah est l’Âme Spirituelle. L’Âme Humaine est quelque part dans Ruach et Nephesh. Nous devons extraire toutes les impuretés afin que nous ayons une âme très pure qui peut se confondre avec Âme Spirituelle.

L’Âme Humaine est lié à la sixième heure, à la sixième lettre Hébraïque, Vav. C’est l’Âme Humaine qui a cette capacité de faire ce qui est bien ou mal, d’accomplir le grand œuvre, de fusionner la volonté de l’homme, qui est l’Âme Humaine, avec la volonté de Dieu, qui est liée à cette Âme Spirituelle (Neshamah).

Si vous lisez sur la vie de Jacob, il se passe beaucoup de choses parce qu’il y a beaucoup de choses qui doivent se passer à l’intérieur de nous-mêmes. Depuis le début, il a un frère Esaü, et ils se battent. C’est une relation entre l’aspect le plus animal de nous-mêmes et les aspects spirituels les plus élevés de notre soi. Tout l’antagonisme qui se déroule entre Jacob et Esaü est cet antagonisme et cette bataille qui se déroulent à l’intérieur de nous-mêmes.

En relation avec le puits de Jacob, nous devrions également comprendre l’Échelle de Jacob. L’Échelle de Jacob vient de l’Ancien Testament, de la Genèse. L’Échelle de Jacob illustre quelque chose d’important sur le chemin.

« Et Jacob sortit de Beersheba (באר שבע lieu des sept puits), et se dirigea vers Haran (חרן ‘carrefour’ du chemin). Et il éclaira (פּגע paga, ‘contacta’) à un certain endroit (Yesod), et y resta toute la nuit (en méditation), parce que le soleil était couché (pour la mort psychologique); et il prit des pierres de ce lieu (Yesod), et les a mis pour ses oreillers (a déplacé l’énergie du bas vers le haut), et s’est allongé à cet endroit pour dormir. Et il rêva, et voici une échelle (la moelle épinière, de bas en haut) érigée sur la terre (gonades), et le sommet de celle-ci atteignait le ciel (glande pinéale) : et voici les anges (messagers électroniques, atomiques et moléculaires) de Elohim montant et descendant dessus… » – Genèse 28 10-12

Jacob sortit de Beersheba qui signifie « lieu des sept puits » et il se dirigea vers Haran qui signifie « carrefour ». Le lieu des sept puits est lié aux 7 bassins d’eau, 7 aspects ou centres à l’intérieur de nous-mêmes :

  1. Le centre moteur (zone principale liée au mouvement),
  2. le centre instinctif,
  3. le centre sexuel,
  4. le centre émotionnel,
  5. le centre intellectuel,
  6. centre émotionnel supérieur
  7. centre intellectuel supérieur.

Les deux aspects supérieurs ne peuvent être activés et réalisés que lorsque nous sommes en contact avec notre aspect supérieur, lorsque nous sommes en contact avec l’Âme Spirituelle, avec notre Dieu Intérieur.

Il a quitté ce lieu des sept puits et est allé vers le carrefour, et là il a allumé du feu sur un certain endroit et y est resté toute la nuit. Il y est resté toute la nuit parce que le soleil était couché et qu’il faisait nuit. Quand il vient de la place des sept puits, il se dirige vers le carrefour, mais avant d’arriver le soleil se couche. Cette obscurité est quelque chose à l’intérieur de nous.

L’obscurité est dans notre cœur et notre mental, dans notre âme. Il campe, dans un certain endroit, mais quel est cet endroit ? Si nous lisons le Zohar, nous pouvons voir exactement ce qu’est cet endroit, leur commentaire est assez clair. Dans le Zohar dans le commentaire de Bereshith, qui est la Genèse, il est dit : Jacob faisait secrètement référence à « la place du Brit »

« Et dans ce verset : « Et il eut peur, et il dit : Comme cet endroit est impressionnant ; ce n’est autre que la Maison de Dieu, et c’est la porte du ciel. » (Bereshit, 28:17)

Jacob faisait secrètement référence au « lieu du Brit » [ברית berith, alliance, comme dans מילה ברית circoncision].

En ce qui concerne le verset « Et il se coucha [וישכב vey shakab] à cet endroit » (Bereshit, 28 : 11), certains rabbis enseignent que v’yishkav peut être lu, v’yeish kaf bet [כב ויש]) – le lieu du Brit [organes sexuels – Yesod]. »

Zohar, Bereshit 149

Quand il s’est couché à cet endroit au lieu du Brit, cela veut dire qu’il s’est couché par rapport à l’endroit où a lieu la circoncision, que nous savons être les organes sexuels. En relation à la Kabbale c’est la sephirah Yesod. Yesod est la sephirah liée à notre instinct sexuel, notre pouvoir sexuel, l’énergie sexuelle. Yesod a le mot Iod י en lui. Iod est l’une des lettres de l’alphabet Hébreu. Iod est aussi un symbole de l’organe sexuel. Yesod peut être compris comme le « secret du Iod. »

Ici Jacob est allongé en relation avec Yesod. Il sort du lieu des sept puits et il installe son camp là où le soleil s’était couché. Quand le soleil se couche, où se couche-t-il ? Nous savons en termes modernes que le soleil ne se couche pas vraiment, mais que la terre tourne. Mais en termes de symbolisme, le soleil se couche dans la Terre, la lumière descend dans la Terre. Et qu’est-ce que la Terre ? La Terre doit être comprise comme notre propre physicalité. Si nous devions considérer notre Être comme l’univers entier, cette Terre serait notre corps physique. Ainsi, lorsque la lumière descend dans la Terre, l’obscurité est partout sur la Terre. Cette lumière descend en nous.

Alors, Jacob installa son camp à cet endroit, qui est Yesod, les organes sexuels, et « il y resta toute la nuit parce que le soleil était couché ». Quand on dit qu’« il y est resté toute la nuit », on peut dire qu’il s’est placé en méditation, contempla les ténèbres « parce que le soleil était couché », la lumière descendit. « Et il prit les pierres de ce lieu et les mit pour ses oreillers », voici quelque chose d’intéressant, les pierres qui de ce lieu sont les pierres de Yesod, les pierres de Yesod sont liés à nos gonades, les pierres sont un autre symbole des testicules ou des ovaires.

Mais « il les a mis comme ses oreillers » indique qu’il prenait ces pierres et les plaçait près de sa tête. Ce que nous devons comprendre ici, c’est qu’il déplaçait l’énergie liée à Yesod, l’énergie sexuelle et les amena dans sa tête afin qu’il puisse reposer sa conscience sur cette énergie qui est maintenant dans sa tête. C’est ainsi qu’il prit les pierres de cet endroit et les mit pour ses oreillers. Il a déplacé l’énergie du bas vers le haut.

Nous pouvons voir ici cette énergie qui est en-bas est liée à Nephesh, Nephesh est l’âme animale. Nephesh est liée à nos appétits et à nos instincts. Elle est liée à l’aspect le plus viscéral de notre pulsion sexuelle. Lorsque vous sentez que l’appétit sexuel devient fort à l’intérieur de nous, c’est Nephesh. Nephesh est assise là dans notre sang; les impulsions de Nephesh sont très puissantes. Il est très difficile de travailler avec ; c’est pourquoi nous devons méditer, nous devons apprendre à transmuter cette énergie en la déplaçant des zones inférieures qui sont notre énergie sexuelle et à apprendre à la raffiner et à la faire monter.

Et voici, quand « il prit les pierres de ce lieu et les mit comme oreillers, il se coucha dans ce lieu pour dormir. Et il rêva, et voici une échelle dressée sur la terre et le sommet de celle-ci atteignait le ciel. » Nous parlons à nouveau de la terre et du ciel. Cette échelle est cet endroit entre les aspects inférieurs de notre physicalité et les aspects supérieurs. Alors, qu’est-ce qui relie nos aspects inférieurs à nos aspects supérieurs ? La colonne vertébrale, la moelle épinière, dont on peut voir qu’elle est en quelque sorte une sorte d’échelle de bas en haut « posée sur la terre », la terre est en bas.

En-dessous, il y a les mêmes gonades où commence l’échelle et « dont le sommet atteint le ciel » qui est lié aux aspects supérieurs au-dessus de la colonne vertébrale, certaines glandes, comme la glande pinéale, le pituitaire, à travers lequel l’individu éveillé facilite des types supérieurs d’intuition, d’expérience, de vision.

« Et voici les anges de Elohim, montant et descendant dessus… ». Si nous regardons le système nerveux, nous pouvons voir que le conduit principal, le canal principal par lequel circulent l’énergie et l’information est la colonne vertébrale. L’énergie, les signaux, les informations montent et descendent. Les signaux sont comme des messagers. Savez-vous que le mot ange signifie messager ?

Nous savons que lorsque nous faisons ce qui est juste, nous travaillons sur ce chemin nous mettons en place notre système nerveux pour pouvoir recevoir des signaux supérieurs venant de notre Être intérieur, ces impulsions qui nous guident. Nous devons faire notre part; nous devons installer le trône comme une chaise, si cette chaise est correctement installée, alors Dieu peut s’asseoir dessus. Pour que nous puissions installer ce trône correctement, nous devons nous comporter, nous devons savoir comment travailler avec cette énergie, car Nephesh est là, l’âme animale regarde, elle veut prendre cette énergie et forniquer avec elle, la répandre. Le trône de Dieu est notre colonne vertébrale lorsqu’il a le type de mouvement d’énergie qui facilite la réception des principes supérieurs à l’intérieur de nous, mais nous devons faire notre part. Pour faire notre part, nous devons lutter, nous devons lutter contre nos pulsions animales. Nous avons donc ici l’histoire de Jacob, lorsqu’il voyage sur le chemin et tombe dans les ténèbres, il sait comment utiliser correctement cette énergie, il sait comment déplacer l’énergie d’en bas vers le haut.

« … et Jacob se leva tôt le matin, et prit la pierre qu’il avait mise pour ses oreillers, et la dressa pour un pilier, et versa (יצק yatsaq, ‘fondre dans le métal’) de l’huile (שמן shemen) sur le dessus. Et il appela le nom de ce lieu Bethel (בית אל, ‘Maison de Dieu’) : mais le nom de cette ville s’appelait Luz (amandier) au début. […]

Et cette pierre, que j’ai mise pour colonne [מצבה, matstsebah], sera la maison de Dieu ; et de tout ce que tu me donneras, je te donnerai sûrement le dixième. »

– Genèse 28 18-22

Après ce rêve profond de l’échelle, il prend cette pierre et en fait un pilier. Une pierre dressée, une longue pierre posée verticalement. C’est un autre symbole d’un pilier, d’une colonne. Tout comme nous l’avons dit dans les conférences précédentes sur les candélabres qui doivent faire passer l’huile de bas en haut, et le même symbole est représenté ici, cette fois Jacob le symbolise comme une pierre et il verse de l’huile sur cette pierre.

Ce mot « versa » est יצק yatsaq, qui signifie « couler dans le métal ». Le mot « huile » comme nous l’avons dit précédemment sont les trois lettres שמן qui est le mot shemen, qui est lié au semen. Le semen est l’huile, dans ce cas est l’huile transmutée, comme nous l’avons dit dans les conférences précédentes, c’est l’huile que nous devons produire.

Avec cette huile, il « fond dans le métal ». Que signifie cette déclaration alchimique ? Cela signifie qu’à partir de cette huile, nous apprenons à fondre des types de vaisseaux supérieurs, des costumes ou des vêtements supérieurs. C’est ainsi que nous formons à l’intérieur de nous-mêmes, ce qu’on appelle, l’Habit de Noce, et l’Habit de Noce est quelque chose dont nous avons besoin pour être reçu au ciel, nous devons travailler avec l’huile.

Ce lieu qu’il appelle Béthel signifie la maison de Dieu אל בית, Beth בית est maison, El אל est Dieu. Mais avant qu’elle ne s’appelle la Maison de Dieu, elle s’appelait Luz, ce qui signifie amandier. Cet amandier est le même symbole des gonades que l’étaient les olives.

La Maison de Dieu commence avec nos organes sexuels. Notre instinct sexuel, une fois raffiné, en fait un pilier d’énergie. Ce pilier est comme un autel. Ainsi, lorsque nous nous approchons de l’autel, de la pierre, cette pierre est liée à ce pouvoir sexuel mais érigée correctement. Comme il est dit dans le Nouveau Testament par Jésus « la pierre que les constructeurs avaient rejetée deviendra la tête du coin. » La pierre de Jacob est la même pierre liée ici parce que cette pierre est le sexe. Beaucoup de gens qui souhaitent devenir spirituels ou qui s’intéressent à la spiritualité ne veulent pas toucher à leur comportement sexuel, ils rejettent donc la pierre même dont ils ont besoin pour construire leur temple intérieur.

Enfin, plus tard dans la vie de Jacob, il y a une autre histoire importante liée à cette conférence, c’est quand Jacob lutte avec Dieu. Dans Genèse 32, il luttait avec un homme, mais dans d’autres endroits, il est dit que Jacob luttait contre un ange.

Dans le Zohar, il est dit qu’il luttait avec l’ange de la force, Samael. Donc Samael est un nom de Dieu. Il y a le mot El à la fin, qui signifie Dieu, et Sam peut signifier amertume, boisson amère, poison, médicament. Ainsi, cette amertume liée à Dieu est ce que Jacob a dû lutter, et il lutte avec lui jusqu’au lever du jour.

Ici, nous avons le symbole inverse. Avant que le soleil ne se couche sur la terre et ici, le soleil est sur le point de sortir de la terre. Lorsque le soleil se lève de la terre, c’est le symbole de la naissance d’une nouvelle conscience, une naissance d’une nouvelle lumière, un nouveau jour.

« Et Jacob resta seul ; et là a lutté avec un homme (Samael ardent qui pique le talon) avec lui jusqu’au lever du jour (naissance d’une nouvelle conscience). Et quand il vit qu’il ne l’emportait pas contre lui, il toucha le creux de sa cuisse (sexe) ; et le creux de la cuisse de Jacob était désarticulé (pas en alignement avec le désir), alors qu’il luttait avec lui. Et il a dit; Lâche-moi, car l’aube se lève (la lumière de la compréhension est proche). Et il a dit, je ne te laisserai pas partir, à moins que tu ne me bénisses. Et il lui dit : quel est ton nom ? Et il a dit, Jacob. Et il dit : Ton nom ne sera plus appelé Jacob, mais Israël […] Et il le bénit là.

Et Jacob appela le nom du lieu Peniel (פּנואל, ‘face de Dieu’) : car j’ai vu Elohim face à face et ma vie (נפשי nephesh, ‘force vitale’) est préservée (נצל, natsal, ‘sauvée’). » – Genèse 32 : 24-31

Quand l’ange vit qu’il l’avait emporté contre lui, cet ange toucha le creux de la cuisse de Jacob, et le creux de la cuisse de Jacob se déchire. Ici, l’ange a été surpris d’être contrecarré par Jacob, Jacob était une personne très forte et il se demandait « comment est-il possible que je ne puisse pas lutter contre cette personne au sol », alors il a vérifié le creux de la cuisse de Jacob. C’est un symbole du sexe, on dit que c’était l’articulation de la cuisse, mais chaque fois que la Bible parle de la cuisse, l’os de la cuisse est lié au sexe.

Pythagore, par exemple, avait un fémur doré ; ceci est lié à la fabrication d’or à partir de son énergie sexuelle. Ici, l’ange vérifie l’os de la cuisse, en d’autres termes investigue sur la nature du comportement sexuel de Jacob, sa chasteté, et il a vu que la cuisse de Jacob était disjointe. Dans ce cas, cela signifie que la cuisse de Jacob n’était pas alignée avec les désirs de Nephesh. C’est la raison pour laquelle l’ange n’a pas pu le faire tomber.

L’ange dit : « laissez-moi partir car l’aube se lève. » Ce type d’énergie, Samael, même s’il vient de Dieu, il est extrêmement puissant. C’est l’énergie la plus facile à souiller et à gaspiller. Vous devez lutter avec elle, lorsque vous luttez avec elle, vous apprenez ce que c’est.

Votre fémur est-il vraiment en alignement avec la lumière ou est-elle en alignement avec le désir ? Parce que si c’est en alignement avec le désir, cette force angélique va vous plaquer au sol et vous allez tomber dans la tentation, vous ne pourrez pas transmuter l’énergie, vous ne pourrez pas monter sur l’Échelle de Jacob à l’intérieur de vous.

Si vous persistez, et que vous avez une vraie compréhension de vos désirs, et que vous savez comment travailler avec ce pouvoir pour vous illuminer, alors cette force angélique vous donne la compréhension et l’aube se lève sur vous. Un nouveau jour arrive sur votre chemin. Après avoir vaincu l’ange, l’ange renomme ensuite Jacob en Israël. C’est là que Jacob appelle cet endroit Peniel, ce qui signifie face de Dieu, il l’a appelé Peniel parce qu’il avait vu Elohim face à face, puis il dit « car j’ai vu Elohim face à face et ma vie est préservée ». Cette phrase « ma vie est préservée » doit être bien comprise. Le mot vie ici est en fait le mot Nephesh – souvent vie est chaiah, mais le véritable mot ici est nephesh.

Nous avons parlé de Nephesh au début de la conférence. Nephesh est l’âme animale. Mais ici se dit « ma vie est préservée », préservée est נצל, natsal, qui signifie « sauvée », « ma vie est sauvée ».

Qu’entendons-nous par là, parce que Nephesh est l’âme animale, Nephesh est l’instinct animal. Jacob n’a pas perdu l’énergie de Nephesh, il l’a sauvée, il l’a maîtrisée. De quoi l’a-t-il sauvé ? C’est une façon de comprendre qu’il faut préserver sa force vitale, qui est Nephesh. Ils doivent sauver leur force vitale, car en ce moment la force vitale est toujours gaspillée, nous gaspillons toujours notre force vitale avec des désirs instinctifs. Nous ne la préservons pas, nous ne la sauvons pas, généralement nous l’expulsons, la gaspillons, la forniquons. Ici avec cette bataille, avec la lutte, si nous savons travailler correctement, nous savons comment prendre cette énergie et la placer vers la volonté de Dieu et elle nous illuminera. C’est donc ainsi que la Nephesh est préservée, lorsque cette Nephesh est préservée l’animalité devient de moins en moins et ce qui reste n’est que le pouvoir, mais ce pouvoir est illuminé, ce pouvoir devient le pouvoir que nous avons en tant qu’enfant de Dieu.

Nephesh, on peut dire, le feu, c’est notre cadeau. Si nous n’avions pas ce feu à l’intérieur de nous, nous ne serions pas capables de faire le travail. Malheureusement le feu peut nous brûler, et c’est ce que nous finissons par faire, nous ne savons pas utiliser le feu donc nous finissons dans la douleur, la souffrance. Mais ici, Jacob nous montre que nous devons préserver notre Nephesh d’une manière spéciale. Ce n’est pas du refoulement, ce n’est pas ignorer notre instinct sexuel mais plutôt travailler avec lui, lutter avec lui d’une certaine manière, comprendre, renoncer au désir animal, remplacer le désir animal par le véritable amour, la compréhension, jusque dans nos instincts. Ce pouvoir instinctif, qui est ce feu dans notre ventre, ce feu dans nos reins, alors (ce feu) monte sur l’Échelle de Jacob et il nous illumine et nous voyons les pouvoirs de notre Intime, les pouvoirs de notre Dieu intérieur, face à face.

Tout cela est décrit dans l’histoire de Jacob. Revenons à nouveau au Nouveau Testament, où nous lisons à nouveau sur la femme Samaritaine lorsque Jésus vient dans la ville de Samarie שמר shamar, qui signifie préservation. Et cet endroit en Samarie s’appelle Sychar, שמר shekar qui signifie boisson enivrante. On peut dire que cette boisson enivrante est un type d’ivresse spirituelle qui se produit lorsque nous savons comment préserver notre Nephesh de la bonne manière. Et Sychar est près d’où ? C’est près du lopin de terre que Jacob a donné à son fils Joseph, et c’est pourquoi il s’appelait le puits de Jacob. C’est là que se trouvait Jésus.

Et Jésus s’assit ainsi près du puits et parla à la Samaritaine à la sixième heure. Chose intéressante, le père de Jacob, Isaac avait soixante ans lorsqu’il a eu Jacob. Ici, nous avons Jésus parlant à la Samaritaine à la sixième heure.

Le nombre 6 est lié à ו Vav, Vav est comme la colonne verticale, et la colonne verticale est représentée par notre colonne vertébrale. L’histoire de Jacob est donc liée à Vav, cette ascension verticale des archétypes. Alors Vav est le travail que nous devons faire lorsque nous sommes continuellement mis au défi de faire la bonne chose, lorsque nous prenons les bonnes décisions, alors nous faisons bien, nous progressons sur le chemin, nous ascensionnons. Quand nous faisons les mauvaises choses, nous descendons, et tout se passe en relation avec Vav.

Si nous nous souvenons ו Vav est formé par Iod qui a été allongé verticalement, ו Vav est le mot pour « et », donc ו Vav est le connecteur entre les idées, c’est un pont entre les idées dans le langage, et symboliquement ו Vav est le conduit entre l’homme et Dieu, entre le ciel et la terre. ו Vav est le bâton vertical du sage, la colonne vertébrale, le roseau, la mesure de la sagesse à l’intérieur de nous. Ceci est complètement lié à l’Échelle de Jacob.

Maintenant, nous parlons du puits de Jacob, Jean 4:7 lit:

7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. 8 Car ses disciples étaient allés dans la ville pour acheter de la nourriture.

9 Alors la femme de Samarie lui dit : « Comment se fait-il que toi, étant Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? Car les Juifs n’ont aucun rapport avec les Samaritains.

10 Jésus répondit et lui dit : « Si tu connaissais le don de Dieu [δωρεὰν τοῦ Θεοῦ, dorean tou Theou], et qui c’est qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive.

15 La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif et que je ne vienne plus puiser ici. »

16 Jésus lui dit : « Vas, appelle ton mari et viennez ici.

17 La femme répondit et dit : « Je n’ai pas de mari. »

Tout cela est lié à Nephesh. Pour puiser l’eau, nous devons avoir le contrôle de notre Nephesh, nos instincts animaux, nos instincts sexuels. Jésus teste la femme en disant « va appeler ton mari », et parce qu’elle n’a pas de mari, il indique qu’elle ne travaille pas avec son énergie sexuelle. Où est le puits de Jacob ? On peut dire que le puits de Jacob est au même endroit où commence l’Échelle de Jacob, qui est en bas dans la terre, parce que nous savons que l’Échelle de Jacob commence dans la terre, même dans ce cas on peut dire que l’Échelle de Jacob ne commence pas seulement sur terre, mais à l’intérieur, ce qui encore en nous est lié à notre sexualité, nos organes sexuels, Yesod.

Yesod est la 9e sur 10 sephiroth, nous pouvons donc prendre les dix sephiroth de la Kabbale, on peut la superposer au corps physique, aux régions du corps physique. Tout en bas se trouve Malkuth, que nous pouvons relier à nos pieds, et une sephirah au-dessus est Yesod, Yesod est lié à nos organes sexuels comme nous l’avons dit.

Yesod est la 9e sephirah et la 9e lettre de l’alphabet Hébreu s’appelle ט Teth, Teth ressemble presque à la lettre en Français la lettre U mais avec plus de fonctionnalités. Il est composé de 2 zones verticales, gauche et droite qui sont reliées horizontalement en bas. Analysées kabbalistiquement en termes de lettres, les lettres peuvent être faites d’autres lettres, donc ט Teth est formé à droite la verticale droite par un ו Vav, et à la verticale gauche par un ז Zayin, et en bas connecté horizontalement. En haut, vous pouvez voir le ז Zayin et vous pouvez voir le ו Vav mais ils ne se touchent pas en haut.

ט Teth est un symbole du serpent. Il ressemble à un serpent enroulé avec la tête relevée, donc d’un côté se trouve la queue du serpent et de l’autre côté la tête du serpent. À droite comme nous l’avons dit, ו Vav est lié à la colonne vertébrale.

Plus précisément quand on parle de ו Vav et ז Zayin ensemble, nous faisons référence à la dualité au sein de notre colonne vertébrale : nous avons les côtés droit et gauche. Le droit est lié à ו Vav – aspect masculin, énergie masculine. Dans le livre de la Genèse, cela est lié à Adam. ז Zayin est l’énergie créatrice féminine, Eve, à gauche.

ט Teth est la 9e lettre, liée à la 9e sephirah, Yesod, qui représente la sexualité. ט Teth est le serpent tentateur d’Adam et Eve. Le serpent dit à Eve que le moyen de connaître le bien et le mal est de mordre la pomme, le fruit défendu. Ève (ז Zayin) ne résiste pas aux tentations de sa Nephesh. Le résultat de cela n’est pas une ascension de la conscience mais la descendance de la conscience. Eve est à l’intérieur de chacun de nous.

Dans ce symbole, l’énergie de la colonne vertébrale entre dans les ténèbres et est chassée de l’Éden. Éden est un mot qui signifie félicité, être rempli de la félicité de Dieu. Mais quand nous succombons à nos instincts, à la fornication, à l’orgasme, nous expulsons toute notre énergie. Lorsque cela se produit, le trône énergétique de Dieu n’existe plus à l’intérieur de nous. Par conséquent, Dieu ne peut pas s’asseoir à l’intérieur de nous, alors Dieu s’en va et nous nous retrouvons dans les ténèbres.

ט Teth est le serpent tentateur du paradis, ט Teth est le creuset de la connaissance spirituelle. Dans cette lutte de Jacob, dans cette forte énergie de ט Teth, de l’ange fort, nous découvrons notre propre volonté. Nous devons apprendre à travailler avec cela, c’est lié à la 9e heure, 9e lettre, Yesod.

Jésus dit : « Si tu connaissais le don de Dieu [δωρεὰν τοῦ Θεοῦ, dorean tou Theou], et qui c’est qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau de vie. »

Parlons davantage du don de Dieu. Il est très important de comprendre. Normalement, le don de Dieu est interprété comme un moyen très simple et facile d’atteindre le salut, mais nous devons comprendre cela de manière plus ésotérique. Le don de Dieu est ce qui nous permet de faire le travail, si nous n’avions pas le don de Dieu nous ne pourrions pas faire le travail, nous ne pourrions pas nous illuminer, nous ne pourrions pas ériger le pilier à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne pourrions pas verser de l’huile sur ce pilier de Jacob pour modeler à l’intérieur de nous de nouvelles forces ‘métalliques’, pour parler alchimiquement. Les forces ‘métalliques’ à l’intérieur de nous-mêmes sont ce qui attire les principes divins vers nous. Nous devons comprendre métallique dans un sens alchimique – ce n’est pas du métal littéral, mais des forces métalliques. Tout comme différents métaux ont des qualités énergétiques, magnétiques et électroniques différentes, ces ‘métaux’ à l’intérieur de nous sont ce qui peut attirer les forces de l’Univers, les forces de Dieu.

Si nous n’avons pas le don de Dieu, nous ne pouvons rien développer à l’intérieur de nous-mêmes. Qu’est-ce que le don de Dieu ? Le don de Dieu est le même don du feu que Prométhée donne à l’humanité, mais dans ce symbole, le feu est perçu un peu différemment. La punition et la façon dont les choses se passent sont différentes.

Dans l’Ancien Testament, Adam et Eve sont tentés et ils échouent, car le feu est à l’intérieur d’eux, mais ils ne savaient pas comment le gérer. Ce même feu, cette même force, puissance, qui est Nephesh, est ce avec quoi Jacob lutte et atteint l’illumination pour faire monter sa conscience Monter l’échelle. Si nous n’avons pas le feu, nous ne pouvons jamais faire de lumière, nous avons besoin du feu, bien que ce feu soit une amertume parfois, c’est aussi du pouvoir. Avec cette force nous devons lutter, il faut savoir la contrôler.

Nous devons également comprendre que le feu est symbolisé par de l’eau, un océan, un puits, une piscine, car ce feu est un feu liquide, une force ignée fluidique. C’est à la fois une eau ignée ou un feu liquide à l’intérieur de nous. C’est l’impulsion sexuelle.

Le don de Dieu ici est dorean tou Theou. Plus tard dans le Nouveau Testament, Paul parle du Don de Dieu, donc que nous l’appelions dorean tou Theou ou Theos Doron, c’est le même Don de Dieu.

Paul déclare :

« Car c’est par la grâce que vous avez été sauvés par la foi, et non par vous-mêmes ; c’est le Don de Dieu [Theos Dóron / Donum Dei / מתיה Mattaiah], pas des œuvres, de peur que quiconque ne se vante. » – Ephésiens 2:8-9

Les gens pensent que cela signifie que tout ce que vous devez faire est de croire en Dieu, et à cause de cela, vous serez sauvé. Un problème principal ici est une incompréhension de la foi mondiale. La foi ne signifie pas une simple croyance aveugle, comme nous l’avons déjà dit dans des conférences précédentes.

Et si on faisait du bien aux autres ? Charité? C’est très bien, merveilleux. Mais, ce n’est pas non plus l’aspect fondamental et nécessaire du salut. En termes simples, si vous ne travaillez pas avec le Don de Dieu, la charité ne peut pas le remplacer.

Tout d’abord, vous devez travailler avec le Don de Dieu, le Donum Dei, Theos Dóron, et en Hébreu s’appelle מתיה Mattaiah. Comme nous l’avons dit, Judas est remplacé par מתיה Mattaia. Judas est lié aux organes sexuels, la sexualité lorsqu’elle est mal utilisée est une cause principale de la crucifixion du Seigneur, mais quand nous faisons le travail correctement, Judas, qui est le désir instinctif brut qui va toujours contre la volonté de Dieu, se converti en son élément naturel qui est le Don de Dieu, מתיה Mattaiah.

Il faut travailler avec le feu, puis le feu monte l’Échelle de Jacob et devient un feu de la Pentecôte, il devient la lumière de la menorah, la lumière du halo, c’est le même Don de Dieu, le même feu, la même Nephesh mais raffinée.

N’ignorons pas Nephesh ou ne haïssons pas Nephesh ; il faut apprendre à lutter avec elle, l’appréhender. Comment se fait-il que nous sachions lutter avec elle, que devons-nous faire ? La réponse est la méditation. Dire simplement « Je ne veux pas être un fornicateur, je ne veux pas avoir de la luxure » ne fonctionnera pas. Cela ne fonctionne pas de cette façon.

Nous devons apprendre à méditer. En ce qui concerne l’ascension de cette énergie, nous devons apprendre à respirer, nous devons savoir ce qu’on appelle en yoga le pranayama. Le même type de science est enseigné dans le Christianisme ésotérique.

Au début de la conférence, nous avons parlé des trois âmes de la Kabbale, toutes les trois peuvent être liées au mot souffle. Le souffle ou le vent est un mouvement d’énergie qui est presque invisible, mais il déplace les choses, et vous pouvez voir que nous sommes déplacés par différentes forces, c’est une façon de comprendre ce souffle ou ce vent à l’intérieur de nous.

Même physiquement, biologiquement, notre respiration littérale peut aider à déplacer l’énergie à l’intérieur de nous d’une manière qui va nous aider à transmuter, à amener cette énergie du bas vers le haut, jusqu’à notre cerveau, jusqu’à notre glande pinéale, vers les forces supérieures pour établir le trône de Dieu à l’intérieur de nous-mêmes.

Dans le puits de Jacob se trouve les eaux, nous devons savoir comment faire une colonne de ces eaux. Il y a un passage ou une chant dans l’Exode qui parle des triomphes liés à l’Exode. L’interprétation courante de ce verset est :

« Et avec le souffle de vos narines, les eaux se sont rassemblées, les flots se sont dressés comme un tas, et les profondeurs se sont figées au cœur de la mer. » – Exode 15: 8

Nous devons comprendre cela de manière ésotérique, car il y a déjà le mot Ruach, et Ruach est lié au vent, au souffle.

« Et par le רוח ruach de vos nez, vos eaux [sexuelles] se sont rassemblées, vos eaux vives se sont élevées comme une colonne, et les profondeurs [de Yesod] se sont coagulées dans la mer de votre cœur. » – Exode 15:8 (traduction ésotérique)

Voici une compréhension de la respiration, apprendre à respirer correctement. Nous savons tous que lorsque le système nerveux est agité, notre respiration change. Nous devons également comprendre que si nous régularisons notre respiration, cela a le même effet, à l’envers, dans le système nerveux.

La respiration est un moyen de contrôler le système nerveux, lorsque nous respirons consciemment ou sommes conscients de notre respiration, elle régule naturellement, elle commence à réguler l’énergie dans notre corps conformément à notre conscience.

C’est très bon et bénéfique, surtout si nous sommes célibataires et ne pouvons pas participer au mariage spirituel. Si nous sommes célibataires, nous devons comprendre comment transmuter l’énergie sexuelle et nous la faisons en respirant profondément.

Samael Aun Weor déclare:

« Les célibataires doivent transmuter la liqueur séminale en respirant profondément, en gardant les poumons pleins trente secondes ou plus. »

– Samael Aun Weor

Si quelqu’un essaie d’éveiller sa conscience et travaille avec chasteté, évidemment l’énergie de Nephesh, notre énergie sexuelle commence à remonter, notre système nerveux devient très sensible aux impressions. Toutes sortes d’impressions qui peuvent exciter le centre sexuel, cela indique que nous devons travailler très assidûment avec la transmutation de cette énergie, car l’énergie va monter, pour recevoir en permanence le Donum Dei, le feu de Dieu à l’intérieur de nous, nous devons faire le travail, pour le soulever.

Si nous sommes un(e) célibataire, nous devons transmuter cela avec des exercices de respiration, entre autres, mais la respiration est très importante pour la transmutation et en relation avec la méditation, car pour une bonne méditation, entrant dans notre conscience, dans notre mental, nous avons besoin d’un système nerveux calme. Tout est construit les uns sur les autres. Si votre corps physique est agité et que votre système nerveux est agité, il sera difficile d’entrer en méditation.

Ces types d’exercices de respiration sont bien documentés dans la Philocalie. Saint Grégoire Palamas dans son ouvrage EnDéfensede Ceux qui Pratiquent avec Dévotion une Vie de Tranquillité, écrit :

« Puisque l’intellect de ceux qui viennent de s’engager sur le chemin spirituel s’éloigne continuellement dès qu’il s’est concentré, ils doivent continuellement le ramener une fois de plus ; […] certains maîtres leur recommandent de prêter attention à l’expiration et à l’inspiration de leur respiration, et de la retenir un peu, de sorte que pendant qu’ils la regardent, le mental, lui aussi, soit tenu en échec. »

– Philocalie, St Grégoire Palamas, En Défense de Ceux qui Pratiquent avec Dévotion une Vie de Tranquillité

C’est une technique courante qui est connue de beaucoup de gens aujourd’hui et il est malheureux que beaucoup de gens qui se considèrent Chrétiens n’aiment pas l’idée de la méditation, ils pensent que c’est quelque chose qui n’est pas lié au Christianisme, mais en vérité – c’est le cas. C’est le même type de pratique, mais ils ont des noms différents pour les choses, les pratiques du chemin.

Regarder la respiration est une très bonne pratique qui vous aidera à réguler votre énergie et à vous préparer à la méditation. En plaçant votre concentration, votre perception sur la façon dont vous respirez, cela permet de rassembler et de capter votre attention en un seul endroit, donc petit à petit vous devenez moins dispersé et devenez plus concentré. Retenir votre respiration est une manière subtile de tirer la respiration par les narines jusqu’aux lèvres, mais pas trop fort mais, normalement, lorsque nous inspirons, nous ouvrons très bien le fond de notre gorge afin que nous puissions respirer facilement, mais si vous le faites n’ouvrez pas trop le fond de votre gorge, vous avez une sorte de respiration avec un peu de retenue, donc vous inspirez ; cela fonctionne également comme un moyen de calmer le mental.

Dans la Philocalie, encore une fois, saint Syméon le Nouveau Théologien, dans son ouvrage Les Trois Méthodes de Prière :

« Retenez l’inspiration de la respiration par les narines pour ne pas respirer facilement et cherchez à l’intérieur de vous avec votre Noûs pour trouver le lieu du cœur, où tous les pouvoirs de l’âme résident. »

– Philocalie, St Syméon le Nouveau Théologien, Les Trois Méthodes de Prière

Enfin Nikiphorios le Moine dans son ouvrage Sur la Vigilance et la Protection du Cœur écrit :

« Asseyez-vous, puis concentrez votre Noûs, et conduisez-le dans le passage respiratoire par lequel votre souffle passe dans votre cœur. Faites pression sur votre Noûs et forcez-le à descendre avec votre souffle inspiré dans votre cœur. Une fois qu’il y sera entré, la suite ne sera ni lugubre ni morose. De même qu’un homme, après avoir été loin de chez lui, se réjouit à son retour de retrouver sa femme et ses enfants, de même le Noûs, une fois uni à l’âme, est rempli d’un plaisir indescriptible.

– Philocalie, Nikiphoros le Moine, Sur la Vigilance et la Protection du Cœur

Noûs est lié à notre intelligence, souvent ces travaux sont traduits en Français et ils traduisent Noûs comme intellect, mais c’est une mauvaise traduction parce que Noûs en termes de spiritualité est non lié à notre intellect et à notre raisonnement, Noûs est lié à nos aspects supérieurs. Noûs est notre rappel de Dieu, notre lumière spirituelle, nous devons la placer à l’intérieur de notre cœur.

Beaucoup de gens sont trop intellectuels, et ils essaient d’être cérébraux quand ils méditent, mais ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un cœur ouvert, ce sont les feux de notre cœur qui contrôlent les feux de notre sexe.

Pour résoudre le grand combat de notre vie, nous devons apprendre à aimer, cela peut sembler simpliste ou cliché, mais c’est la vérité. C’est un amour qui naît à l’intérieur de nous lorsque nous savons travailler avec le Donum Dei, avec le Don de Dieu. Pour ériger le pilier à l’intérieur de nous-mêmes, le pilier d’eau, ou le pilier de pierre, ce pilier d’énergie à l’intérieur de nous-mêmes, nous devons vivre une vie de droiture et d’amour.

Nous devons commencer à méditer et l’une des principales méthodes est d’apprendre à surveiller notre respiration. D’abord Samael Aun Weor déclare qu’une façon de transmuter notre énergie est de prendre de très grandes inspirations et de retenir puis d’expirer; pendant que nous faisons cela, nous pouvons imaginer respirer, comme une pompe, tirant l’énergie de notre centre sexuel vers le haut. Puis, en expirant, laissant cette énergie s’installer dans notre cœur. Nous pouvons faire cette pratique pendant 5, 10, 15 minutes.

Ensuite, nous pouvons surveiller notre respiration, la regarder simplement, en ignorant les autres choses, en ignorant votre corps physique, les maux et les douleurs que vous pourriez avoir, en revenant toujours à votre respiration. C’est une base pour bien s’entraîner à la méditation.

Lorsque vous pouvez surveiller votre respiration pendant 20, 30 minutes sans aucun problème, vous pouvez alors abandonner cette pratique et aller plus loin. Parce que le soleil se couche dans la terre et nous devons trouver la lumière à l’intérieur de nous-mêmes, mais quand la lumière se montre, dans la terre, dans les profondeurs de la terre, ce n’est pas joli. En d’autres termes, lorsque notre mental est calme, les choses s’illuminent à l’intérieur de nous. Ce qui s’éclaire habituellement n’est pas toujours agréable, ce qui s’éclaire à l’intérieur de nous ce sont parfois nos démons, ce qui s’éclaire à l’intérieur de nous peut être nos cauchemars, nos souvenirs inconfortables, nos culpabilités, nos remords, nos douleurs, nos souffrances.

La seule raison pour laquelle nous avons vu cela, c’est parce qu’il était éclairé à l’intérieur de nous-mêmes. Par quoi est-il éclairé ? Le même feu (Don de Dieu). C’est par la compréhension de ce qui s’éclaire à l’intérieur de vous, que vous extrayez la lumière et que vous pouvez détruire ces vieux schémas de comportement, ces vieux schémas de pensée et de sentiment.

Nous avons parlé de cela dans nos conférences précédentes comment travailler avec cela, comment éliminer l’ego. Toutes ces choses sont combinées ensemble.

La respiration est très importante et particulièrement pour les débutants en méditation travailler avec la respiration est un moyen très puissant et très simple de former une fondation car sans fondation, essayer de méditer sur quelque chose peut être très difficile voire impossible. Si vous avez une base sur la façon de vous détendre et de vous concentrer, à partir de ce camp de base composé d’un corps détendu, d’un mental concentré et d’un cœur ouvert, vous pouvez ensuite appliquer cette tranquillité à d’autres choses.

Selon la façon dont notre méditation va, des choses peuvent nous venir à notre insu, ce sont des choses qui s’éclairent à l’intérieur de nous-mêmes. Parfois, ils peuvent être beaux et merveilleux, on doit encore les comprendre, et parfois ils peuvent sembler très désagréables, douloureux. Nous devons comprendre cela aussi. D’autres fois apparaissent des choses confuses ou neutres et nous devons les comprendre. Rien ne doit rester incompréhensible.

Cela va prendre toute notre vie. Les gens veulent savoir comment devenir un maître, et la maîtrise est la maîtrise de tout votre mental, de tout votre cœur, de tout votre conscience. C’est ainsi que nous procédons, nous le faisons à travers l’œuvre de Donum Dei, le Don de Dieu, et nous devrions être reconnaissants d’avoir un tel don à l’intérieur de nous.

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